Le Rouge et Noir, et son entraîneur des receveurs Winston October, étaient de retour à Montréal vendredi soir pour y affronter les Alouettes.

October revient au nid des Alouettes

MONTRÉAL — Winston October adore remettre les pieds à Montréal, la ville dans laquelle sa carrière dans la Ligue canadienne de football (LCF) a pris son envol de façon spectaculaire, il y a maintenant 20 ans.

L’entraîneur des receveurs du Rouge et Noir était devenu rapidement un favori de la foule du stade Percival-Molson en tant que joueur en 1999 et 2000, ses deux saisons chez les Alouettes. 

Il avait marqué notamment deux touchés sur des retours de botté de dégagement et un autre sur une tentative de placement raté, ramenant le ballon sur 111 verges.

« 1999... Ça fait longtemps sur papier, mais en même temps, j’ai comme l’impression que ce n’était qu’hier que je jouais là-bas. Que je marchais sur le boulevard Saint-Laurent afin de me rendre à nos matches locaux, que je croisais des partisans excités de venir nous encourager », a relaté October, qui portait à l’époque le numéro 11.

« J’ai eu tellement de plaisir à jouer à Montréal. L’atmosphère était incroyable dans le stade. Tu avais de la bonne musique aussi. Nous avions pris l’habitude de célébrer nos touchés à l’époque en grimpant dans les estrades pour donner la main aux spectateurs. Il y avait peut-être 20 000 amateurs dans le stade, mais tu avais l’impression qu’il y en avait 60 000 tellement c’était bruyant. »

Chaque visite dans la métropole québécoise s’avère spéciale pour l’ancien joueur devenu entraîneur. Les Alouettes lui ont servi de tremplin dans les rangs pros à sa sortie de la deuxième division des rangs collégiaux américains.

October, 43 ans, a joué quatre saisons à Edmonton après son passage à Montréal. Il a aussi obtenu un essai dans la NFL à Tampa Bay en même temps que Henry Burris en 2001. Les Redskins de Washington l’avaient invité à leur camp d’entraînement durant la même année.

« Je serai toujours reconnaissant envers Montréal, de Monsieur Wetenhall, sa famille de même qu’au directeur général de l’équipe, Jim Popp, de m’avoir accordé l’opportunité de jouer dans cette ligue. C’est aussi là-bas que j’avais développé une amitié avec Marcel Desjardins, une des raisons pourquoi je suis ici chez le Rouge et Noir. »

Ottawa l’a embauché en tant qu’entraîneur des receveurs en 2018 après un séjour au collège William and Mary en Virginie. On lui a octroyé des responsabilités accrues ce printemps lors du départ soudain du coordonnateur offensif Jaime Elizondo à six semaines du camp d’entraînement.

October a été désigné pour appeler les jeux à l’attaque sans toutefois porter le titre officiel de coordonnateur.

« On travaille en comité. Tous les coaches y mettent un peu du sien », a-t-il rappelé.

« On s’ajuste encore. On devient un peu plus à l’aise. C’est juste plate que nous ayons perdu nos quatre derniers matches », a dit October avant d’affronter les Alouettes.

Ce dernier s’inspire des divers entraîneurs pour lesquels il a évolué durant sa carrière de joueur. De Danny Maciocia, Tom Higgins et Rick Campbell à Edmonton en passant par Charlie Taaffe à Montréal et même Marty Schottenheimer dans la NFL à Washington.

« Je suis choyé. J’ai eu de bons coaches. »

October, qui est né en Guyane, habite à Ottawa avec sa conjointe et leurs deux jeunes filles.

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GAGNON ENCORE LAISSÉ DE CÔTÉ

MONTRÉAL — Philippe Gagnon a décidé de quitter le nid des Alouettes en faveur de la Place TD durant l’hiver. Jusqu’ici, le garde québécois a passé plus de temps sur les lignes de côté que sur le jeu.

L’ancien choix de première ronde a été limité à une seul des sept parties du Rouge et Noir. Il était en uniforme lors de la visite de l’équipe à Winnipeg.

Les entraîneurs l’ont laissé de côté vendredi lors de son retour à Montréal où il a disputé ses trois premières saisons dans la LCF.

« Je n’ai pas de regrets, assurait Gagnon la veille du match contre les Alouettes. Je signerais à nouveau à Ottawa avec ce que je sais aujourd’hui. Je prendrais la même décision. »

« Je savais dans quoi je m’embarquais quand je suis venu ici. Je savais qu’il y avait un groupe un peu établi de joueurs de ligne offensive. J’ai juste à continuer de travailler et un jour, je ferai partie de ce groupe. C’est un bon groupe. Et je ne pourrais pas demander mieux comme environnement. Les infrastructures sont exceptionnelles. Et j’aime la façon de gérer de l’équipe. Je suis toujours satisfait de mon choix. »

Gagnon continue à apprivoiser sa nouvelle d’adoption. Sa copine et lui ont visité plusieurs sites historiques dans la capitale. Ils découvrent aussi le quartier Britannia où la paire habite.

« C’est beau. Après nos séances d’entraînement, je rejoins parfois ma blonde à la plage. C’est le fun. »