Lewis Ward (17) espère se tailler une place chez le Rouge et Noir d’Ottawa.

Petit mais précis, Ward veut épater

Aucun autre joueur ne sera plus petit que lui au mini-camp du Rouge et Noir, qui se déroulera la semaine prochaine à la Place TD.

Mais aucun autre joueur ne possède une jambe droite aussi précise que lui.

Son nom ? Lewis Ward. Il a passé les cinq dernières saisons en tant que botteur des Gee Gees de l’Université d’Ottawa, réécrivant le livre des records de la prestigieuse équipe.

L’athlète de 5’7’’ et 175 livres occupe le troisième rang des meilleurs pointeurs de l’histoire des rangs universitaires canadiens, tout juste derrière Lirim Hajrullahu et devant Tyler Crapigna. Ces derniers sont deux botteurs qui font maintenant carrière dans la LCF.

Hajrullahu a notamment réussi le placement donnant la victoire à Toronto lors du dernier match de la coupe Grey.

« Je veux définitivement suivre leurs traces », avoue Ward.

« Je pense avoir démontré que j’étais dans une classe à part au chapitre des placements durant ma carrière. Je suis un gars compétitif qui peut avoir un impact et aider mon club à gagner des matches importants. »

Le diplômé en sciences sociales a réussi le deuxième plus grand nombre de placements dans les annales du football universitaire au pays. À l’automne 2016, il a réussi une tentative de 51 verges contre Guelph pour forcer la prolongation.

Ward s’est aussi occupé des dégagements la saison dernière chez les Gee Gees.

« Ma spécialité demeure les placements. Mais je crois avoir prouvé que je peux me débrouiller dans les autres bottés. »

Le Rouge et Noir se cherche un botteur ou deux. L’Américain Brett Maher ratera tout l’été, lui qui participera au camp d’entraînement des Cowboys de Dallas, dans la NFL.

Ottawa a mis sous contrat quatre aspirants pour lui succéder.

Il y a les Américains Sergio Castillo et Richie Leone de même que le Québécois Mathieu Hébert.

« Il y a une opportunité, surtout si le Rouge et Noir décide d’utiliser deux botteurs la saison prochaine. Je serai compétitif. »

Les Stampeders de Calgary utilisent deux botteurs depuis plusieurs années. Rob Maver s’occupe des dégagements tandis que Rene Parades, qui a fait ses classes chez les Stingers de Concordia, est responsable des placements.

Ward s’avère une option intéressante malgré son petit gabarit. Il a déjà évolué en tant que receveur à l’école secondaire.

Les Gee Gees avaient planché à l’entraînement sur divers jeux truqués. « Je captais le ballon sur certains de ces jeux. Malheureusement, nous n’avons jamais eu l’occasion de les mettre à l’essai en situation de match », précise-t-il.

Ward n’a pas peur de frapper l’adversaire. Ce n’est pas le cas de tous les botteurs.

« J’ai eu quelques plaqués cette saison », note cet ancien joueur de soccer converti au soccer durant son adolescence.

Ses études complétées l’automne dernier, Lewis Ward a passé l’hiver à travailler en tant que gardien de sécurité au centre Canadian Tire de même qu’à la Place TD. Le reste de son temps a été consacré à l’entraînement.

« Quatre fois par semaine dans le gymnase... trois à quatre fois sur le terrain à botter et deux autres entraînements par semaine à courir avec des joueurs du Rouge et Noir. »

Pas de doute. Il est prêt pour le test qui l’attend la semaine prochaine.

« J’ai hâte. En fait, je suis très excité. Ça fait six ans que j’habite à Ottawa », souligne le natif de Kingston.

Puis il aura la chance de renouer avec deux anciens coéquipiers.

Le demi-offensif Brendan Gillanders et le plaqueur Ettore Lattanzio ont porté les couleurs des Gee Gees d’Ottawa à ses débuts dans les rangs universitaires.

Une quarantaine de joueurs participera au mini-camp du Rouge et Noir, qui aura lieu de lundi à mercredi. Certains vétérans, dont des joueurs de ligne offensive, seront exemptés du rendez-vous.