Jon Gott effectuera un retour au jeu vendredi à Régina, où le Rouge et Noir affrontera les Roughriders.

Séjour dans un hôtel hanté

Le Rouge et Noir a passé la dernière semaine à se préparer à affronter les Roughriders de la Saskatchewan tout en... chassant des fantômes durant ses temps libres.

L’équipe n’est pas revenue à Ottawa après son dernier match à Vancouver. Elle a plutôt mis le cap vers Saskatoon où elle a passé les cinq derniers jours.

« Nous avons été logés dans un hôtel qui serait hanté », souligne le vétéran joueur de ligne offensive Jon Gott en faisant allusion au Delta Bessborough.

« Certains de mes coéquipiers ont décidé de mener leur propre enquête, de partir à la chasse aux fantômes. Ils disent avoir été témoins de trucs pas mal bizarres. »

Gott, lui, dit avoir eu un séjour paisible. Il n’a rien vu ou entendu d’anormal. Pas de lumières qui se ferment sans aucune raison dans sa chambre, de tiroirs qui glissent par eux-mêmes ou de bruits effrayants.

« Rien du tout », assure Gott en riant au bout du fil.

Le gros barbu du Rouge et Noir s’est surtout amusé sur le terrain. Il a repris l’entraînement après avoir été sur les lignes de côté lors des quatre semaines précédentes en raison d’une fracture à la main droite.

Mieux, le numéro 63 renouera avec l’action vendredi soir à Régina contre les Riders. Ses coéquipiers et lui ont pris un autobus vers la capitale de la Saskatchewan, jeudi après-midi, après un léger entraînement.

« Les dernières semaines ont été très difficiles. Je voulais tellement jouer », avoue-t-il.

Gott, 32 ans, avait entamé les 66 premières parties régulières de l’histoire du Rouge et Noir avant de se blesser le 9 septembre contre les Tiger-Cats de Hamilton. Lors des six saisons précédentes dans la LCF, il n’a manqué que quatre matches.

« Je n’étais pas trop content de voir cette séquence prendre fin... J’essayais d’atteindre la barre des 100 parties consécutives... J’imagine que je vais devoir entamer une nouvelle séquence », ajoute-t-il en riant.

« Pendant mon absence, j’ai essayé d’aider l’équipe d’une autre façon en refilant des conseils à mes jeunes coéquipiers durant les parties. »

Des membres de l’organisation lui ont suggéré qu’il avait de la graine d’entraîneur. « J’y ai pensé de devenir instructeur un jour. Mais ce n’est pas dans les plans pour l’instant », assure-t-il.

Gott devra plutôt se concentrer sur le nouveau rôle qui l’attend au sein de la ligne offensive. Il évoluera en tant que garde à droit, et non au centre, qui était sa position depuis le jour 1 de la franchise.

Les entraîneurs veulent protéger la main droite de Gott en lui évitant d’effectuer des remises de ballon. Puis le jeune Alex Mateas connaît ses meilleurs moments en carrière depuis qu’il a été muté au centre.

« Je crois que c’est une bonne décision de la part des instructeurs et des médecins. »

Powell épate

Jon Gott a hâte de voir de près le porteur de ballon William Powell, qui s’est hissé au deuxième rang des meilleurs demis de la LCF pendant son absence.

Le joueur américain a récolté 530 verges durant les quatre derniers matches, dont 92 dans le gain de 30-25 contre les Lions de la Colombie-Britannique. Il ne lui manque que 165 verges lors des deux prochaines parties pour dépasser le cap des 1000 verges au sol.

Aucun porteur de ballon n’a réussi cet exploit jusqu’ici dans l’uniforme du Rouge et Noir.

« Il (Powell) m’a beaucoup impressionné. Il possède une bonne vision et cette facilité d’esquiver les joueurs adverses. C’est rare qu’il soit stoppé sur un premier plaqué », affirme Jon Gott.

« C’est à nous de continuer de lui remettre le ballon et le laisser faire ses tours de magie. »