Rick Campbell a bien l'intention d'aborder ce match comme n'importe quel autre.

Rick Campbell sur les traces de son père à Edmonton

Impossible d'éviter la question.
Le Rouge et Noir d'Ottawa se trouvera à Edmonton, vendredi soir, pour y disputer le deuxième match de sa saison inaugurale.
Cela signifie que son entraîneur-chef, Rick Campbell, foulera également la pelouse du Commonwealth Stadium.
Là-bas, on se souvient surtout de son illustre père.
Hugh Campbell est une véritable légende vivante. Il a dirigé les Eskimos pendant six saisons, entre 1977 et 1982.
Six saisons gagnantes. Six championnats de la section ouest de la Ligue canadienne de football. Six participations à la finale de la coupe Grey. Cinq bagues de championnat.
Après une courte aventure aux États-Unis, où il a brièvement dirigé les Oilers de Houston de la NFL, il est rentré dans la capitale albertaine. Il a remporté la coupe Grey à quatre autres reprises - en tant que directeur général ou que président - avant de prendre sa retraite en 2006.
«Plus je vieillis, plus j'apprécie certaines de ses qualités. J'aime bien sa façon de traiter les gens. Dans la vie comme au football, c'est la clé du succès. Il faut s'entourer des bonnes personnes, mais il faut ensuite placer ces gens dans des situations où ils pourront connaître du succès. C'est un des endroits où je compte m'inspirer de lui», a confié l'entraîneur-chef recrue du Rouge et Noir, hier.
Vendredi, Hugh Campbell devrait garder un oeil sur le match Ottawa-Edmonton. Si on croit son fils, il encouragera le club visiteur.
«Il encourage sa famille. Comme bien des pères, il est content quand ses enfants conservent leurs emplois», blague-t-il.
Rick Campbell, lui, a bien l'intention d'aborder ce match comme n'importe quel autre. «Je dois beaucoup à la ville d'Edmonton. J'ai passé de très belles années là-bas. J'ai encore de nombreux amis là-bas. Mais il s'est passé tellement de temps... J'ai déjà visité le Commonwealth Stadium à titre de membre du club visiteur à plusieurs reprises. Ce sera véritablement un match comme tous les autres.»
L'enjeu sera quand même assez grand. Le Rouge et Noir tentera de remporter sa toute première victoire en saison régulière. Une victoire à Edmonton permettrait sans doute de faire baisser la pression, alors que le match inaugural à domicile approche à grands pas.
Gagner au Commonwealth Stadium ne sera pas facile. Les Eskimos respireront la confiance, eux qui ont remporté leurs deux premiers matches de la saison. Ils ont battu coup sur coup les Lions de la Colombie-Britannique et les Tiger-Cats de Hamilton en effectuant des remontées en fin de match.
La clé de leurs succès? Les revirements. «Ils ont provoqué 10 revirements dans leurs deux dernières parties. Si vous voulez comprendre ce qui leur arrive, ne cherchez pas plus loin», indique Rick Campbell, avant de donner un peu plus de crédit à cette formation qui cherche à rebondir après avoir remporté seulement quatre parties en 2013.
«Quand je regarde des extraits des Eskimos, je constate que l'effort au rendez-vous. Ils jouent à haute vitesse.»
Campbell a dirigé sa première séance d'entraînement de la semaine, hier, à Place TD. Il dirigera de nouveau ses joueurs aujourd'hui et demain avant de s'envoler vers l'ouest jeudi.
Sa recette pour éviter les revirements? Toute simple. «Protéger le ballon quand on se trouve à l'attaque.»
Sstlaurent@ledroit.com