Nigel Romick n’accorde pas trop d’importance aux statistiques personnelles. «Ce qui prime à mes yeux, c’est le rendement de l’équipe.»

Toujours en Rouge et Noir

Il s’avère un des cinq survivants de l’édition inaugurale du Rouge et Noir. Nigel Romick est aussi probablement le moins connu du lot avec son coéquipier Andrew Marshall.

Les deux hommes sont des joueurs de ligne défensive. Des réservistes qui sont surtout utilisés pour bloquer ou chasser l’adversaire lors des divers bottés.

Romick sort de l’ombre ces jours-ci. Il occupe le sommet de la Ligue canadienne de football avec 16 plaqués au sein des unités spéciales, ex aequo avec Michael Miller (Winnipeg), Chandler Fenner (Winnipeg) et Lucas Wacha (Hamilton).

« Ça ne veut pas dire grand-chose, a-t-il fait valoir du haut de ses 6’5’’ et 248 livres, mardi, après la séance d’entraînement du Rouge et Noir sous la pluie à la Place TD.

«Je n’accorde pas trop d’importance aux statistiques personnelles. Ce qui prime à mes yeux, c’est le rendement de l’équipe.»

Et ça va bien pour Ottawa qui tentera d’atteindre le cap des neuf victoires dans une saison pour la deuxième fois de son histoire, vendredi, contre Winnipeg. Il avait gagné 12 fois en 18 parties en 2015.

Romick, qui avait été un choix de troisième ronde en 2014, dit se sentir vieux. «Parce que j’ai mal un peu partout, a-t-il lancé à la blague.

«J’ai encore du plaisir à jouer ici», a-t-il ajouté plus sérieusement.

Jouer dans la capitale nationale, ça lui permet de visiter son patelin de Thunder Bay à quelques reprises durant la saison. Il était notamment de passage chez lui en août pour participer à une campagne de financement du football mineur de même qu’assister au mariage d’un ami.

«Jouer au sein de la même organisation pendant cinq ans, ça n’arrive plus aussi souvent qu’auparavant dans la LCF. Il y a de plus en plus de contrats d’une saison qui sont octroyés par les équipes. Je me considère choyé d’être ici depuis mes débuts dans les rangs professionnels.»

Nigel Romick a grandi aux côtés des Antoine Pruneau, Nolan MacMillan et Jon Gott à Ottawa, les trois autres membres originaux du Rouge et Noir avec Marshall. D’ailleurs, un d’eux fêtait mardi ses 33 ans.

Le parfois bougonneux Gott n’a toutefois pas eu droit à la traditionnelle douche froide de la part de ses coéquipiers. On ne l’a pas attaché non plus au poteau des buts pour le taquiner.

«Ce n’est pas moi qui vais dire aux autres gars que c’est la fête à Jon», a soutenu en riant le capitaine des unités spéciales, Jean-Philippe Bolduc.

Romick, lui, a célébré ses 27 ans le 22 avril. Il dit connaître sa meilleure saison en carrière.

Puis il continue à profiter des beautés de la région, particulièrement du côté québécois de la rivière des Outaouais.

«Je suis un grand amateur de randonnée et d’escalade. Vous pouvez me retrouver souvent dans le parc de la Gatineau ou même à Luskville.»

Son autre passion ? Faire de la popote.

«Je suis un bon cuisinier. En fait, je suis un excellent cuisinier», a-t-il dit, sourire en coin.

Pourrait-on le voir imiter son ancien coéquipier de l’an Un, Chevon Walker ? Le porteur de ballon originaire de la Jamaïque œuvre maintenant dans le domaine de la restauration à Ottawa. Il est devenu chef cuisinier.

«Je ne pense pas.... Je cuisine seulement durant mes temps libres», s’est empressé de préciser Romick, qui n’a pas encore invité ses amis et collègues joueurs de ligne défensive à casser la croûte chez lui.

Ce dernier sait trop bien à quel point ils peuvent vider une assiette ou deux... ou trois.