«On ne peut pas regarder trop en avant. Un premier match difficile nous attend à Hamilton. » affirme Trevor Harris (7), qui a gagné seulement deux de ses cinq départs en carrière contre les Tiger-Cats.

Séquence cruciale

Il était 7 h lorsque les joueurs du Rouge et Noir sont montés à bord d’un train, vendredi matin, à la gare d’Ottawa. C’était direction vers Hamilton où ils entameront une portion déjà cruciale de leur calendrier.

Trois parties en 15 jours contre leurs trois rivaux de la division Est les attendent. Ça commence contre les Tiger-Cats de Hamilton, samedi après-midi, au parc Tim Hortons.

« Gagner ces trois matches et on se retrouverait avec une fiche de 6-2. Ça serait gigantesque », a reconnu le quart-arrière Trevor Harris en parlant de la séquence en question.

Le Rouge et Noir occupe le premier rang avec trois victoires en cinq parties.

« Mais en même temps, on ne peut pas regarder trop en avant. Un premier match difficile nous attend à Hamilton. »

Harris sait de quoi il parle. Les Ti-Cats lui ont toujours causé des maux de tête. Le vétéran de sept saisons a gagné seulement deux de ses cinq départs en carrière contre cette équipe.

Au moins, le numéro 7 est débarqué dans la ville de l’acier fort d’une solide performance la semaine précédente dans le gain de 29-25 contre les Lions de la Colombie-Britannique.

C’était la quatrième fois dans ses huit derniers départs, incluant la saison 2017, que Harris aidait le Rouge et Noir à combler un retard de 10 points pour arracher la victoire à un adversaire.

Ses coéquipiers devant lui savent qu’ils en auront plein les bras pour le protéger.

« Hamilton possède une défensive dangereuse », a reconnu le bloqueur Jason Lauzon-Séguin. Il a lancé trois noms et numéros.

Le 97 du plaqueur Ted Laurent, le 21 du secondeur Simoni Lawrence et le 55 de l’ailier défensif Jamaal Westermann, fraîchement débarqué chez les Tiger-Cats en provenance de Montréal.

« Il faudra les surveiller », a soutenu Lauzon-Séguin.

Ce dernier sera à son poste habituel à l’extrémité droite de la ligne offensive. On a craint une blessure chez lui après l’avoir vu au sol lors d’une altercation impliquant quelques joueurs durant un entraînement plus tôt dans la semaine.

« Je suis correct », a assuré le Franco-Ontarien de 6’4’’ et 300 livres.

Un défi intéressant attend la défensive du Rouge et Noir. Il s’appelle Jeremiah Masoli.

C’est le quart-arrière très mobile des Tiger-Cats. Il a récolté 59 verges au sol contre Edmonton puis 60 autres verges contre la Saskatchewan cette saison.

L’an dernier, Masoli avait porté le ballon pour un total de 73 verges dans une partie face au Rouge et Noir.

Ce qui explique pour l’entraîneur-chef Rick Campbell a choisi de modifier sa ligne défensive en vue de cet affrontement. Il lancera un ancien de la NFL dans la mêlée. Le plaqueur George Uko prendra la relève de Michael Klassen.

Parlant de Masoli, il a répliqué aux propos tenus mercredi par le secondeur du Rouge et Noir, Kyries Hebert, qui disait détester Hamilton, que cette ville était « merdique », que les couleurs des Ti-cats étaient laides. « Je ne ressens que de la fierté quand je regarde mon uniforme ou que je marche un peu partout dans la ville en voyant l’appui de nos amateurs », a soutenu le quart-arrière à un journaliste de TSN.

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FEOLI-GUDINO ATTEND SON TOUR

Julian Feoli-Gudino devra encore patienter avant d’obtenir un premier départ chez le Rouge et Noir.

Les entraîneurs du Rouge et Noir lui ont préféré le jeune Austen Hartley à titre de cinquième receveur contre les Tiger-Cats de Hamilton.

Ce sera un sixième match que le joueur québécois devra se contenter d’un rôle de réserviste à l’attaque tout en contribuant aux unités spéciales.

De quoi surprendre puisque Feoli-Gudino a connu la meilleure année de sa carrière en 2017 chez les Blue Bombers de Winnipeg, captant 45 passes pour 462 verges et trois touchés.

Il a été limité à deux réceptions pour un total de 30 verges depuis son arrivée à Ottawa.

« C’est une longue saison. Je sais que les choses peuvent changer rapidement », a-t-il dit.

Ce dernier soutient que le Rouge et Noir ne lui a rien promis en l’embauchant durant l’hiver.

Il reste que le directeur général Marcel Desjardins parlait de lui comme une option en tant que deuxième receveur canadien.

« Je suis un gars d’équipe. Quand les entraîneurs auront confiance en moi et décideront de m’embarquer sur le jeu, je vais y aller à fond. Je sais que je peux contribuer. Je l’ai fait par le passé (...) Je travaille fort et je suis enfin en santé. Je peux courir comme je veux. J’ai traîné une vieille blessure durant le camp d’entraînement. »