Antoine Pruneau estime que la semaine de congé a été bénéfique pour lui et ses coéquipiers.

Repos bénéfique pour Ottawa

Ils n’avaient pas mis les pieds sur le terrain depuis cette victoire éclatante de 44-21 contre les Blue Bombers, il y a dix jours, à Winnipeg. Les joueurs du Rouge et Noir étaient souriants, mais surtout en santé en renouant avec l’entraînement, lundi, à la Place TD.

À commencer par deux des leaders des meneurs de la division Est, Antoine Pruneau et Trevor Harris. Le premier a dû quitter le jeu à plusieurs reprises lors des quatre derniers matches des siens.

Tantôt, c’était le cou. Un autre moment, c’était une jambe ou un bras.

« Je trouvais ça difficile. Je me battais pour rester sur le terrain. J’avais l’impression de passer plus de temps à me faire soigner que jouer dans le dernier mois. C’était épuisant », a avoué Pruneau.

Ce dernier a passé sa semaine de repos dans un chalet à Wakefield. Non, il n’a pas pêché sur la rivière Gatineau. Taquiner le poisson ne fait pas partie des passe-temps favoris de la coqueluche des partisanes du Rouge et Noir.

« Je me suis reposé. Et ça fait du bien », a lancé le maraudeur étoile.

Plus loin, le quart-arrière du Rouge et Noir parlait de sa semaine passée chez lui au sud de la frontière. Trevor Harris a dû s’improviser en homme à tout faire à la maison.

« Le frigo a carrément cédé. Nous nous sommes retrouvés avec 20 livres de viande rouge sur le plancher. J’ai dû remplacer ce plancher puis acheter un nouveau réfrigérateur », a-t-il relaté.

« Cela dit, ce n’est rien de majeur. Ce n’est pas comme si j’étais pourchassé par un joueur de ligne défensive qui fait osciller la balance à plus de 300 livres. J’ai eu l’occasion de reposer mon corps, le laisser guérir. »

Harris s’était blessé à une cheville et un genou durant le camp d’entraînement. On soupçonne aussi qu’il traînait un bobo au coude droit.

Ce qui explique son lent départ à la saison. Mais visiblement, il commençait déjà à prendre du mieux avant la pause.

Harris a récolté plus de 361 verges par la passe lors de chacun des trois derniers matches des siens. Son taux de passes complété a aussi grimpé de façon spectaculaire, atteignant 77,6 % durant cette période.

Son brio s’avère une des raisons pourquoi le Rouge et Noir occupe le premier rang de sa division avec une fiche de 6-3. « C’est rare, mais ma santé s’est améliorée au fil de la saison. Habituellement, c’est le contraire », a-t-il noté.

« C’est le reflet du très bon travail de notre personnel médical ici », a-t-il ajouté.

Harris s’avère visiblement fier de voir ses coéquipiers et lui au sommet. Il en a profité pour écorcher à nouveau ses détracteurs.

« Les gens sont vites à tirer la sonnette d’alarme, à te critiquer tôt en saison. Mais les bonnes équipes, ce sont celles qui progressent, qui s’améliorent d’une semaine à l’autre. Nous venons de commencer à jouer du bon football. »

Ce que seconde Pruneau alors que le Rouge et Noir s’apprête à entamer la seconde moitié de saison, vendredi, lors de la visite des Alouettes de Montréal. Il s’agira du 10e match de l’équipe en 2018.

« Il y a d’autres belles choses qui s’en viennent. Il reste encore neuf parties », a-t-il dit.

« Je ne vois aucune raison pourquoi les choses commenceraient à aller mal. Nous ne sommes pas le genre d’équipe à s’asseoir sur nos lauriers. En fait, nous revenons au jeu en ayant encore plus faim. Cette équipe a le potentiel d’aller jusqu’au bout. C’est très motivant. »

Le Rouge et Noir tentera de participer au match de la coupe Grey pour la troisième fois en quatre ans. Il a gagné les grands honneurs en 2016.

Ottawa a vu son parcours prendre fin en demi-finale de l’Est l’automne dernier, s’inclinant contre les Roughriders de la Saskatchewan.

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HÉBERT EN SANTÉ ET... MUSCLÉ

Kyries Hebert pourra enfin affronter son ancienne équipe, vendredi, à Ottawa. Il avait raté les deux premiers matches de la saison contre les Alouettes.

D’abord au début juillet en raison d’une suspension d’un match pour avoir plaqué de façon dangereuse un joueur des Stampeders. 

Puis le 11 août dernier, le secondeur étoile avait dû se contenter d’un rôle de spectateur après avoir aggravé une vieille blessure deux semaines auparavant contre les Tiger-Cats de Hamilton.

« J’ai été en santé que pendant un match cette saison... Le premier contre la Saskatchewan. Lors du deuxième match, j’ai senti quelque chose s’étirer dans une jambe. J’ai traîné ça lors des semaines suivantes jusqu’au point où je ne pouvais plus marcher », a-t-il expliqué, lundi.

Hebert, 37 ans, venait de compléter sa première séance d’entraînement en un mois avec le Rouge et Noir quand il s’est pointé devant les journalistes. 

Il a participé aux exercices de la deuxième unité en défensive.

« À moins d’un revirement inattendu, nous avons l’intention de l’insérer dans notre alignement en vue de notre prochain match », a indiqué l’entraîneur-chef Rick Campbell.

Est-ce que le finaliste au titre de joueur défensif de l’année dans la LCF en 2017 sera utilisé en tant que partant ou réserviste ? Ça reste à voir.

« C’est excitant d’effectuer un retour, mais je n’ai aucune idée quel rôle m’attend... Peut-être celui de cheerleader ! »

Hebert tenait à convaincre les médias qu’il était en pleine forme. À quel point ? Il les a invités à bien examiner son corps musclé. 

« Reculez. Prenez un bon regard. Dites-moi que je parais en bonne santé », a-t-il lancé, sourire en coin.

Le volubile vétéran a ensuite dit qu’il avait hâte de frapper un joueur adverse. 

« Tiens, je vais peut-être aller plaquer ça en attendant », a-t-il ajouté en regardant un panneau publicitaire électronique de la Place TD.

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UN SOSIE DE GOTT

Jon Gott a de la compétition pour la barbe la plus impressionnante chez le Rouge et Noir. Son nom ? Dalton Houghton. 

Un gaillard de 6’4’’ et 285 livres né à Lethbridge, en Alberta, qui s’est joint à l’équipe dans les derniers jours.

Ses nouveaux coéquipiers se sont fait un plaisir de souligner que le produit de Minot State University s’avère un sosie d’un jeune Gott. 

Ils l’ont d’ailleurs invité à prendre la parole devant le reste de l’équipe à la fin de la séance d’entraînement, lundi, à la Place TD.

Houghton n’est pas le seul nouveau venu. 

Le Rouge et Noir a aussi embauché Evan Gill, qui a disputé quatre parties l’an dernier chez les Tiger-Cats de Hamilton.

Pour faire de la place à ces deux joueurs canadiens, il a libéré le demi défensif international Reggie Daniels de même que le botteur québécois Félix Ménard-Brière. 

Ce dernier avait passé la première moitié de saison au sein de l’équipe d’entraînement.