William Powell a pris le deuxième rang dans la LCF, en 2017, avec ses 1026 verges gagnées au sol.

Powell, le meilleur ?

Comme maraudeur, le premier mandat d’Antoine Pruneau consiste à lire le plan de l’attaque adverse. Le Québécois est donc très bien placé pour évaluer les différents porteurs de ballon de la Ligue canadienne de football (LCF).

Quand on lui demande d’identifier le meilleur, il n’hésite pas une seconde.

« William, c’est le numéro un », lance-t-il, en jetant un coup d’œil à son coéquipier du Rouge et Noir d’Ottawa, William Powell.

« Ce serait facile de vous répondre ça parce que c’est mon coéquipier, mais c’est plus que ça. Il a démontré qu’il est capable de vraiment tenir l’équipe sur ses épaules quand c’est le moment de le faire. Je l’ai vu se présenter pour les matches les plus importants. Vraiment, William est le back avec lequel je voudrais travailler si c’était à moi de choisir. Ça tombe bien. Marcel voit les choses comme moi », enchaîne-t-il avec un petit rictus.

Les statistiques de Powell nous laissent croire qu’il appartient à l’élite. Il a pris le deuxième rang dans la LCF, en 2017, avec ses 1026 verges gagnées au sol.

Il suffit de regarder ça d’un peu plus près pour constater qu’il a connu ses meilleurs moments quand l’automne s’est installé. Il a connu ses quatre matches de plus de 100 verges entre le 17 septembre et le 27 octobre.

« C’était avant tout une question de santé et une question de confort », commente l’athlète texan.

Il fait ici référence à la terrible blessure qui lui a fait rater une année complète de football.

Powell a subi une déchirure d’un tendon d’Achille durant le calendrier préparatoire, en 2016. C’est le genre de truc qui ne pardonne pas. C’est encore pire pour un demi qui, comme lui, gagne sa vie avec sa vitesse, en essayant de déjouer ses rivaux avec ses pieds.

« J’étais en santé durant la première portion de la saison 2017, mais il faut quand même un certain temps pour s’habituer aux aléas du football, comme sport de contact », fait-il valoir.

Tout ça est derrière lui.

« Je suis maintenant prêt à jouer, prêt à gagner. J’ai connu la meilleure fin de saison de ma carrière, l’an dernier. Je m’attends à construire là-dessus. Je crois que je peux connaître la meilleure saison de toute ma carrière. »

Quand il parle de connaître « la meilleure » saison de sa carrière, Powell a des visées bien précises. Il veut faire honneur à Pruneau ainsi qu’aux autres joueurs d’Ottawa qui croient en lui. Il veut être considéré, par tous, comme le meilleur joueur à sa position.

« Je vise le sommet de la ligue. L’équipe compte sur moi, pour ça. Nous avons des tas de joueurs talentueux qui peuvent donner du mordant à notre attaque. Pour que notre équipe connaisse du succès, l’attaque doit absolument produire. »

Bonner blessé
L’attaque du Rouge et Noir devra peut-être se passer d’une recrue prometteuse en début de saison.

Linell Bonner III, un des principaux aspirants au dernier poste de receveur américain, s’est blessé au bas du corps à l’entraînement de mardi. « On va se croiser les doigts. Ce n’est peut-être pas aussi grave que cela en a l’air », prie l’entraîneur-chef Rick Campbell.