Marc-Antoine Dequoy
Marc-Antoine Dequoy

Marc-Antoine Dequoy: un clone de Pruneau, ou presque

Est-ce que le Rouge et Noir pourrait se laisser tenter par un autre membre de la tertiaire des Carabins de l’Université de Montréal, six ans plus tard, en première ronde?

On dit de Marc-Antoine Dequoy qu’il est un clone, ou presque, du vétéran maraudeur Antoine Pruneau. Des comparaisons que l’espoir de L’Île-Bizard a entendues depuis quelques saisons.

«Depuis que je suis arrivé chez les Carabins», lance le demi défensif.

«Je porte le même numéro qu’Antoine avait ici. Je joue à la même position que lui quand il était ici. Et nous sommes deux gars assez rapides, même si nous n’avons peut-être pas le même gabarit.»

Qui plus est, Dequoy a connu une carrière universitaire tout aussi fructueuse que Pruneau après avoir joué seulement cinq parties en trois ans dans les rangs collégiaux.

Le RSEQ l’a nommé joueur défensif de l’année, en 2018.

Dequoy, 25 ans, confirme avoir eu des discussions avec le Rouge et Noir. «Ça serait drôle de suivre encore Antoine», dit-il.

L’étudiant-athlète de six pieds et trois pouces a été franc avec les clubs de la LCF dans les dernières semaines. «Je ne leur ai pas caché que je veux faire partie d’une équipe de la NFL.»

S’il n’est pas choisi par une formation américaine dans les prochaines heures, Dequoy s’attend à obtenir une invitation à un camp d’entraînement au sud de la frontière. Des clubs s’intéressent à lui depuis la tenue de son «Pro Day», le 9 mars, à Montréal.

Marc Antoine Dequoy, 25 ans, confirme avoir eu des discussions avec le Rouge et Noir.

Il a obtenu un chrono de 4,35 secondes au test du 40 verges. Ce temps l’aurait placé premier parmi tous les maraudeurs qui ont pris au camp d’évaluation de la NFL, en février.

Les Eagles de Philadelphie et les Bears de Chicago étaient présents, ce jour-là. Les Seahawks de Seattle ont fait leurs devoirs à son sujet dans le dernier mois.

Son agent aussi. Sasha Ghavami est habitué de dénicher des opportunités dans la NFL pour ses clients québécois depuis quelques années. Il y a eu notamment Mathieu Betts qui a obtenu un essai chez les Bears et Antony Auclair chez les Buccaneers.

«C’est sûr que si ça ne fonctionne pas dans la NFL, je vais prendre un grand plaisir de jouer dans la ligue canadienne. Je veux juste jouer au football.»

Et pas question pour lui de se débarrasser de ses longs cheveux. C’est devenu une de ses marques de commerce.

«Ça va rester, même si je les ai fait couper juste un petit peu quand même.»