Solide cogneur gaucher doté d'un bras droit puissant et précis au champ droit, Rusty Staub est rapidement devenu un favori de la foule montréalaise.

Rusty Staub, ex-vedette des Expos, est décédé

MONTRÉAL — Après avoir fait revivre l’espoir et l’allégresse à ses plus fidèles amateurs pendant 48 heures en début de semaine, le baseball à Montréal pleure jeudi la perte de l’une de ses plus grandes figures.

Rusty Staub, la première véritable vedette de l’histoire des Expos de Montréal, est décédé. Il aurait célébré son 74e anniversaire de naissance le 1er avril.

Le New York Daily News a annoncé que Staub a rendu l’âme des suites d’une défaillance d’organes multiple tôt dans la nuit de jeudi dans un hôpital du sud de la Floride. Le vendredi 2 mars, le même quotidien new-yorkais avait rapporté que Staub se trouvait dans un état critique dans un hôpital de West Palm Beach à la suite d’une infection à staphylocoque, survenue environ un mois plus tôt sur in terrain de golf.

Ce ne sont pas les seuls ennuis de santé dont Staub a souffert au cours des récentes années. Au début d’octobre 2015, il a été victime d’une crise cardiaque lors d’un vol entre l’Irlande et New York. L’avion avait dû retourner en Irlande pour soigner Staub avant qu’il ne soit trop tard.

Le décès de Staub, qu’on a surnommé « le Grand Orange » à cause de sa taille et de ses cheveux roux, survient le jour de l’ouverture de la saison régulière du Baseball majeur et moins de 48 heures après la présentation du dernier de deux matches préparatoires des Blue Jays de Toronto devant plus de 51 000 spectateurs au Stade olympique. La même enceinte où Staub avait fait l’objet d’une émouvante ovation en juillet 1979 à son retour à Montréal.

Les Mets de New York, équipe avec laquelle Staub a également joué et à laquelle il est longtemps resté associé à titre d'ambassadeur, ont rendu hommage à leur ancienne vedette jeudi.

Staub est le deuxième membre de l’édition inaugurale des Expos à rendre l’âme en 2018, après l’ancien troisième-but Bob Bailey, au début de janvier.

Jacques Doucet, qui fut commentateur des matches des Expos à la radio à compter de 1972 – et ce, jusqu’au déménagement de l’équipe en 2005 –, se souviendra surtout de Staub comme étant un homme qui avait à cœur les réalités montréalaises.

« Les gens ne le savent pas, mais ç’a été un des premiers à apprendre le français, a souligné M. Doucet. C’était un gars qui avait Montréal à cœur. C’était un gars qui savait s’adapter. »