L’ancien des Gee Gees Lewis Ward retient l’attention pour les bonnes raisons.

Ward s’est bien adapté

Jusqu’ici, tout va bien.

Lewis Ward a commencé la saison avec une épée de Damoclès au-dessus de la tête. On lui a confié le très important de botteur de précision d’un club de la Ligue canadienne de football. «Il nous impressionne. Rien n’ébranle sa confiance», avait déclaré le directeur général du Rouge et Noir d’Ottawa, Marcel Desjardins, au sujet de sa recrue.

Le vieux renard s’était quand même empressé d’aller chercher une police d’assurance, au cas où. Un autre botteur recrue, le Québécois Félix Ménard-Brière a été ajouté à l’équipe d’entraînement.

Ward, l’ancien des Gee Gees de l’Université d’Ottawa, travaille comme ça depuis plus d’un mois. Il disputera vendredi son cinquième match en carrière, à la Place TD, face aux Lions de la Colombie-Britannique. Dans les quatre premiers, il n’a rien fait pour nuire à son équipe.

«Ouais... On peut dire que j’ai subi quelques tests. Je n’ai pas été parfait. Quelques-uns de mes bottés n’étaient pas à mon goût. Mais je suis encouragé par la façon dont les choses se déroulent. Je vais continuer à tout faire pour avancer», déclare-t-il.

En réalité, Ward a raté un seul placement, jusqu’ici. Il a fait mouche à huit reprises. Il n’a eu qu’un seul botté de plus de 40 verges à effectuer. Il est donc permis de croire que les plus gros tests sont à venir, dans son cas.

Ward a également réusi ses deux transformations d’après-touché. On ne fait pas trop souvent appel à lui dans cette phase du jeu. Les entraîneurs du Rouge et Noir préfèrent souvent y aller pour deux points.

Ce qu’il faut retenir de cette histoire, c’est que Ward s’est bien adapté à son nouvel environnement. Il n’a pas eu de mal à s’adapter à sa réalité d’athlète à temps complet.

«Je ne peux pas me plaindre, dit la recrue. J’ai fait ce boulot de manière bénévole pendant de nombreuses années, quand j’étais à l’université. C’est bien d’être payé pour faire ce qu’on aime. C’est bien d’obtenir ce genre de reconnaissance.»

Ward jure que la présence d’un rival direct, chaque jour à l’entraînement, ne le gêne pas trop.

«La compétition, c’est la compétition, commente-t-il. Je sais très bien qu’il n’y a rien d’assuré dans mon domaine. Absolument tout peut arriver. Tout ce que je sais, c’est que je dois me présenter chaque jour, prêt à faire mon travail. Je dois travailler, chaque jour, pour m’assurer d’obtenir les bons résultats lors des matches.»

Le tour de Baltimore
Un joueur quittera officiellement l’équipe d’entraînement, vendredi soir, à l’occasion du cinquième match de la saison.

Le demi défensif Sherrod Baltimore a su profiter des congédiements des derniers jours pour retrouver sa place dans la formation régulière.

Son retour dans le groupe de réservistes avait un peu surpris, à la conclusion du camp d’entraînement. Il avait été plutôt efficace, comme recrue, en 2017. Il avait complété 47 plaqués, en défensive, durant les 13 parties où il avait enfilé ses épaulettes.

«Vous savez, moi, je me contente de suivre le chemin qui est tracé par Dieu. Il a un plan pour moi. Je lui fais confiance. Il sait ce qui est bon. Dieu est bon», a-t-il dit, au sujet de son détour obligé.

Il ne veut plus trop en parler. «Je veux juste gagner. Je n’ai jamais grand-chose à dire. Je suis un joueur. Je vais jouer.»

Harris évite les pensées négatives

Lorsque Trevor Harris sautera sur le terrain pour affronter les Lions, vendredi soir, il ne cherchera pas à racheter sa contre-performance de la semaine dernière.

« Nous voulons penser au match de cette semaine. Nous voulons briller dans le match de cette semaine. Quand tu commences un match en pensant d’abord à ce qui n’a pas fonctionné dans le match précédent, tu es forcément habité par des pensées négatives », souligne le quart-arrière numéro un du Rouge et Noir.

Harris fixe un objectif principal pour son attaque. « Il doit y avoir deux conclusions possibles à toutes nos séquences sur le terrain : un botté ou un touché », dit-il.

Les bottés de dégagement et les placements seront acceptés. Les revirements seront à proscrire. Dans la défaite de 27-3 contre les Stampeders de Calgary, les quarts d’Ottawa ont été victimes de trois interceptions.