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Matt Nichols avoue qu'Ottawa est une de ses destinations favorites dans la LCF.
Matt Nichols avoue qu'Ottawa est une de ses destinations favorites dans la LCF.

Nichols se voyait chez le Rouge et Noir depuis... 2013

Martin Comtois
Martin Comtois
Le Droit
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Sept ans plus tard, Matt Nichols voit son vœu exaucé. Il jouera enfin pour le Rouge et Noir.

Le quart-arrière américain croyait bien aboutir dans la capitale canadienne en décembre... 2013 lors du repêchage d’expansion. Il a offert cette confidence durant une entrevue au Droit, lundi, au lendemain de son embauche.

Nichols était membre à l’époque des Eskimos d’Edmonton. «J’étais impliqué dans une bataille avec Mike Reilly pour le poste de quart partant. Nous nous doutions que le perdant ne serait pas protégé en vue du repêchage et qu’il serait sélectionné par le Rouge et Noir», relate-t-il lorsque joint chez lui dans l’état de Washington.

«J’ai terminé cette saison avec une blessure. Je croyais que c’était possible que je me retrouve à Ottawa. J’y ai cru jusqu’à la fin.»

L’organisation avait finalement opté pour Kevin Glenn, qui n’aura jamais disputé un match dans l’uniforme de bucheron. Elle l’avait remplacé par le vétéran Henry Burris, embauché à fort prix quelques semaines après le repêchage d’expansion.

«Aujourd’hui, je suis excité de me retrouver à Ottawa. C’est une de mes destinations favorites dans cette ligue avec son architecture, ses bons restos sur le marché By et son beau stade», affirme Nichols, qui fêtera ses 34 ans en mars.

On le dit vieux. Mais c’est relatif pour les partisans du Rouge et Noir qui ont vu Burris briller dans une conquête de la coupe Grey à l’âge de 41 ans.

Henry Burris

Ces derniers ont aussi vu Anthony Calvillo connaître du succès à l’autre bout des autoroutes 417 et 40 jusqu’au début du cap de la quarantaine chez les Alouettes de Montréal.

Reste à voir si Nichols pourra les imiter, lui qui était le quart le plus productif de la LCF en 2019 avant de se blesser à une épaule. Le vétéran de sept saisons était notamment le meneur au chapitre des passes de touché (15) et du pourcentage d’efficacité (107,2).

«Je connaissais la meilleure saison de ma carrière alors chez les Blue Bombers de Winnipeg», rappelle-t-il.

«Tout semblait se dérouler lentement sous mes yeux. Je me sentais tellement bien. Là, j’ai hâte de retourner sur le terrain et poursuivre ma progression comme quart-arrière. Puis ces dernières années avec les entraînements spécialisés qui se sont multipliés durant la saison morte et les meilleures habitudes de nutrition, les carrières de quart se sont prolongées pour le mieux. Je sens que j’ai encore quelques bonnes saisons à offrir. Puis comme j’ai mentionné, je pense à Ottawa depuis 2013. J’ai toujours eu les yeux sur cette organisation.»

C’est encore plus le cas depuis que son ancien patron s’est joint au Rouge et Noir. Avant d’être embauché en tant qu’entraîneur-chef, Paul LaPolice a été coordonnateur offensif à Winnipeg où son homme de confiance était justement Nichols.

«J’ai une excellente relation avec Paul. Nous avons bien travaillé ensemble pendant quatre ou cinq ans. Je connais son cahier de jeu comme le fond de ma poche. J’ai aidé à le bâtir. Je maitrise toutes les terminologies. Je suis content d’avoir l’opportunité de faire équipe à nouveau avec lui.»

Nichols l’avoue. La dernière journée et demie a été fertile en émotions.

Jusqu’à dimanche après-midi, le père de famille de deux jeunes filles était membre des Argonauts de Toronto. Mais l’équipe l’a libéré, étant incapable de restructurer son contrat.

Le Rouge et Noir l’a contacté immédiatement, surtout que le club se trouvait dans un cul-de-sac dans ses négociations pour restructurer l’entente qui le liait au quart-arrière Nick Arbuckle.

Finalement, Nichols est abouti à Ottawa tandis qu’Arbuckle, libéré dimanche soir, s’est joint aux Argos lundi.

«Ça ressemble à un échange. Tu sentais depuis quelques semaines que ce genre de chose était une possibilité», concède-t-il.

«Je ne pourrais pas être plus heureux.»

Le Rouge et Noir a préféré Nichols à Arbuckle pour une question d’argent, mais aussi de durée de contrat. Le nouveau quart a accepté un pacte de deux ans.

Et drôle de coïncidence dans toute cette histoire? Nichols imite Henry Burris en succédant, sept ans plus tard, à un autre quart-arrière issu des Stampeders de Calgary, qui n’aura fait que passer à Ottawa sans jouer un seul match.