Nicolas Boulay n’entretient aucune rancune envers ses anciens patrons. Blessé à un genou la saison dernière, il représentait un risque pour le Rouge et Noir.

Pas de contrat pour Boulay à Ottawa

Un des membres de la « French Mafia » du Rouge et Noir ne sera pas de retour, la saison prochaine, à Ottawa.

Le vétéran Nicolas Boulay poursuivra sa carrière ailleurs, en 2020. « La décision a été prise par l’organisation », a-t-il confirmé au Droit.

« Nous avons eu des discussions avec le Rouge et Noir, mais on nous a dit que je ne fais pas partie des plans en vue de la saison à venir. L’équipe veut aller de l’avant en recrutant d’autres secondeurs pour me remplacer. C’est sûr que je n’ai pas connu ma meilleure saison avec l’état de mon genou. »

Boulay a été limité à 10 parties en raison de cette blessure, réussissant seulement trois plaqués. Des tests menés à l’automne ont démontré que le ménisque était déchiré.

L’athlète âgé de 30 ans avait été embauché l’an dernier après six saisons chez les Alouettes de Montréal. Avant son arrivée à Ottawa, il était reconnu comme un des meilleurs joueurs de la LCF au sein des unités spéciales.

« C’est décevant de partir », a avoué Boulay, qui avait retrouvé son bon ami Jean-Christophe Beaulieu chez le Rouge et Noir.

« J’ai passé du bon temps là-bas. C’est une belle gang. Une organisation de première classe dans laquelle tout est axé sur le joueur en premier. Ses dirigeants ont compris le concept que ça prend pour bâtir une équipe gagnante. »

Boulay n’entretient aucune rancune envers ses anciens patrons.

« Je peux me mettre dans leurs souliers. Ils ne voulaient pas courir le risque de me faire signer un contrat. »

Le Rouge et Noir n’aurait pu le libérer s’il s’était blessé à nouveau lors du prochain camp d’entraînement en raison de son statut de vétéran dans la LCF. La franchise s’est retrouvée devant pareille situation avec le demi défensif Troy Stoudermire, le printemps dernier.

Boulay a été opéré au genou en question. « Ce n’était pas rien de gros. Juste un nettoyage. Je suis sorti en marchant sur mes deux jambes », a-t-il précisé.

Au bout du fil, on le sent motivé à revenir en force dans les prochains mois.

« Je crois en mon talent. Avec mon éthique de travail, ma persévérance et ma confiance, je peux être un joueur dominant. »

Boulay sera prêt en vue de l’ouverture des camps d’entraînement à la mi-mai. Reste à savoir où il aboutira.

« Je ne mentirai pas. J’ai un faible pour Montréal. J’ai joué six ans là-bas. Il y a eu de beaux changements avec de nouveaux propriétaires et dirigeants. »

Embauché il y a une semaine à titre de DG, Danny Maciocia n’a pas caché son désir de meubler l’alignement des Alouettes avec des joueurs québécois additionnels. Pourrait-il rapatrier Boulay ?

« Demeurer dans la division Est serait l’idéal pour moi. J’ai un petit gars en chemin. J’ai toujours été une personne axée sur la famille. Ottawa et Montréal, c’est l’idéal », a soutenu l’athlète natif de Magog.

« Je ne peux pas dire que la porte est fermée avec le Rouge et Noir. Des fois, des choses changent durant une année. Moi je reste positif. Je sais que je vais redevenir le bon vieux Nicolas Boulay qui va arracher des casques et aider mon équipe autant sur le terrain que hors du terrain. Je suis excité de jouer. Cette blessure a mis de l’huile sur le feu. J’ai des preuves à faire. Je veux montrer au reste de la ligue que je ne suis pas fini. »

Si Boulay n’est pas de retour, c’est tout le contraire pour trois membres de la ligne défensive. Les Américains Danny Mason, Avery Ellis et Mike Wakefield ont tous accepté lundi une prolongation de contrat de la part du Rouge et Noir.

Wakefield, 26 ans, a réussi 32 plaqués, dont quatre sacs, de même qu’une interception en 16 parties en 2019. Quant à Mason, une blessure l’a limité à deux parties. Il avait alors déjà récolté six plaqués et un sac.