Quatorze ans après avoir dirigé son dernier match à titre d’entraîneur-chef des défunts Renegades en 2005, Joe Poapao est de retour dans la capitale nationale.

Paopao revient à Ottawa

Il a connu les années sombres des Rough Riders puis des Renegades. Joe Paopao espère maintenant que la troisième fois sera la bonne pour lui à Ottawa.

Le sexagénaire s’est joint lundi au Rouge et Noir à titre de nouvel instructeur des porteurs de ballon. Tout ça 14 ans après avoir dirigé son dernier match à titre d’entraîneur-chef des défunts Renegades en 2005.

Tout ça 32 ans après avoir disputé une saison en tant que quart-arrière des défunts Rough Riders en 1987.

« Je l’ai déjà dit par le passé. Ottawa s’avère une de mes villes favorites dans la Ligue canadienne de football. Ma famille a toujours été bien traitée ici par la communauté, même si ça allait moins bien sur le terrain pour l’équipe, a soutenu Paopao, qui était déjà au travail lundi à la Place TD.

«Je suis débarqué de l’avion à 3 h 30 du matin. J’étais déjà au bureau à 6 h 30. Il n’y a pas de temps à perdre. J’ai beaucoup de choses à assimiler en peu de temps.»

Le camp d’entraînement des recrues commencera le 15 mai.

Le nom de Paopao circulait en coulisses depuis une semaine à titre de candidat pour le poste de coordonnateur offensif qui s’avère vacant depuis le départ surprise de Jaime Elizondo. Finalement, l’équipe a décidé d’embaucher l’Hawaïen de 63 ans pour diriger le jeu au sol. «Joe possède beaucoup d’expérience dans cette ligue. De plus, il est disponible. Sauf que notre façon de jouer ici s’avère nouvelle pour lui. Il doit apprendre notre cahier de jeux», a souligné l’entraîneur-chef Rick Campbell.

Du même souffle, ce dernier a confirmé que le Rouge et Noir ne comblera finalement pas le poste de coordonnateur offensif. «Personne ne portera ce titre cette saison, a-t-il dit.

«Ce sera plutôt un travail par comité. Nos instructeurs à l’attaque se partageront la tâche.»

La responsabilité d’appeler les jeux offensifs sur les lignes de côté reviendra toutefois à Winston October, qui dirige les receveurs.

Quant à Paopao, il avait hâte de renouer avec certains visages familiers, dont l’entraîneur des secondeurs, Mark Nelson. «Mon ancien cochambreur lorsque nous étions coéquipiers en Saskatchewan, a-t-il dit.
«Puis je connais Rick depuis longtemps. Son père Hugh a déjà été mon patron chez les Eskimos. Je peux te dire que je suis excité à l’idée de travailler ici. Ça ne fait que quelques heures que je suis au stade, mais je vois une nette différence. Ça respire la confiance au sein de l’organisation. Tu comprends pourquoi le Rouge et Noir a participé au match de la Coupe Grey lors de trois des quatre dernières années.»

Paopao aurait pu faire partie de ces éditions précédentes, a-t-on appris. «Une opportunité s’était déjà présentée», a-t-il souligné.

Mais des problèmes de santé dans sa famille l’ont convaincu de rester en Californie. Plus précisément à Oceanside, près de San Diego.

Ce qui explique pourquoi il n’avait pas travaillé dans la LCF depuis la saison 2014 chez les Lions de la Colombie-Britannique.

Paopao a pu passer plus de temps avec ses enfants et ses cinq petits enfants. Oui, il est maintenant «grand-papa Joe».

«J’ai eu le feu vert à la maison pour revenir à Ottawa. Je suis tellement content. J’ai suivi plusieurs matches de cette équipe via ESPN. Je suis heureux de ses succès pour les amateurs de football de la région.»

Des partisans qui seront heureux si Paopao conserve sa touche magique pour diriger le jeu au sol. Les défunts Renegades avaient aligné à l’époque un porteur de ballon, Josh Ranek, qui avait connu trois saisons consécutives de plus de 1000 verges.

Ce qu’on peut déjà confirmer ? Paopao a conservé ses habitudes vestimentaires colorées.

«J’ai amené avec moi quelques-unes de mes chemises hawaïennes», a-t-il lancé.