«Les médias peuvent bien dire que nous ne sommes pas bons. Les médias sont comme ça. Nous connaissons nos capacités», a déclaré le vétéran joueur de ligne à l’attaque du Rouge et Noir, Jon Gott.

Un match comme les autres?

Jon Gott jure que ce sera un match comme tous les autres.

« Nous ne serons pas plus motivés que d’habitude. C’est juste le prochain match qui est inscrit sur notre calendrier. Nous avons une autre équipe sur notre chemin. Comme d’habitude, nous voulons gagner », dit le vétéran joueur de ligne à l’attaque du Rouge et Noir d’Ottawa.

On va le croire sur parole. Peu de gens contredisent l’imposant garde barbu.

Pourtant, certains facteurs auraient pu nous laisser croire que la partie de jeudi, contre les Stampeders de Calgary, a une saveur particulière.

Durant ses quatre premières saisons, le Rouge et Noir a réussi à gagner des matches dans huit des neuf stades de la Ligue canadienne de football. Il ne reste que le McMahon Stadium à biffer de la liste.

Depuis le début de la semaine, les dirigeants de l’équipe répètent que les échecs du passé ne peuvent reposer sur les épaules des joueurs.

On apporte des modifications importantes chaque année aux alignements, arguent-ils.

C’est vrai dans la plupart des cas. Il y a quand même des exceptions. Gott fait partie des joueurs qui sont là depuis le tout début. Il s’est joint au Rouge et Noir lors du repêchage d’expansion de 2014. Il était alors un vétéran de cinq saisons, toutes passées à Calgary.

Les Stamps demeurent, après toutes ces années, l’organisation-référence de la LCF. Les compétiteurs veulent se mesurer et battre les meilleurs.

« C’est une longue saison, réagit-il, très sérieux. Vous me parlez du match numéro deux. Il nous restera 16 autres parties à jouer, par la suite. On peut dire que c’est un gros match. Je n’ai pas de problèmes avec cela. C’est un gros match, mais nous voulons tout le temps gagner. »

« C’est un autre match pour notre équipe. Un point, c’est tout. »

Les Stampeders offriront néanmoins à Gott ainsi qu’à ses amis une nouvelle opportunité de prouver leur valeur.

On se posait beaucoup de questions quant à la solidité de la ligne à l’attaque d’Ottawa, la semaine dernière. Les jeunes piliers Jason Lauzon-Séguin et Nolan MacMillan ont entrepris la saison sur la liste des blessés. Ils ont été remplacés par deux jeunes. Evan Johnson, un joueur de deuxième année, s’est installé à la position de bloqueur à droite. Mark Korte, une recrue, est devenu garde à gauche.

Gott a lui-même innové. Il s’est retrouvé du côté droit, après avoir passé presque toute sa carrière à gauche.

Le Rouge et Noir utilise présentement quatre Canadiens sur cinq sur la ligne à l’attaque. On ne voit pas ça trop souvent.

Jusqu’à maintenant, pas de problème. Le Rouge et Noir demeure, jusqu’à nouvel ordre, la seule formation de toute la LCF à ne pas avoir alloué un seul sac du quart.

« Je pense que Evan et Mark ont réussi à ignorer le bruit. Il y a beaucoup de bruit, à l’extérieur du vestiaire. Des gens pensent que nous ne serons pas à la hauteur. Il faut ignorer ce bruit et se concentrer sur notre travail. Jusqu’à maintenant, c’est réussi », croit le seul intrus américain sur la ligne, SirVincent Rogers.

Gott dit un peu la même chose. Le « bruit » qui provient de l’extérieur du vestiaire semble cependant lui taper un peu sur les rognons.

« La semaine dernière, nous avons continué à faire ce que nous avons fait tout au long du camp d’entraînement. Les médias peuvent bien dire que nous ne sommes pas bons. Les médias sont comme ça. Nous connaissons nos capacités. Nous avons prouvé que nous sommes capables de faire de belles choses la semaine dernière. Nous allons continuer à construire. Notre prochain match présentera un nouveau défi. »

Dickenson mécontent
L’entraîneur-chef des Stampeders, Dave Dickenson, prend clairement le Rouge et Noir au sérieux.

Son équipe avait une seule séance d’entraînement complète, cette semaine. Cette séance a eu lieu, mardi. « Ceux qui ont regardé cet entraînement n’ont pas eu le choix de conclure que c’était un très mauvais entraînement. Vraiment. Il n’y avait pas d’intensité, pas de concentration... Il y a eu plein d’erreurs mentales et physiques, toutefois », a-t-il déclaré aux journalistes, après avoir crié après ses joueurs sur le terrain.