Antoine Pruneau porte un plâtre à sa main droite. On dit que ce serait pour soigner son pouce.

Privé de Pruneau contre Winnipeg

Pour seulement la deuxième fois de sa carrière, Antoine Pruneau ratera un match du Rouge et Noir.

Le nom du maraudeur québécois a été placé sur la liste des blessés pour six parties, jeudi, à la veille de la visite des Blue Bombers de Winnipeg à la Place TD. L’équipe refuse de dévoiler la nature exacte de son problème de santé, mais il s’agirait d’une fracture à un pouce.

Pruneau aurait été opéré la semaine dernière, chuchote-t-on en coulisses, ce qui expliquerait pourquoi l’irréductible vétéran portait un plâtre à sa main droite depuis le retour de l’équipe à l’entraînement lundi matin.

« Si vous connaissez sa personnalité, ça le rend fou de ne pas être en mesure de participer au prochain match. Mais notre personnel médical n’est pas à l’aise à l’idée de le laisser jouer », a soutenu l’entraîneur-chef Rick Campbell.

Amoché, Pruneau avait été laissé de côté lors de la dernière partie régulière du Rouge et Noir il y a deux ans. Quelques semaines plus tard, il aidait l’équipe à gagner la coupe Grey.

Ce fut la seule fois qu’il a dû se contenter d’un rôle de spectateur depuis son arrivée à Ottawa au printemps 2014.

L’ancien premier choix dispute sa cinquième saison dans les rangs pros. Il a réussi 50 plaqués et une interception en 13 sorties en 2018, s’avérant un morceau important de la défensive remodelée par l’arrivée du coordonnateur Noel Thorpe.


«  Si vous connaissez sa personnalité, ça le rend fou de ne pas être en mesure de participer au prochain match.  »
L’entraîneur-chef Rick Campbell au sujet d’Antoine Pruneau

Qui sera le joueur appelé à prendre la relève de Pruneau ? Jean-Philippe Bolduc, dont une partie de la famille provient de Hawkesbury.

Le capitaine des unités spéciales obtiendra un premier départ en défensive dans la LCF. « Je remplace mon ami et colocataire », a-t-il souligné, sourire en coin.

« Ça va bien se passer. Je suis bien préparé. J’ai passé le dernier mois à prendre des répétitions à la place d’Antoine ici et là durant des entraînements. Je suis fébrile, mais je suis confiant en mes moyens. Ça va être le fun. »

La dernière fois qu’il a entamé un match en tant que maraudeur remonte à l’automne 2015 dans les rangs universitaires québécois. Bolduc portait alors les couleurs du Rouge et Or de Laval.

« J’ai joué à cette position pendant deux ans là-bas », a-t-il précisé.

Et si Bolduc devait tomber au combat contre les Blue Bombers, ce sera place au plan C, le Gatinois Mikaël Charland.

Le Rouge et Noir a rappelé qu’il peut retirer à n’importe quel moment le nom d’un joueur sur la liste des blessés pour six parties. Il croit que Pruneau pourrait revenir au jeu « prochainement ».

Un autre nom a été ajouté à cette fameuse liste dans les dernières heures. Celui du garde Nolan MacMillan. Son absence ouvre la porte au retour du vétéran Jon Gott, qui avait perdu son poste de partant à la mi-août. Il a dû se contenter d’un rôle de réserviste lors des cinq dernières parties.

« J’ai faim, a lancé le barbu Gott, qui complète sa 10e saison dans la LCF. Je ne ressens aucune pression de prouver quoi que ce soit lors du prochain match. Ça fait assez longtemps que je joue dans cette ligue. Tout le monde sait ce dont je suis capable de faire sur un terrain. »

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LES YEUX RIVÉS SUR WARD

Superstitieux, les entraîneurs et les joueurs du Rouge et Noir hésitent à parler de l’exploit qui est à la portée de Lewis Ward.

Le botteur recrue a réussi ses 37 dernières tentatives de placement. Trois de plus et il fracassera le record de 39, qui appartient pour l’instant au joueur des Stampeders de Calgary, Rene Paredes. « Vous allez lui jeter un mauvais sort », a lancé l’entraîneur-chef Rick Campbell, jeudi, aux médias.

Le sujet s’avère toutefois incontournable.

Deux trucs retiendront l’attention, vendredi, contre les Blue Bombers. Il y a le record puis l’occasion pour le Rouge et Noir de s’assurer une place en éliminatoire en sortant victorieux de ce duel contre l’équipe manitobaine.

« Je serai très heureux si nous gagnons et je n’ai pas eu besoin de botter un placement une seule fois », a fait valoir Ward.

Ward dit comprendre l’attention médiatique dont il fait l’objet. « Mais ça ne change rien à ma façon de me préparer », a-t-il commencé à dire.

« Peut-être que demain, je serai nerveux. J’ignore comment je vais me sentir. »

D’autres joueurs tentent d’écrire l’histoire, ces jours-ci. William Powell aimerait devenir le premier demi offensif d’Ottawa à terminer au sommet des verges récoltées au sol depuis Orville Lee en 1988. Il occupe le premier rang en ce moment avec 1141 verges devant Andrew Harris, des Blue Bombers.