Le botteur du Rouge et Noir, Lewis Ward, participe cette semaine à trois essais dans la NFL à Cincinnati, Atlanta et Indianapolis. Il était au Minnesota vendredi dernier.
Le botteur du Rouge et Noir, Lewis Ward, participe cette semaine à trois essais dans la NFL à Cincinnati, Atlanta et Indianapolis. Il était au Minnesota vendredi dernier.

Lewis Ward se rapproche de la NFL

Les Vikings du Minnesota l’avaient invité chez eux vendredi dernier pour le voir botter. Puis lundi, Lewis Ward se trouvait en Ohio pour tenter d’épater les dirigeants des Bengals de Cincinnati.

Ce n’est qu’un début pour la vedette du Rouge et Noir, qui tente d’obtenir un contrat dans la NFL après deux saisons fructueuses à Ottawa. Un autre essai l’attend mardi à Atlanta.

Les Falcons veulent observer de près le botteur qui détient le record de la Ligue canadienne de football pour le plus grand nombre de tentatives de placement réussies en saison régulière. Le principal intéressé a été parfait 69 fois de suite entre juin 2018 et août 2019.

Au total, quatre équipes s’intéressent à lui... pour l’instant. Un nombre qui pourrait grimper puisqu’il y a pénurie de botteurs fiables au sud de la frontière.

Ward, 27 ans, sera de retour à Ottawa mercredi pour... une seule journée. Car dès jeudi, l’athlète de 5’7’’ et 175 livres prendra l’avion vers Indianapolis. Ce sera au tour des Colts de l’épier.

« Voyager et obtenir l’opportunité de s’entraîner devant toutes ces équipes, c’est une expérience incroyable », a soutenu Ward au Droit, lundi, avant son essai chez les Bengals.

« C’est enrichissant de voir comment ça fonctionne dans la NFL, de visiter les stades et autres infrastructures de chaque équipe ici. C’est très impressionnant. »

Il s’agit surtout d’une aventure très taxante sur le corps et le ciboulot. Ward aura visité quatre villes américaines en une semaine.

« C’est beaucoup de voyagement, de paperasse à remplir, de tests physiques à passer et des rencontres avec des entraîneurs, a-t-il avoué. Les journées peuvent être longues, c’est sûr. »

Lewis Ward s’est distingué durant ses deux premières saisons à Ottawa par sa précision, mais aussi son calme. On l’a vu rarement s’emporter sur le terrain durant sa séquence incroyable.

Mais le numéro 10 avoue être un peu nerveux ces jours-ci en visite chez les équipes de la NFL.

« C’est normal. C’est une nouvelle aventure. Je ne sais pas trop à quoi m’attendre [...] Et si tu es nerveux, ça veut dire que ça te tient à cœur tout ça. »

Surtout, Lewis Ward était heureux d’obtenir des commentaires après son premier essai.

« La majorité du feedback était positive. Les Vikings étaient impressionnés par ma précision, mais ils auraient aimé voir un peu plus de puissance et de distance dans mes bottés d’envoi. C’est toujours bon de savoir sur quoi travailler à notre retour à la maison. »

Ward a été utilisé uniquement pour les tentatives de placement durant ses deux premières saisons chez le Rouge et Noir.

Ce dernier dit avoir confiance de dénicher un contrat. En 2019, il a notamment réussi six placements de 50 verges ou plus, un sommet dans la LCF.

« J’ai juste besoin que le personnel d’entraîneurs d’une équipe tombe amoureux de moi et de mes habiletés », a-t-il soutenu.

« Je crois pouvoir être dominant dans n’importe quelle ligue. Mon approche demeure la même. Ne jamais rater la cible et aider mon équipe à gagner des matches. Je peux continuer à faire la même chose si je suis assez chanceux pour me tailler une place au sein d’une équipe. »

Le Rouge et Noir, lui, se prépare à un éventuel départ. Il a mis sous contrat lundi le botteur canadien Gabriel Ferraro, qui avait tenté sa chance à Régina la saison dernière.

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Calendrier imparfait à Ottawa

Marcel Desjardins a jeté un coup d’œil au calendrier de la prochaine saison dévoilé lundi par la LCF.

L’équipe du directeur général du Rouge et Noir ouvrira la saison 2020 à domicile face aux Argonauts de Toronto, le 12 juin. Ce sera l’un des quatre matches locaux disputés un vendredi soir durant l’été et l’automne à la Place TD.

« Le calendrier n’est pas parfait, mais c’est mieux que certaines années précédentes », a soutenu Desjardins.

« Ce n’est pas idéal de jouer un seul match à la maison lors des cinq ou six premières semaines de la saison. On va avoir du rattrapage à faire. »

Deux autres trucs retenant son attention ? Le Rouge et Noir sera en action 13 semaines de suite avant d’obtenir son deuxième congé de 2020 au début du mois d’octobre.

« Ce n’est pas l’idéal. Rendu en septembre, tu commences à avoir besoin de repos. Ça serait mieux de pouvoir espacer les semaines de congé. Mais c’est ça qui est ça. Ça ne sert à rien d’en dire plus. Il faudra essayer de bien gérer ça. »

Ottawa aura congé lors des troisième, 17e et 21e semaines du calendrier de la LCF.

À deux reprises, les joueurs du nouvel entraîneur-chef Paul LaPolice disputeront trois matches de suite à l’étranger.

« Ça nous rend la vie un peu plus difficile... On va devenir des Road Warriors », a lancé en
riant Desjardins.

Le DG a aussi confirmé que le coordonnateur des unités spéciales Bob Dyce sera l’unique entraîneur de l’édition 2019 qui va demeurer en poste dans l’ère LaPolice. Tous les autres adjoints, dont Noel Thorpe, Winston October et Leroy Blugh, poursuivront leur carrière ailleurs.

Le Rouge et Noir espère aussi annoncer d’ici Noël une prolongation de contrat avec un autre de ses joueurs actuels.