Trevor Harris a mal paru dans le revers de jeudi contre les Stampeders. Il accepte le blâme : «En tant que carrière, je serai toujours prêt à prendre la critique», dit-il.

«Notre attaque appartient à l’élite»

Trevor Harris n’a pas passé un très beau week-end.

Le vétéran de 32 ans a quitté la Place TD, jeudi, après avoir été témoin du pire match de l’histoire du Rouge et Noir d’Ottawa.

Il n’a pas eu besoin de se brancher sur Internet, dans les jours qui ont suivi, pour comprendre que les partisans étaient en furie. Et quand les fans d’un club de football sont en rogne, ils blâment d’abord le quart-arrière partant.

« Mais, vous savez quoi ? Les gens jugent sévèrement mes performances, mais je demeure mon plus sévère critique. »

L’entraîneur-chef Rick Campbell et le coordonnateur à l’attaque Jaime Elizondo ne critiquent pas leur homme trop sévèrement.

Ils ont donné du temps de jeu aux réservistes Dominique Davis et Danny Collins, jeudi. Comme tous les fans qui se trouvaient à la Place TD, ils se sont rendu compte assez rapidement que Harris était incapable d’avancer contre la puissante défensive des Stampeders de Calgary.

Harris était de retour à son poste. Il dirigeait l’attaque lorsque l’équipe a repris l’entraînement, lundi matin.

Campbell blâme l’attaque au grand complet pour le revers gênant face à Calgary.

« Nous n’avons pas été capables de faire avancer le ballon du tout durant la première demie. Quand cela se produit, tout devient plus difficile. Nous avons commencé à perdre la bataille pour le temps de possession. Parce que notre attaque ne passait pas assez de temps sur le terrain, notre défensive a fini par passer trop de temps sur le terrain », résume-t-il.

Campbell comprend fort bien les partisans d’avoir ressenti de la frustration au terme de cette partie où son équipe a gagné seulement 169 verges à l’attaque.

« Les matches qu’on a le plus de mal à regarder sont ceux où l’attaque ne fait rien de bon. Dans certains cas, on peut gagner un match 51-49. Tout le monde est content, même si on a commis une série d’erreurs. Je comprends. L’attaque, c’est la partie amusante d’un match de football. Quand ça ne clique pas, les matches deviennent pénibles. »

Collins et Davis n’ont pas mieux fait que Harris.

Le porteur de ballon William Powell, si dominant depuis le début de la saison, a été limité à 21 verges de gain en huit courses.

Le receveur le plus productif de l’équipe, Brad Sinopoli, a capté seulement quatre ballons pour 37 verges.

« En tant que quart-arrière, je serai toujours prêt à prendre la critique. Surtout si ça me permet de protéger mes coéquipiers, affirme Harris. Quand les choses vont mal, je fais tout en mon possible pour améliorer les choses. Je n’ai pas peur de me présenter au boulot. Je demeure convaincu que notre attaque appartient à l’élite. Je sais que les vrais partisans ne vont pas nous lâcher. Ils seront récompensés en fin de saison. »

« Notre attaque appartient à l’élite », répète-t-il.

MacMillan revient
L’attaque du Rouge et Noir recevra un fort coup de pouce, cette semaine, lorsqu’elle affrontera la défensive des Lions de la Colombie-Britannique.

Le joueur de ligne à l’attaque Nolan MacMillan serait enfin prêt à revenir au jeu. Il devrait s’aligner à la position de garde à droite.

« Nous avions hâte de le revoir. Il nous apporte un élément de robustesse. Ce n’est pas une mauvaise chose », note Rick Campbell.

« Je me sentais un peu inutile et impatient ces derniers temps », reconnaît le colosse.

Campbell et Elizondo pourraient maintenant avoir des choix à faire. Leur ligne à l’attaque est en parfaite santé pour la première fois en 2018.

Le Gatinois Charland obtient une deuxième chance avec Ottawa

La date butoir de Mikaël Charland approchait à grands pas. Il attendait patiemment, chez lui, une offre de contrat dans la Ligue Canadienne de Football (LCF). « Je me donnais quatre ou cinq semaines. Au terme de la cinquième semaine du calendrier régulier, si personne ne m’avait fait signe, j’aurais commencé à me chercher du travail dans un autre domaine », explique-t-il.

Après avoir passé les deux dernières saisons à Ottawa, puis à Montréal, le secondeur gatinois s’attendait à déménager dans l’ouest pour poursuivre sa carrière.

« Sur ma liste, le Rouge et Noir ne figurait pas très haut. Ses dirigeants m’avaient retranché au terme de ma première saison. Quand ils m’ont passé un coup de fil, j’étais vraiment surpris. Ma famille aussi. C’est vraiment le cas de le dire, tout peut arriver dans cette ligue », dit-il, avec un large sourire.

Charland est de retour à la Place TD. Il a signé un contrat dans les dernières heures. Il poursuivra, pour l’instant, sa carrière avec l’équipe d’entraînement.

Il n’est pas question pour lui d’affronter les Lions, plus tard, cette semaine.

Son tour viendra peut-être plus tard.

« Mikaël, c’est un gars que nous aimons bien. Nous l’avons repêché, il y a quelques années. Il est imposant, physiquement. Une équipe n’a jamais assez de profondeur », résume l’entraîneur-chef Rick Campbell.

Le Rouge et Noir aimait suffisamment Charland pour le sélectionner en deuxième ronde lors du repêchage universitaire canadien de 2016.

Une blessure l’a empêché de se faire valoir lorsqu’il était une recrue.

« En me retrouvant dans l’équipe d’entraînement, je peux gagner quelques sous et payer mes factures, mais je peux surtout prouver aux dirigeants de l’équipe que je n’ai pas perdu mon talent. Je suis aussi talentueux aujourd’hui qu’à l’université », de dire l’ancien des Stingers de Concordia.

En rentrant à Ottawa, Charland n’aura pas à se soucier de se trouver un appartement. Ses parents avaient quitté l’Outaouais, mais ils ont décidé de revenir. « Ils viennent d’acheter une nouvelle maison. Tout tombe en place », s’exclame-t-il.