Tyrone Pierre connaît déjà quelques joueurs du Rouge et Noir.

Tyrone Pierre chez lui à la Place TD

Son cadeau de fête, Tyrone Pierre l’a obtenu trois semaines à l’avance quand le Rouge et Noir l’a contacté. L’équipe lui a offert de poursuivre sa carrière dans son patelin.

Sa réponse n’a pas tardé. Le receveur d’Orléans a accepté un contrat d’un an, vendredi dernier, après avoir passé sa saison recrue chez les Blue Bombers de Winnipeg. « C’est le rêve de tout athlète de jouer à la maison », a rappelé Pierre, qui a disputé son football mineur chez les Panthères de Cumberland avant d’évoluer chez le Rouge et Or de l’université Laval.

À quel point est-il excité de revêtir les couleurs du Rouge et Noir ? « J’ai déjà commencé à m’entraîner avec mes nouveaux coéquipiers », a-t-il souligné.

Pierre, 23 ans, en connaît déjà quelques-uns très bien. Il a évolué aux côtés des Bolduc, Dubois, Feoli-Gudino et Lauzon-Séguin à l’université Laval. « Je me suis déjà entraîné aussi par le passé avec Brendan Gillanders et Lewis Ward. J’ai hâte à la journée où je vais enfiler le même uniforme qu’eux, jouer avec eux. »

Le Rouge et Noir s’intéressait à lui à sa dernière saison universitaire à Québec. Il était classé à un certain moment septième plus bel espoir en vue du repêchage de la LCF en raison de sa vitesse et son gabarit de 6’3’’ et 210 livres. Sauf que Pierre a perdu son poste de partant à l’automne 2016.

Les Blue Bombers l’ont sélectionné en cinquième ronde l’an dernier. « Ottawa m’a appelé avant le repêchage. Il m’avait aussi passé en entrevue lors du camp d’évaluation de la LCF. Moi aussi je m’intéressais à eux. J’ai suivi tout ce qui a été fait depuis les débuts de la franchise ici... de très bonnes. »

À Winnipeg, Tyrone Pierre a eu la malchance de se blesser au camp d’entraînement. Une fois en santé, il s’est retrouvé au sein de l’équipe d’entraînement avant d’être libéré en septembre, n’ayant jamais eu l’occasion de disputer une partie en saison régulière.

Ce qu’il souhaite enfin faire en juin prochain à la Place TD devant sa famille.

« Mes parents sont des mordus de football. Ils n’ont raté aucun de mes matches à l’université Laval. Ils roulaient en voiture ou prenait le train pour me voir. » Cette fois-ci, ils n’auront qu’à se taper le trajet de 25 minutes en autobus.