Quart-arrière substitut lors de l'an Un du Rouge et Noir, Joey Elliott s'est recyclé en dépisteur. D'abord à Ottawa en 2015 puis maintenant depuis quatre ans et demi dans la NFL chez les Colts d'Indianapolis.
Quart-arrière substitut lors de l'an Un du Rouge et Noir, Joey Elliott s'est recyclé en dépisteur. D'abord à Ottawa en 2015 puis maintenant depuis quatre ans et demi dans la NFL chez les Colts d'Indianapolis.

Quand la NFL pige à Ottawa

Leur carrière de quart-arrière a pris fin dans un rôle de substitut à Ottawa, mais Ryan Lindley et Joey Elliott auront trouvé le moyen de renouer avec le football professionnel dans un rôle différent.

Le premier a été entraîneur dans la NFL à Cleveland lors des deux dernières saisons. D’abord en tant que responsable des demis offensifs des Browns puis des quarts-arrière.

Le second occupe un poste de dépisteur chez les Colts d’Indianapolis depuis 2016. «Le but n’a pas changé, même si je ne suis plus joueur. Je veux tout faire pour aider une organisation à trouver des solutions et gagner un championnat», souligne Elliott, qui a porté l’uniforme du Rouge et Noir pendant huit matches sans avoir l’occasion de lancer une passe.

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L’équipe de la capitale l’avait embauché pour seconder le vétéran Henry Burris vers la fin de la saison 2014. Il s’agissait de son troisième et dernier arrêt dans la LCF à l’âge de 28 ans.

«J’ai été chanceux. Quand j’ai décidé que c’était fini, Ottawa m’a embauché en tant que dépisteur aux États-Unis. J’ai pu apprendre beaucoup au sujet de toutes les étapes nécessaires à construire une équipe championne, à quel point une vision claire de la direction est nécessaire tout comme un leadership fort, à quel point il est important de dénicher des joueurs qui adhérent à la philosophie de l’organisation.»

Le dg Marcel Desjardins et ses adjoints l’ont pris sous son aile à l’époque. Basé à Indianapolis, Elliott a réussi à trouver quelques espoirs au sud de la frontière, dont le secondeur Kevin Brown. Son travail n’est pas passé inaperçu. Un an plus tard, les Colts l’ont ajouté à leur personnel de dépisteur professionnel.

Quant à Lindley, l’Américain de la Californie aurait pu se tourner vers Hollywood après sa seule saison chez le Rouge et Noir en 2017. Il avait déjà participé au tournage d’une publicité de Visa avant de s’amener au Canada.

«Un de mes amis et anciens colocataires dans les rangs universitaires est devenu acteur après avoir joué dans la NFL. Mais je n’ai pas une réelle passion pour ce métier», explique l’ancien quart-arrière francophile.

«À mi-chemin de la saison à Ottawa, je savais que ça serait ma dernière saison de football en carrière. Je commençais déjà à penser à ce que je voulais faire une fois sur le «vrai» marché du travail. J’avais déjà enseigné un peu à l’école secondaire.»

Son alma mater lui a fait signe. San Diego State avait besoin d’un entraîneur adjoint pour son équipe de football. Quelques mois plus tard, les Browns de Cleveland l’ont recruté à mi-saison pour pourvoir un poste d’instructeur des porteurs de ballon.

«Je vais être honnête. Je ne m’attendais pas à obtenir une opportunité dans le football professionnel si rapidement comme coach.»

Lindley a toutefois appris que la durée de vie d’un entraîneur s’avère courte dans certaines villes. Les Browns l’ont remercié tout juste avant la pandémie.

Une équipe universitaire américaine l’aurait embauché dans les récentes semaines, mais le principal intéressé a refusé de confirmer l’info.