Tout le monde connaît Ricky Ray, le quart-arrière des Argonauts de Toronto.

Une porte s’ouvre pour le Rouge et Noir

C’est une petite ligue à neuf équipes dans laquelle presque tout le monde se connaît. Partout, dans la Ligue canadienne de football, on a cessé de respirer lorsque Ricky Ray s’est blessé, ce week-end.

Tout le monde respecte, tout le monde apprécie, tout le monde connaît le quart-arrière des Argonauts de Toronto.

« Je regardais le match. J’ai tout arrêté. J’ai fait une petite prière pour ses proches, pour sa famille. J’espère qu’il va bien s’en tirer. J’ai passé un certain temps dans le même vestiaire que ce gars-là. J’ai toujours admiré sa façon d’aborder chaque match. Il a énormément de respect pour ses coéquipiers », commente le jeune et dynamique flanqueur du Rouge et Noir d’Ottawa, Diontae Spencer.

Le général de la ligne à l’attaque de la Place TD, SirVincent Rogers, a lui aussi côtoyé Ray à Toronto.

« Vous savez quoi ? Cette blessure m’a rappelé un incident qui s’est produit durant cette période. Je crois que c’était en 2013 ou en 2014. Charleston Hughes jouait pour Calgary. La similitude entre les deux séquences me laisse croire que Ricky a peut-être le réflexe de filer vers sa droite lorsque la pression s’intensifie », raconte-t-il.

« L’autre truc que je sais, c’est que le Ricky que je connais n’a pas dit son dernier mot. S’il peut guérir, il sera de retour plus fort avant longtemps. »

On ne sait pas combien de temps Ray devra s’absenter.

On sait cependant que, dans un court horizon, sa blessure vient bousculer l’ordre établi dans la Division Est de la LCF.

Les Argos, champions en titre de la Coupe Grey, présentent désormais une fiche de 0-2 et ils devront s’en remettre à leur quart-arrière numéro deux.

Le Rouge et Noir, cette formation qui laissait la plupart des observateurs indifférents, ont eu l’air drôlement solides quand ils ont battu les Roughriders de la Saskatchewan.

« Énorme victoire », a déclaré l’entraîneur-chef Rick Campbell, lundi.

Il a utilisé le mot « énorme » à plus d’une reprise, durant le court point de presse qui a suivi la séance d’entraînement à la Place TD.

« Mais les Roughiders sont dans notre rétroviseur, maintenant. Ils sont si loin qu’on ne les voit presque plus. À partir de maintenant, il faut concentrer nos énergies sur les Stampeders de Calgary. »

Gros défi
C’est une petite ligue dans laquelle presque tout le monde se connaît. Une ligue dans laquelle tout le monde craint les Stamps.

« Nous avons énormément de respect pour Calgary. Leur équipe a remporté plus de matches que quiconque, dans notre ligue, au cours des dernières années », note Campbell.

Champions de la Divison Ouest au cours des deux dernières années, les Stamps ont repris exactement là où ils avaient laissé. Ils ont remporté leurs deux premiers matches de la saison. Ils ont marqué 69 points. Ils en ont alloué seulement 21 à leurs adversaires.

Ce sera le prochain défi des joueurs de Campbell. Ils devront se frotter à eux, jeudi soir, au pied des Rocheuses.

« J’ai dit à nos gars qu’il ne devrait pas être trop difficile de trouver la motivation nécessaire pour cette partie », dit Campbell.

« On prend les choses un match à la fois. Le résultat du prochain match ne sera pas déterminant pour notre saison. Battre les Stamps, sur la route, serait quand même énorme cette semaine.

UNE DÉFENSIVE TRÈS DISCIPLINÉE

On a souvent répété, ce week-end, que le Rouge et Noir a été dominant à tous les niveaux quand il a vaincu les Roughriders.

Les gens qui ont pris le temps d’éplucher la feuille du match ont trouvé un autre exemple. L’équipe de Rick Campbell a écopé de seulement quatre pénalités durant son match inaugural. Mieux, encore, l’unité défensive n’a pas commis une seule infraction.

«Ce sera une des clés de nos succès, cette saison. En fait, c’est un thème qui revient de façon ponctuelle dans nos rencontres d’équipe. Les pénalités et les revirements sont des facteurs importants des matches de football. Si nous voulons connaître du succès, il faudra se trouver du bon côté des choses plus souvent qu’autrement.»

Les joueurs ont différentes façons d’expliquer leur bonne tenue durant la première semaine du calendrier régulier.

Le demi défensif de première année, Josh Johnson, se dit par exemple impressionné par l’esprit d’équipe qui s’est rapidement installé à la Place TD.

«Quand on fait confiance au gars qui se trouve à côté de nous, sur le terrain, on n’essaie pas de faire son travail à sa place. On se concentre sur nos propres tâches. Ça peut réduire considérablement le nombre d’infractions qui sont commises sur le terrain.»

Campbell, lui, revient sur le travail qui est effectué par son équipe d’entraîneurs. «En plus d’en parler lors de nos rencontres d’équipe, nous suivons de près de ce qui se passe durant nos séances d’entraînement, dit-il. Nous prenons des notes. Ceux qui commettent plusieurs infractions à l’entraînement sont prévenus. Nous avons beaucoup de mal à faire confiance, durant les matches, aux joueurs qui écopent de pénalités lors des entraînements.»