Brad Sinopoli

Une attaque qui reposera sur Sinopoli

Brad Sinopoli se dit en santé et prêt pour une neuvième saison en carrière dans la Ligue canadienne de football, même s’il a raté les deux matches hors-concours du Rouge et Noir.

Il s’agit d’une bonne nouvelle à la veille de la première partie du calendrier régulier, samedi soir, contre les Stampeders à Calgary. Il s’agira d’une reprise du dernier match de la coupe Grey remporté par les champions de l’Ouest.

« Ce n’est pas la première fois que je ne joue pas durant un camp d’entraînement. Mais j’ai toujours été prêt en vue du premier match... celui qui compte au classement », a rappelé Sinopoli après l’entraînement des siens, jeudi, à la Place TD.

Par le passé, ses patrons l’avaient laissé de côté en raison de blessures. Ce fut le cas l’an dernier après une intervention chirurgicale à une épaule, quelques mois auparavant.

Le principal intéressé avait capté six passes pour 76 verges pour entamer la saison contre la Saskatchewan.

Cette fois-ci, les entraîneurs ne voulaient courir aucun risque. Pas question de perdre ses services pour plusieurs semaines en raison d’une malchance pouvant survenir dans une partie sans enjeu.

Car le numéro 88 s’avère crucial, plus que jamais, aux succès du Rouge et Noir. Il est le seul survivant des éditions offensives précédentes à la suite des départs des Harris, Powell, Rogers, Spencer et Ellingson.

Ottawa ne peut pas se permettre de perdre le seul receveur dans son alignement ayant déjà amassé plus de 1000 verges en une saison. Un exploit que Sinopoli a réalisé lors des quatre dernières années.

Le meilleur joueur canadien dans la LCF en 2018 a fêté ses 31 ans en avril.

« L’âge, ce n’est qu’un autre chiffre dans notre quotidien », a-t-il noté à ce sujet.

« Je ne me suis jamais senti aussi bien qu’en ce moment à la veille d’une nouvelle saison, a-t-il poursuivi. J’ai toujours bien pris soin de mon corps afin de tenir le coup durant une saison complète. J’essaie aussi de garder mon esprit très vif en apprenant de nouvelles choses. »

Ses coéquipiers ont désigné le quart-arrière Dominique Davis et lui en tant que capitaines de l’attaque lors d’un récent vote.

Son leadership ne se traduira pas via de longs discours avant chaque match, a-t-il averti.

« Je préfère l’exercer en montrant l’exemple... en jouant de la bonne façon, en m’entraînant de la bonne façon, a soutenu Sinopoli. Ça peut devenir contagieux. »

Ça explique peut-être pourquoi l’organisation a placé deux jeunes receveurs à ses côtés dans le vestiaire de la Place TD.

Son voisin de droite est la recrue mexicaine Guillermo Villalobos. À sa gauche, il retrouve l’ancien choix de première ronde, Nathaniel Behar, que certains considèrent comme son éventuel successeur.

Ça fait différent de Greg Ellingson, un vétéran de la Floride qui était devenu son meilleur ami depuis quatre ans.

« D’un bord, j’ai un gars qui parle une langue différente. De l’autre, j’ai un gars qui ne cesse de me casser les oreilles en clamant que les Ravens de Carleton sont meilleurs que les Gee Gees d’Ottawa », a relaté Brad Sinopoli, sourire en coin.

Le vétéran receveur, faut-il le rappeler, s’avère une ancienne vedette des Gee Gees tandis que Behar a connu une brillante carrière universitaire chez les Ravens marquée par un touché miraculeux dans un match Panda contre les... Gee Gees.