Le botteur du Rouge et Noir, Lewis Ward, effectuera un premier départ en carrière en Saskatchewan, samedi soir.

Un premier départ pour Ward à Régina

Des rafales pouvant atteindre 48 km à l’heure. Plus de 10 millimètres de pluie doivent tomber sur Régina. Tout ça dans une température prévue sous la barre des 10 degrés Celsius.

Un cocktail météo peu attrayant attend Lewis Ward et ses coéquipiers, samedi soir, lors de leur unique visite de la saison au domicile des Roughriders. Ce sera une première sortie en carrière pour le botteur recrue devant les amateurs considérés les plus bruyants de la Ligue canadienne de football (LCF).

« Ça ne me dérange pas trop tôt », disait Ward avant le départ du Rouge et Noir vers la Saskatchewan.

« Puis j’ai déjà botté dans des conditions loin d’être idéales dans les rangs universitaires chez les Gee Gees d’Ottawa. J’ai réussi ma plus longue tentative sur 51 verges sous la pluie contre Guelph. Ça ne sera pas différent. »

Il y a un truc qui a vite ressorti chez lui depuis son arrivée dans les rangs pros. Il est drôlement calme sur les lignes de côté. Et tout semble facile.

Ward n’a raté qu’une de ses 33 tentatives de placement cette saison. Ça remonte au premier match de la saison contre ces mêmes Roughriders à la Place TD en juin.

Depuis, le plus petit botteur de la LCF à 5’7’’ et 175 livres a été parfait à ses 29 dernières tentatives. Il se rapproche tranquillement du record de la LCF.

Rene Parades, des Stampeders de Calgary, a déjà atteint la cible à 39 reprises consécutives entre septembre 2012 et août 2013.

« Cette séquence revient lors de chaque entrevue. Et je comprends pourquoi. Ça ne me dérange pas. C’est normal. Mais je n’y pense pas vraiment », assure Lewis Ward.

Ses amis chez le Rouge et Noir ne sont pas trop inquiets pour lui dans un environnement qui s’annonce hostile au Mosaic Stadium. Ils rappellent sa performance à la fin juillet au parc Tim Hortons, de Hamilton.

Situé sur le bord du lac Ontario, l’endroit est connu comme le pire cauchemar des botteurs dans la LCF. Le vent s’invite toujours dans les parties et ne cesse de changer de direction.

Ça n’avait pas affecté Ward, qui avait marqué tous les 21 points de son équipe avec sept placements dans cette partie.

« Il a gagné à lui seul ce match », a rappelé le vétéran garde Nolan MacMillan, qui dispute sa cinquième saison chez le Rouge et Noir.

« Rien ne semble l’intimider depuis son arrivée ici. C’est le résultat de tous ses efforts à l’entraînement. Il est sérieux et professionnel. Tu le vois à l’entraînement. Il arrive prêt et confiant en partie. »

Ward, lui, a une pensée pour l’ancien botteur David Miller-Johnston, qui l’a dirigé pendant cinq ans chez les Gee Gees. Ce dernier lui avait dit que « ça serait plus facile de botter chez les professionnels ».

« Et il avait raison. Je fais équipe avec un spécialiste des longues remises qui ne fait que ça. Je fais équipe avec un joueur qui s’entraîne chaque jour à tenir le ballon pour moi sur les placements. Dans les rangs universitaires, tu n’as pas beaucoup de temps pour travailler avec ces gars-là car le spécialiste des longues remises va jouer parfois à une autre position aussi. Ici, c’est différent. C’est son rôle principal, son gagne-pain. Ça rend mes tentatives plus faciles. »

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CHEZ LE ROUGE ET NOIR... QUATRE ANS PLUS TARD

Une autre semaine, un autre joueur effectuera ses débuts dans l’uniforme du Rouge et Noir.

Voilà au tour du secondeur ontarien Andrew Lue d’être inséré dans l’alignement. Il sera utilisé uniquement au sein des unités spéciales, samedi, contre les Roughriders.

« Tu as toujours hâte de jouer, surtout quand ça fait un bout de temps que tu as été inactif », rappelle cet ancien joueur des Alouettes de Montréal, dont le dernier match remonte au 17 août... 2017.

Ottawa l’avait dans sa mire lors du repêchage de la LCF en 2014.

« Le Rouge et Noir faisait partie des équipes qui s’intéressaient alors à moi », a confirmé Lue.

Ce dernier avait été sélectionné au deuxième tour par Montréal. Il a disputé deux saisons et demie dans la métropole québécoise avant de se retrouver chez les Roughriders de la Saskatchewan en 2016. L’an dernier, il a porté les couleurs des Eskimos d’Edmonton pendant sept parties.

« Je me suis promené un peu », concède Lue, qui avait participé au mini-camp du Rouge et Noir en avril avant d’être libéré.

L’équipe l’a ramené dans son giron il y a une semaine et demie.

Parlant de va-et-vient au sein de l’organisation, le receveur canadien Austen Hartley a été libéré dans les dernières heures. Il a refusé de se joindre à l’équipe d’entraînement, lui qui a disputé 16 parties en une saison et demie dans la capitale.

Son départ laisse seulement deux receveurs canadiens au Rouge et Noir en Brad Sinopoli et Julian Feoli-Gudino. Peut-être que la direction fera un appel auprès d’un autre de ses anciens joueurs, Scott Macdonell, qui s’avère sans emploi en ce moment dans la LCF.