Les joueurs du Rouge et Noir, Jean-Christophe Beaulieu et Antoine Pruneau.

Pruneau et Beaulieu restent à Ottawa

Antoine Pruneau s’enracine. Le maraudeur québécois a signé un nouveau contrat de trois ans avec le Rouge et Noir d’Ottawa, jeudi. Quelques heures plus tard, durant un entretien téléphonique, il parlait de projets à long terme. Cette nouvelle stabilité pourrait lui donner le goût de s’acheter un terrain, quelque part, où se construire un domicile permanent.

Il se dit heureux dans la région de la capitale fédérale. Il ne se voit pas ailleurs.

« On a la combinaison parfaite, déclare-t-il. Je pense au front office du Rouge et Noir. Il y a toujours eu une belle ligne de communication avec moi. Les entraîneurs ont de belles valeurs qui me rejoignent. On essaie d’emmener de bons joueurs pour construire une bonne équipe. Vraiment, je suis capable de cocher toutes les cases. »

« J’aime la ville, enchaîne-t-il. Ça fait bientôt cinq ans que je vis ici. Je n’ai pas vraiment envie de retourner vivre à Montréal. Il n’y a eu aucun accrochage. J’aimerais que ça puisse continuer comme ça. »

Le directeur général du Rouge et Noir, Marcel Desjardins, a beaucoup de pain sur la planche. Plusieurs membres importants de l’équipe qui vient de s’incliner lors du match de la Coupe Grey pourraient accéder à l’autonomie complète dans quelques semaines.

En tant que joueur canadien qui a complété 56 plaqués en 13 parties, cette saison, Pruneau constituait une priorité.

Comme une bonne nouvelle n’arrive jamais seule, Desjardins a réussi à s’entendre avec un deuxième joueur québécois. Jean-Christophe Beaulieu a quant à lui accepté un nouveau pacte d’une durée de deux ans.

Le centre-arrière a capté 22 passes pour gagner 285 passes en 2018.

« Je suis vraiment content pour JiCi, lance Pruneau. Ça démontre bien la force de notre organisation. Il n’a pas été trop difficile de s’entendre avec moi. J’ai comme l’impression que ça n’a pas été plus difficile de son côté. Il est dans le même bateau que moi. Il a joué un peu avec les Alouettes. Il a vu comment les choses se passaient chez nous. Maintenant, il ne se verrait pas nulle part ailleurs. »

« Je pense que la plupart des joueurs francophones de l’organisation sont du même avis. »

Incertitude

Le bonheur d’Antoine Pruneau n’est quand même pas parfait. Il aurait préféré, de loin, participer à un défilé sur la rue Bank, cette semaine.

« Nous n’avons pas remporté le championnat, cette année, mais il ne nous manquait pas grand-chose », de commenter celui qui digère lentement la défaite contre les Stampeders de Calgary au match de la Coupe Grey.

Pruneau, un ancien des Maraudeurs du Collège Laval, ne sait pas vraiment à quoi ressemblera le noyau du Rouge et Noir en 2019.

« Je ne me suis pas trop attardé à cette question parce que je n’ai pas vraiment le contrôle là-dessus, dit-il. La direction n’aurait pas pu me faire de promesses. C’est pourquoi je ne voulais pas trop m’en mêler. J’ai simplement choisi de faire confiance à Marcel Desjardins. Je ne dirais pas que j’ai toujours été d’accord avec ses décisions, mais je dois reconnaître qu’il a mené son bateau à bon port. »