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Contrairement à certains de ses coéquipiers, Antoine Pruneau peut s'entraîner en attendant de reprendre l'action.
Contrairement à certains de ses coéquipiers, Antoine Pruneau peut s'entraîner en attendant de reprendre l'action.

Pruneau espère plaquer en 2021

Martin Comtois
Martin Comtois
Le Droit
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Antoine Pruneau se considère comme chanceux. Il peut se préparer sans trop de problèmes en vue d’une éventuelle saison de la Ligue canadienne de football (LCF).

Ce n’est toutefois pas le cas de ses coéquipiers du Rouge et Noir établis au Québec où les règles sanitaires s’avèrent plus strictes. Certaines régions, dont la ville de Québec, se trouvent encore en rouge.

«Plusieurs joueurs n’ont pas accès à un centre d’entraînement. Ils sont limités à ce qu’ils peuvent faire dans leur condo ou appartement. Pas sûr qu’ils veulent se mettre leurs voisins à dos en soulevant des charges olympiques», souligne le vétéran maraudeur de la LCF.

Pruneau, lui, s’entraîne au gymnase de la Place TD une heure ou deux par jour. Il peut aussi courir certains tracés au dôme de l’université Carleton.

«Je coache là-bas dans un petit camp pour des espoirs de football âgés de 12 à 15 ans. Je suis responsable des demis défensifs chez les plus vieux. Nous avons deux sessions par semaine. Je peux faire certains exercices sur le terrain entre deux groupes. Puis ça me permet aussi de me peaufiner comme entraîneur si je veux faire ça après ma carrière de joueur.»


« Je vois difficilement comment nous n’aurons pas des matches une fois arrivés en août ou septembre. »
Antoine Pruneau

Pas que Pruneau, 31 ans, veut prendre sa retraite. Au contraire. Il a hâte de plaquer à nouveau un adversaire.

«Ça fait deux hivers que je me prépare... Je ne fais pas ça à moitié. Si nous avons la chance de jouer en 2021, je veux être prêt. J’ai hâte de voir le résultat.»

Reste à voir si la LCF présentera bel et bien des matches durant l’été et l’automne. Elle avait annulé son calendrier l’an dernier en raison de la pandémie.

Son commissaire Randy Ambrosie répète être «optimiste» pour la reprise des activités. Mais il demeure bien vague sur les détails.

Pour l’instant, le circuit maintient le cap pour la tenue de ses camps d’entraînement à la mi-mai. Il a finalisé son protocole de règles sanitaires en vue d’un retour. Le document doit être analysé sous peu par les directions de santé publique dans les six provinces qui comptent une équipe.

Pruneau, qui est représentant des joueurs chez le Rouge et Noir, n’aime pas le mot «optimiste». «Je préfère les faits. Qu’est-ce que ça prendra pour avoir une saison? Nous sommes encore dans le néant. La seule chose que je vais dire, les vaccins s’en viennent. Ça va aider à un retour», dit-il.

«Je vois difficilement comment nous n’aurons pas des matches une fois arrivés en août ou septembre. Les discussions sont super positives avec les gens qui peuvent faire la différence dans tout ça.»