Le casier à la gauche d’Anthony Gosselin est occupé dorénavant par le receveur recrue Marco Dubois (photo).

Plus franco que jamais, le Rouge et Noir

Anthony Gosselin avait deux nouveaux voisins dans le vestiaire, jeudi soir, en entamant sa seconde saison chez le Rouge et Noir.

À sa droite se trouvait un centre-arrière comme lui, Jean-Christophe Beaulieu, qui a été obtenu dans la transaction envoyant Patrick Lavoie chez les Alouettes de Montréal. Le casier à sa gauche est occupé dorénavant par le receveur recrue Marco Dubois.

Trois joueurs québécois assis un à côté de l’autre, c’est du jamais vu au sein de l’équipe. Ils étaient habituellement éparpillés.

«Ça jase pas mal en français», avoue en riant le porteur de ballon Brendan Gillanders, qui a grandi à Orléans.

Ce dernier se trouve à côté du trio. En fait, le Rouge et Noir a amorcé la saison 2018 avec 10 francophones dans son alignement.

Sept étaient en uniforme dans la victoire de 40-17 contre les Roughriders de la Saskatchewan. En plus de Dubois, Beaulieu et Gosselin, on retrouvait le maraudeur Antoine Pruneau, le demi défensif Jean-Philippe Bolduc, le spécialiste des longues remises Louis-Philippe Bourassa et le receveur Julian Feoli-Gudino.

Blessé, le bloqueur Jason Lauzon-Séguin a raté cette partie tandis que le demi défensif Mickael Côté et le botteur Félix Ménard-Brière ont été relégués au rôle de spectateur sur les lignes de côté.

«Ce qui est encore plus le fun, c’est que ce sont 10 gars capables de jouer au football... Dix bons joueurs. Ils ne sont pas juste ici pour que le club puisse dire qu’elle a des joueurs francophones», a dit Beaulieu, qui a capté deux passes pour 18 verges contre les Riders.

Quant à Pruneau et Bolduc, ils ont été choisis parmi les capitaines de l’équipe en 2018. On les a vus se pointer au milieu du terrain jeudi pour le traditionnel pile ou face qui précède le début d’un match.

Beaulieu se considère chanceux d’avoir abouti à Ottawa, la terre d’accueil des francos dans la LCF.

«Moi, je peux dire que cela a rendu mon insertion dans l’équipe beaucoup plus facile, contrairement à ce que ça pourrait l’être à Calgary ou en Saskatchewan. Puis j’ai déjà eu droit à mon initiation dans la French Mafia.»

C’est le surnom que se donne le contingent francophone du Rouge et Noir depuis 2015.

«Je peux te dire que j’ai appris plusieurs mots de français au fil des dernières années grâce à la French Mafia», a lancé l’entraîneur-chef Rick Campbell, sourire en coin.

D’ailleurs, le cri de ralliement de l’équipe à la fin de chaque séance d’entraînement est en français. Les joueurs lancent un «Rouge et Noir» bien senti. Pruneau, Beaulieu, Gosselin et compagnie seront de retour sur le terrain dimanche pour se préparer en vue de leur prochain match, jeudi, à Calgary.