Impossible de savoir si Kyries Hebert sera en uniforme, vendredi, face aux Alouettes de Montréal au stade Percival-Molson.

Mutisme autour de Hebert

Jouera-t-il ou non contre son ancien club ?

Impossible de savoir si Kyries Hebert sera en uniforme, vendredi, face aux Alouettes de Montréal au stade Percival-Molson. Suspendu pour une partie par la Ligue canadienne de football (LCF), le loquace secondeur étoile a été tenu loin des médias, lundi, lors de l’entraînement du Rouge et Noir sous une chaleur écrasante à la Place TD.

En fait, le vétéran de 37 ans a dû se contenter d’un rôle de spectateur pendant que la recrue Avery Williams le remplaçait au sein de la première unité. Il a passé la séance sur les lignes de côté, vêtu de son dossard 34.

Puis ses patrons se montraient tout aussi discrets.

Est-ce que Hebert fera appel de sa punition afin de pouvroir affronter les Alouettes ? C’est possible, même si personne n’a voulu confirmer le tout.

« Je ne vais pas commenter d’une façon ou d’une autre », a soutenu le directeur général Marcel Desjardins.

On lui a demandé ce qu’il a pensé du plaqué ayant mené à cette suspension. Hebert s’est propulsé dans les airs, jeudi dernier, pour frapper avec son casque la tête du receveur des Stampeders de Calgary, DaVaris Daniels.

« Je ne vais pas commenter quoi que ce soit, sauf pour dire que la décision a été prise par la ligue », a-t-il répondu.

Les journalistes se sont essayés à nouveau auprès de Desjardins. Le Droit lui a rappelé qu’une ancienne vedette de la LCF, Jon Cornish, a réclamé que Hebert soit banni du circuit.

Il faut rappeler ici que Cornish a vu sa carrière prendre fin aux mains du joueur du Rouge et Noir en 2014.

Hebert évoluait alors chez les Alouettes.

Il avait été expulsé de la partie en plus d’être mis à l’amende par la ligue pour son coup de la corde à linge.

« Ça ne me donne rien de commenter sur des choses de la sorte », a affirmé Desjardins au sujet de la sortie publique de Cornish.

Il s’agit de la première suspension en carrière de Kyries Hebert, considéré le joueur le plus salaud par plusieurs de ses adversaires. Il avait été mis à l’amende à trois reprises par le passé.

L’an dernier, il avait effectué un plaqué casque contre casque aux dépens du quart substitut des Argonauts de Toronto, Cody Fajardo.

« Je sais que la prochaine fois qu’il y aura un incident, je serai suspendu, avait-il confié au Montreal Gazette.

«Je dois m’assurer que tous mes plaqués soient légaux. Il ne peut pas y avoir de zone grise.»

Une autre de ses victimes durant sa carrière s’avère maintenant un de ses coéquipiers. Le centre-arrière Brendan Gillanders a été frappé à la tête en septembre 2016.

Ce dernier est venu à la défense de Hebert dans les dernières heures.

«Il m’en avait parlé de ce coup durant une rencontre d’équipe plus tôt cette saison. Il m’a dit qu’il ne cherchait pas à faire contact avec ma tête. Honnêtement, ce genre de choses arrivent quand tu as des joueurs qui filent à toute vitesse en direction opposée.»

Gillanders ne croit pas que son nouvel ami chagenra sa façon de jouer.

«Il va continuer à repousser les limites, a-t-il lancé.

«Je peux dire que de l’avoir dans notre alignement, ça motive tous les autres joueurs à frapper l’adversaire un peu plus fort», a-t-il ajouté.