Lle président du CIO, Thomas Bach
Lle président du CIO, Thomas Bach

Salt Lake City, Sapporo et Barcelone candidates pour des JO d’hiver

LAUSANNE — Il y a déjà trois candidates possibles pour accueillir des Jeux olympiques d’hiver, a affirmé vendredi le Comité international olympique.

Salt Lake City et Sapporo, qui ont déjà accueilli des Jeux d’hiver, ainsi que Barcelone - ville hôtesse des Jeux d’été 1992 et où le mercure ne descend pratiquement jamais sous les 7 degrés Celsius en février - ont démontré leur intérêt.

Ces villes candidates sont en discussions pour l’obtention des JO 2030, 2034, voire 2038, a déclaré Octavio Marariu, président du panel du CIO chargé de trouver de futures candidates.Une nouvelle procédure a été mise en place afin de dénicher des villes hôtesses: au lieu d’une campagne de séduction de deux ans suivie d’un vote sept ans avant la tenue des Jeux, un dialogue constant avec d’éventuelles villes candidates a lieu afin de déterminer plusieurs années d’avance où auront lieu les JO.

Une candidature conjointe Barcelone-Pyrénées étalerait les compétitions jusqu’en montagne, voire même jusqu’en Andorre voisine, afin de disputer les épreuves de glisse et de ski acrobatique.

Salt Lake City et Sapporo ont accueilli les Olympiques de 2002 et 1972 respectivement. Sapporo accueillera aussi les épreuves du marathon et marche des Jeux d’été de Tokyo, en août, après que le CIO eut déterminé que la capitale nippone serait trop chaude pour organiser ces compétitions.

Barcelone fait partie des discussions malgré les vives tensions entre le gouvernement espagnol et le mouvement séparatiste catalan.

«Le sport est reconnu par tous comme un fort facteur de réunification», a indiqué Morariu.

La Corée du Sud a quant à elle été choisie pour accueillir les Jeux olympiques de la jeunesse de 2024. Le pays était le seul à avoir déposé sa candidature. La région de Gangwon utilisera plusieurs des sites utilisés pour les Jeux olympiques de 2018, à PyeongChang.

Pas d’intérêt pour les eSports

Les membres du CIO n’ont pas démontré beaucoup d’enthousiasme à créer de nouveaux liens avec l’industrie des jeux vidéo, malgré l’essor marqué de l’industrie des eSports, ce qui a irrité quelques-uns de ses membres.

«Je pense qu’on peut se faire damer le pion rapidement si nous ne prêtons pas plus attention à ce dossier, a indiqué le Canadien Dick Pound, le membre du CIO comptant le plus d’ancienneté. Le CIO est une organisation du XIXe siècle qui tente d’apprivoiser un phénomène du XXIe siècle. Peut-être que ses membres en connaissent moins sur le sujet qu’ils ne le croient.»

Semblant également contrarié par un manque de contribution positive sur le sujet, le président du CIO, Thomas Bach, s’est dit «très surpris que la jeune génération présente demeure silencieuse sur ce point».

«Nous croyons que de belles occasions d’attirer la très imposante jeune génération (qui s’intéresse aux jeux vidéo) s’offrent à nous», a noté le président Bach.

Finalement, le président de la FIFA, Gianni Infantino, a été élu membre du CIO avec un scrutin de 63-13. Le président du Comité olympique japonais, Yasuhiro Yamashita n’a reçu qu’un vote contre son admission, tandis que le président de la Fédération internationale de tennis, l’Américain David Haggerty, n’a reçu que quatre votes en opposition.