Daniel Tshiamala a découvert son sport favori avec les Panthers de Cumberland.

Tshiamala revient «dans sa famille»

Daniel Tshiamala a un peu l’impression de rentrer à la maison.

Le gaillard de 24 ans est natif du Congo. Il a passé une bonne partie de sa jeunesse dans la région de Montréal. Il a joué ses premières années de football universitaire dans les Maritimes. Il a complété son stage à Québec, avec le Rouge et Or de Laval.

Il a cependant découvert son sport favori dans la région d’Ottawa, avec les Panthers de Cumberland.

Sa grande sœur et son petit frère vivent toujours dans la région de la capitale fédérale.


«  Ici, c’est chez moi. Ottawa, c’est chez moi. C’est un rêve, pour moi, d’être avec le Rouge et Noir.  »
Daniel Tshiamala

Quand le Rouge et Noir d’Ottawa lui a tendu une perche, il y a quelques jours, il a vécu de grandes émotions.

« Ici, c’est chez moi. Ottawa, c’est chez moi. C’est un rêve, pour moi, d’être avec le Rouge et Noir. C’est la maison. Ma famille est là. Ma copine est là. Ma grand-mère est là. Tout le monde est là. Ottawa, c’est la famille. J’adore Ottawa », a-t-il déclaré, mercredi, après avoir pris part à un premier entraînement collectif, à la Place TD.

Deux joueurs se sont ajoutés au groupe dans les dernières heures. Tshiamala est arrivé au stade avec un dénommé Drew Morris.

Les deux évoluent à la même position, en défensive, sur la ligne secondaire.

Morris, tout comme Tshiamala, est originaire d’Ottawa.

Les deux partagent le même objectif, cet automne.

« Nous les avons invités parce que nous planifions déjà la saison 2019, explique l’entraîneur-chef Rick Campbell. À cette période de l’année, nous sommes chanceux. Nous pouvons ajouter quelques joueurs à notre équipe d’entraînement. Ils sont ici en stage. Nous voulons les évaluer, au cas où nous aurions de la place pour eux la saison prochaine. »

« Ils pourraient obtenir une chance de jouer cette année. Rien n’est impossible. Ce n’est pas notre intention, toutefois, en ce moment. »

Plan divin

Daniel Tshiamala se verrait bien sur le terrain de la Place TD, en juin prochain, lors du match inaugural de la prochaine saison. Si jamais ce rêve se concrétise, il permettra à la direction du Rouge et Noir de vendre quelques billets de plus.

Sa famille voudra vivre ce moment.

Ses parents ne seront pas au rendez-vous. Ils ont tous les deux perdu la vie il y a quelques années.

Il n’a pas hésité à parler de cet épisode de sa vie. « Ça reste une belle source de motivation. Mes parents sont mes anges. Ils veillent sur moi. Maintenant, il faut quand même passer à l’avant. Je suis très heureux d’être là. J’ai toujours ma famille. J’ai de bons amis. Je sais que mes anges sont là, mais j’ai grandi », dit-il.

Homme de foi, il attendait patiemment son tour, cet été. Il était prêt à entreprendre sa carrière chez les pros, mais personne ne lui offrait de contrat.

« Je suis un grand croyant en Dieu. Je sais que Dieu a un plan pour tout le monde. Je savais que l’opportunité viendrait… si c’était fait pour moi. Par la grâce de Dieu, je suis là. S’il me reste quelques années de plus à jouer au football, ce sera sa volonté », dit-il maintenant.

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Antoine Pruneau

RETOUR DE PRUNEAU : CAMPBELL OPTIMISTE

Rick Campbell essaie de se montrer encourageant, quand il est question d’Antoine Pruneau.

«Je crois qu’on le reverra sur un terrain de football cette saison», dit-il.

Le maraudeur québécois, membre important de la défensive du Rouge et Noir, est sur la touche depuis maintenant un mois. Il porte toujours un plâtre sur son bras blessé.

«Je crois qu’on va le revoir cette saison, mais je ne serais pas capable de vous dire quand. Si vous parlez à Antoine, il vous dira qu’il était prêt à revenir au jeu la semaine dernière. Les médecins ne lui ont cependant pas encore donné le feu vert.»

«On lui donne régulièrement de bonnes nouvelles. Je vous répète que je suis optimiste. Il reviendra bien au jeu éventuellement», complète l’entraîneur-chef.

Pruneau a été aperçu dans le vestiaire du Rouge et Noir, mercredi. Il jouait au soccer-tennis avec quelques vétérans. Personne n’a vraiment sué, à la Place TD.

«L’entraîneur était de bonne humeur», a indiqué Campbell, quand est venu le temps de parler de la séance d’entraînement très légère du jour.

«Nous voulons vraiment nous assurer qu’il nous restera du carburant en réserve quand nous sauterons sur le terrain, samedi après-midi, à Hamilton.»