Ce contenu vous est offert gratuitement, il ne vous reste plus de contenu à consulter.
Créez votre compte pour consulter 3 contenus gratuits supplémentaires par jour.
Un rapprochement est survenu entre la LCF et la XFL au cours des deux dernières semaines.
Un rapprochement est survenu entre la LCF et la XFL au cours des deux dernières semaines.

XFL: le flirt américain... 2.0

Martin Comtois
Martin Comtois
Le Droit
Article réservé aux abonnés
Un occupait le poste de commissaire de la LCF la dernière fois que le circuit a flirté avec le rêve américain, il y a un quart de siècle. L’autre a vécu l’aventure de l’expansion aux États-Unis en tant que joueur.

Larry Smith et Jock Climie sont bien placés pour parler de ce rapprochement survenu depuis deux semaines entre la LCF et la XFL. Des discussions qui ont laissé place à toutes sortes de spéculation.

Y aura-t-il fusion des deux ligues l’an prochain? Si oui, est-ce que les règles du football canadien se retrouveront aux poubelles? Est-ce que le ratio de joueurs canadiens serait aboli? Ou est-ce juste un coup de publicité pour faire parler des deux entités?

«Au début des années 1990, la LCF était vraiment en péril», rappelle Climie, qui a joué à Montréal et Ottawa avant de devenir analyste à TSN jusqu’en 2019. Il est maintenant entraîneur des receveurs au collège Nouvelles Frontières de Gatineau en plus de poursuivre son travail d’avocat.

«La ligue avait procédé à une expansion aux États-Unis purement pour obtenir de l’argent pour maintenir ses équipes canadiennes à flot. Les règles n’avaient pas changé à l’époque. Tu avais une division américaine.»

Jock Climie

Sacramento, Las Vegas, Baltimore, Shreveport, San Antonio, Memphis et Birmingham avaient obtenu des franchises à un moment ou l’autre entre 1993 et 1995.

«La seule chose que les gens oublient peut-être, c’est que ces équipes n’étaient pas obligées d’aligner de joueurs canadiens. Baltimore avait gagné à sa deuxième année avec uniquement des joueurs américains. À long terme, les équipes canadiennes n’auraient pas pu être compétitives si elles avaient dû respecter le ratio.»

L’aventure américaine a pris fin en février 1996 lorsque les Stallions de Baltimore sont devenus les Alouettes de Montréal. Il ne reste que de mauvais souvenirs et des anecdotes de l’expérience aux «States».

Que ce soit ce chanteur qui ignorait comment réciter l’hymne national canadien dans une de ces villes américaines. Ou le Posse de Vegas qui avait dû tenir des entraînements dans un stationnement d’un hôtel.

C’est sans compter cette franchise octroyée à Orlando qui n’a jamais foulé le terrain. Les propriétaires ne se sont jamais pointés à la première conférence de presse officielle.

«La LCF a maintenant des propriétaires aux poches profondes, ce qui n’était pas le cas à l’époque, note Climie. Mais je crois qu’elle se trouve quand même à la croisée des chemins en raison de la pandémie. La dernière année a été difficile. Les équipes ont dû payer leurs entraîneurs et leur personnel et même certains joueurs (bonis). J’ai croisé le commissaire Randy Ambrosie récemment aux funérailles de mon ami Chris Schutlz. Nous avons jasé de l’état de la ligue. S’il discute avec la XFL, ça doit être sérieux.»

Smith, lui, était le commissaire qui avait supervisé cette expansion américaine. Il rappelle qu’on l’avait embauché en lui confiant justement ce mandat d’élargir les cadres de la ligue au sud de la frontière.

«Quatre de nos huit équipes étaient presque en faillite. C’était la misère financière. Quand je pense à cette expérience, cela nous avait donné de la visibilité aux États-Unis en plus d’amener des revenus à nos concessions canadiennes. Dans mon temps, c’était une question de survie. Je pense que la situation est un peu différente en ce moment.»

Larry Smith

Pour l’instant, un éventuel mariage avec la XFL ne semble pas énerver l’ancien commissaire et joueur devenu maintenant sénateur.

«Je pense que la priorité devrait être de savoir comment la LCF peut avoir une saison 2021 et si ça commence en juin, juillet, août ou septembre», répète Smith.

«Le repêchage s’en vient. L’attention devrait être tournée à savoir comment organiser les gradins si les amateurs peuvent assister à des matches. Pour moi, il faudrait que chaque Canadien ait reçu le vaccin une fois ou deux dans son bras pour entrer au stade.»

***

À LIRE AUSSI : Deuxième printemps d’incertitude dans la LCF

Le pompier Lavoie donne des conseils