Le coordonnateur défensif du Rouge et Noir, Mark Nelson, a effectué ses débuts en tant qu'entraîneur dans la LCF, il y a 25 ans, à Edmonton. L'ancien secondeur en est à sa quatrième saison à Ottawa où il s'amuse à diriger des joueurs tels que Keelan Johnson (à gauche) et Jerrell Gavins (à droite).

Mark Nelson s'amuse encore à 61 ans

C'était sa fête la semaine dernière. C'est passé inaperçu chez le Rouge et Noir.
Mark Nelson a célébré ses 61 ans, le 25 juillet. « Je n'ai pas eu de gâteau et même pas un cadeau de ces joueurs », a lancé à la blague le coordonnateur défensif de la première heure de la jeune franchise.
L'ancien joueur devenu entraîneur n'a rien perdu de son sens de l'humour malgré les difficultés rencontrées par les champions de la coupe Grey jusqu'ici en 2017. « Quand tu perds, tes heures sont encore plus longues au stade. Tu veux toujours trouver une solution, souligné le fidèle allié de l'instructeur-chef Rick Campbell.
«Je ne m'en plains pas. J'ai tellement de plaisir encore à diriger ces jeunes hommes.»
Nelson, c'est l'homme qui campe plusieurs rôles non officiels au sein de l'équipe. Il peut détendre l'atmosphère avec une blague. Il est capable de ramener à l'ordre les joueurs avec sa voix rocailleuse qui rappelle celle de l'acteur Nick Nolte.
Puis il joue aussi au papa.
«Il est toujours là pour t'aider à l'extérieur du terrain. Il m'a pris sous son aile à mes débuts ici, a confié le maraudeur Antoine Pruneau. Il va toujours te demander comment ça va, s'intéresser à ta famille et ta copine.»
Mark Nelson a obtenu son premier emploi d'entraîneur, il y a 25 ans. Les Eskimos d'Edmonton l'avaient embauché à titre de coordonnateur des unités spéciales.
«Mais j'avais effectué mes débuts à l'âge de 30 ans à la tête d'une équipe d'une école secondaire en Oklahoma peu de temps après avoir été mis à la retraite au début de la trentaine», a précisé cet ancien secondeur canadien des Roughriders de la Saskatchewan et des Stampeders de Calgary.
Sa carrière sur les lignes de côté l'a amené à San Antonio, Toronto, Valdosta, Russellville, Lexington, Waco, Tulsa, Louisville, Winnipeg et Montréal avant d'aboutir dans la capitale nationale en 2014.
Nelson lance à la blague avoir perdu le compte du nombre de fois qu'il a déménagé. Il espère continuer à être entraîneur.
Qui sait, il pourrait peut-être diriger un de ses garçons, Kyle, qui fait carrière en ce moment dans la NFL en tant que spécialiste des longues remises chez les 49ers de San Francisco.
«Mon père demeure le meilleur joueur de notre famille, a fait valoir Mark Nelson en parlant de Roger Nelson, qui était une vedette des Eskimos durant les années 1950 et 1960.
«Kyle est le deuxième meilleur. Et il m'a déjà signifié son souhait de jouer une saison dans la Ligue canadienne de football avant de prendre sa retraite. Il veut poursuivre le lien de notre famille avec ce circuit. J'espère être encore sur les lignes de côté quand ce jour arrivera.»
À ce sujet, Nelson se met à rire à nouveau. Puis il rappelle à Pruneau, qui se trouve non loin de lui, que les deux hommes ont un pari. Un pacte qui remonterait à la première saison du Rouge et Noir.
«Disons qu'il (Antoine) a besoin de réussir encore quelques gros jeux pour avoir le dessus», a lancé le sexagénaire avant de retraiter au vestiaire.
Un oeil sur Ankou et la NFL
Marcel Desjardins restera à Ottawa. Pas question pour lui de se rendre au sud de la frontière cet été et effectuer une tournée des camps d'entraînement des clubs de la NFL.
Le dg du Rouge et Noir a préféré déléguer ses adjoints Jeremy Snyder et Jean-Marc Edmé de même que le dépisteur canadien Miles Gorrell. Deux autres recruteurs américains de l'équipe sont aussi mis à contribution.
«Les années précédentes, j'y allais quand il y avait une pause dans notre calendrier, a noté Desjardins. Sa formation ne profitera pas d'une semaine de relâche avant le mois d'octobre.
Le Rouge et Noir gardera un oeil sur un de ses choix au dernier repêchage. L'ailier défensif Eli Ankou, d'Orléans, tente sa chance chez les Texans de Houston.
«On ne s'attend pas à le voir bientôt chez nous. Ça pourrait être plus tard cette année ou ça pourrait aussi plusieurs années avant qu'il s'amène ici», a concédé Desjardins en parlant du colosse de 6'3'' et 290 livres.
L'ailier défensif d'Orléans, Eli Ankou
Une trentaine de gars
Le Rouge et Noir va zieuter une «trentaine de gars» au sein de chacun des clubs de la NFL. «Nous allons découvrir des joueurs que nous n'avons pas eu la chance de voir jusqu'ici», a expliqué le patron franco-ontarien.
Et il y a ces anciens membres du Rouge et Noir, qui ont gagné la coupe Grey en 2016.
Mitchell White, Forrest Hightower et Jeff Richards essaient de percer l'alignement d'une formation de la NFL. Est-ce qu'on pourrait les revoir à Ottawa s'ils échouent aux États-Unis ?
«Ça dépend... Souvent, ces joueurs qui reviennent dans notre ligue recherchent une augmentation de salaire importante. Il faut alors regarder si ça respecte notre budget. Et si oui, est-ce qu'il faut libérer un joueur pour faire de la place au nouveau ? Il y a mille et une choses qui rentrent dans une telle décision.»
Est-ce que le petit cochon du Rouge et Noir est vide ?
«Il reste toujours de l'argent», a répondu Desjardins avec un sourire en coin.
L'an passé, son club a embauché le plaqueur Cleyon Laing à la veille des éliminatoires. En 2015, c'est l'ailier défensif Shawn Lemon qui s'était amené après avoir raté son coup dans la NFL.