Il ne manque que trois placements de suite au botteur du Rouge et Noir, Lewis Ward, pour battre le record de 39 détenu par Rene Paredes, des Stampeders de Calgary. Ce dernier se dit impressionné par la séquence actuelle de la recrue ontarienne.

Paredes surveille son record et... Ward

Son record de 39 placements consécutifs pourrait tomber vendredi soir à la Place TD. Rene Paredes le sait trop bien.

Le botteur des Stampeders de Calgary suivra au petit écran le prochain match du Rouge et Noir contre les Blue Bombers de Winnipeg. Il aura surtout à l’œil chaque présence de la recrue Lewis Ward, qui a été parfaite lors de ses 37 dernières tentatives de placement.

« J’ai déjà regardé quelques-unes de ses parties. Qu’il batte ou non le record, c’est remarquable ce qu’il a réussi jusqu’ici, a plaidé Paredes, mercredi, lorsque joint par téléphone.

«Ce n’est pas facile de réussir autant de placements de suite. C’est pourquoi nous sommes peu de botteurs à avoir connu d’aussi longues séquences.»

Paredes avait été parfait entre le 3 septembre 2012 et le 23 août 2013.

«J’ai connu quelques autres bonnes séquences de 23, 28 et 32 placements consécutifs. Je sais comment il (Ward) se sent. Tout fonctionne. Tu as l’impression que tu ne peux rien manquer quand tu embarques sur le terrain. Tu le vois en ce moment. Il (Ward) est en confiance. C’est impressionnant de le voir réussir une tentative après une autre.»

Paredes se souvient comment il avait battu le record à l’époque. La marque de 30 était détenue alors par le botteur étoile des Lions de la Colombie-Britannique, Paul McCallum.

«J’avais réussi quelques matches avec cinq placements. Tu ne te rends pas compte à quel point ça va bien jusqu’au jour où les médias commencent à te parler d’un record !»

C’est ce qui se passe depuis trois semaines avec Ward à Ottawa.

À son dernier match, le petit botteur du Rouge et Noir a été parfait en sept tentatives. La Ligue canadienne de football (LCF) l’a nommé mercredi un de ses trois joueurs par excellence du mois de septembre.

Rene Paredes dit se revoir un peu en Ward.

«La chose qui retient le plus mon attention, c’est que nous avons tous deux été ignorés au repêchage», a fait remarquer ce produit des Stingers de Concordia. Même s’il avait réussi plus de 80 % de ses tentatives dans les rangs universitaires québécois, aucune équipe n’avait appelé son nom en 2010.

Les Blue Bombers de Winnipeg l’ont embauché à titre de joueur autonome. Un an plus tard, il effectuait ses débuts chez les Stampeders. Quant à Ward, le Rouge et Noir l’a mis sous contrat durant l’hiver. Il était le négligé au camp d’entraînement mais son brio a forcé la main de la direction, qui avait notamment libéré le vétéran Sergio Castillo.

Jusqu’ici, l’ancien joueur étoile des Gee Gees de l’Université d’Ottawa a raté une seule tentative de placement en 2018.

Paredes possède le record du plus haut taux de réussite en une saison, ayant atteint la cible à 94,7 % en 2013. Il n’avait manqué que trois de ses 57 tentatives.

Si la tendance se maintient, Lewis Ward pourrait aussi l’imiter à un autre chapitre. Il s’avère le principal candidat pour le trophée John Agro remis au meilleur joueur des unités spéciales dans la LCF. Un titre remporté il y a cinq ans par Paredes.

Peu importe ce qui arrivera dans les prochains jours à Ottawa, le botteur des Stampeders promet une chose. «Je vais m’assurer de l’appeler pour le féliciter», a-t-il dit au sujet de son collègue du Rouge et Noir.

+

Les Riders se tournent vers un Gatinois

Oumar Touré a vite découvert que l’hiver se pointe beaucoup plus tôt à Régina que Montréal et Ottawa.

L’ancien joueur de la Ligue de football scolaire de l’Outaouais a mis les pieds dans la capitale de la Saskatchewan la semaine dernière après avoir été mis sous contrat par les Roughriders. Un tapis blanc l’attendait à son arrivée. « J’avais amené ma tuque et mon manteau d’hiver, mais pas mes bottes », relate le centre-arrière au bout du fil.

De la neige, ça ne le dérange pas vraiment. Touré, 25 ans, est simplement heureux de jouer à nouveau dans la LCF après avoir été libéré par les Alouettes de Montréal en juin. « Je commençais à trouver le temps long », avoue-t-il. Surtout que Touré avait été en uniforme lors de 13 parties la saison précédente chez les Alouettes. On l’avait même utilisé au sein de l’alignement partant à l’offensive dans huit de ces matches. 

Ce dernier a gardé la forme et surtout le moral en demeurant impliqué dans le domaine du football à Montréal. Il a aidé à diriger notamment l’équipe d’une école secondaire. « Puis j’attendais de recevoir l’appel », précise-t-il.

Les Riders l’avaient approché dès que les Alouettes l’ont libéré. On lui avait alors dit d’être patient. Ils sont finalement passés à l’action il y a une semaine, l’embauchant au sein de l’équipe d’entraînement.

À Régina, Oumar Touré se retrouvera en terrain connu. D’abord, il y a les couleurs. Le vert, il l’a porté à l’époque des Jaguars de L’Érablière à Gatineau puis chez le Vert et Or de l’Université de Sherbrooke.

Puis ce fils de parents du Mali renouera avec deux de ses anciens coéquipiers du Vert et Or, Alexandre Chevrier et Alexandre Gagné. « Nous étions tous des capitaines à l’époque. Nous avions joué quatre ans ensemble », raconte-t-il.