Le botteur du Rouge et Noir, Lewis Ward, a ajouté samedi un autre record à sa feuille de route déjà impressionnante en deux saisons à Ottawa. Il a réussi un placement de 56 verges contre les Tiger-Cats de Hamilton. Reste à voir où il jouera l’an prochain.

Lewis Ward surprend encore

Il n’est plus parfait, mais Lewis Ward continue de surprendre.

Tiens par exemple samedi à Hamilton. Le petit botteur du Rouge et Noir a réussi le plus long placement dans l’histoire des trois franchises de la LCF à Ottawa.

Un bon coup de pied précis qui a envoyé le ballon sur 56 verges entre les deux poteaux.

Pas pire pour un joueur dont les quelques détracteurs doutent encore de la puissance de sa jambe droite. Pas pire non plus de réussir le coup dans un stade reconnu comme un cimetière de botteurs.

Le vent cause toujours des maux de tête au Tim Hortons Field.

Ward a été chanceux. Dame Nature était de bonne humeur lors du passage du Rouge et Noir.

« Je ne le cacherai pas. C’est pas mal cool de réussir un autre record », a admis le principal intéressé. La marque précédente était de 55 verges. Elle était détenue conjointement par trois botteurs, Chris Milo (2016), Wayne Lammie (1996) et Dean Dorsey (1985).

Ward, lui, possède quelques records en seulement deux ans dans la LCF. Il a notamment réussi 69 tentatives de placements consécutives en saison régulière.

Une séquence qui a pris fin à la mi-août lors du neuvième match du Rouge et Noir. Depuis, l’ancien gardien de sécurité de la Place TD devenu botteur a raté quatre de ses 23 tentatives.

« Je ne suis pas totalement satisfait de ma saison. Et ce n’est pas parce que mes statistiques ne sont pas similaires à celles de l’an passé », a dit Ward, qui avait été nommé recrue de l’année et joueur par excellence au sein des unités spéciales du circuit.

« Ce qui me déçoit, c’est la façon dont j’ai raté ces bottés de placement. Ce n’est pas dans mes habitudes. Ma technique laissait à désirer. J’aurais bien aimé pouvoir reprendre quelques-unes de ces tentatives. »

Reste que le numéro 10 demeure efficace.

Les chiffres ne mentent pas. Il a réussi 40 de ses 45 tentatives. Dans le lot, il a été fructueux à six reprises sur plus de 50 verges, un sommet dans la LCF qu’il partage avec le vétéran Justin Medlock, des Blue Bombers de Winnipeg.

Pas pire encore une fois pour un botteur dont les détracteurs doutent de la puissance de sa jambe.

« Côté pourcentage de réussite, je crois que je suis parmi les premiers dans la ligue », a lancé Ward, qui possède une moyenne d’efficacité de 88,9 %. Seuls Sergio Castillo (90,9 %) et Sean Whyte (90,2 %) le devancent.

Il pleuvait mardi midi pendant que Lewis Ward parlait au journaliste du Droit. Il a été question de ce nouveau record et de sa saison actuelle, mais aussi de la prochaine.

Où jouera-t-il en 2020 ? Ça semble nébuleux.

Son premier contrat chez les pros prendra fin en février. Il pourrait bien obtenir des essais dans la NFL. Des équipes ont suivi son parcours cette saison.

Ottawa a donné de bons botteurs à la NFL. Il suffit de penser à Brett Maher, qui fait carrière depuis deux ans à Dallas. Le même Maher que Ward a remplacé.

« Je pensais que j’avais réussi un long botté avec ma tentative de 56 verges samedi. Puis le lendemain, je le vois (Brett) réussir un placement de 63 verges ! Il a détruit ce ballon-là ! »

Dire que des gens doutaient que Maher puisse faire carrière dans la NFL. Un peu comme c’est le cas en ce moment avec Lewis Ward, qui « ne dirait pas non » à un essai.

« Mais ça doit être un endroit qui me convient. Un peu comme en ce moment dans cette ligue-ci », a-t-il dit.

Et s’il revient dans la LCF en 2020, est-ce que ce sera à Ottawa ?

« Je ne sais pas si mon agent a eu des discussions avec l’organisation. Il reste deux matches. On verra par la suite qu’elles sont nos options. J’aimerais revenir à Ottawa, mais je dois prendre la décision qui s’avère la meilleure pour moi. »

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Antoine Pruneau

LE ROUGE ET NOIR PRÔNE LA PRUDENCE AVEC ANTOINE PRUNEAU

Ses patrons avaient laissé entendre le 9 septembre que sa saison était possiblement terminée. Antoine Pruneau venait de se blesser sérieusement à la jambe droite lors du premier jeu d’un match contre les Argonauts de Toronto, deux jours plus tôt, à la Place TD. C’était mal connaître le vétéran de six saisons dans la LCF.

Le maraudeur était de retour sur le terrain, mardi matin, lors de la première séance d’entraînement du Rouge et Noir en vue du prochain match contre justement les... Argonauts. Il a participé aux étirements au milieu de la surface de jeu de la Place TD. Mais il n’a pas obtenu de répétitions au sein de la première unité défensive.

« Je sais qu’il est excité de porter à nouveau un casque, de porter un chandail et de courir ici et là », a soutenu l’entraîneur-chef Rick Campbell, qui prône la prudence.

Reste à voir si le capitaine de la défensive jouera par contre cette semaine ou la semaine prochaine. « C’est possible. Je le pense, lui aussi, a dit Campbell en parlant de Pruneau. Mais nous allons être prudents. Il devra être complètement rétabli. Il est hors de question de compromettre sa santé et qu’il entame la saison morte sur une mauvaise note. »

Antoine Pruneau a participé à seulement huit parties en 2019. Il avait raté trois matches plus tôt durant l’été en raison d’une blessure à une main. Le numéro 6 était revenu au jeu plus tôt que prévu. Il a réussi 23 plaqués et une interception en cette saison écourtée pour lui. Ce dernier a accepté une prolongation de contrat en décembre 2018, lui assurant d’être un membre du Rouge et Noir jusqu’à l’automne 2021.