Le botteur du Rouge et Noir d'Ottawa, Lewis Ward, tentera de prolonger sa séquence historique de 48 placements consécutifs samedi, face aux Stampeders de Calgary.

Lewis Ward, alias M. Parfait, est prêt

Le compteur va reprendre là où il avait été mis sur pause par Lewis Ward lors du dernier match du calendrier, le 2 novembre, à la Place TD.

Le botteur du Rouge et Noir tentera de prolonger sa séquence historique de 48 placements consécutifs, samedi, à Calgary. Il avait battu le record précédent de 39 détenu par Rene Paredes.

Ce qui lui avait valu deux surnoms. Ceux de « Monsieur Parfait » et « Monsieur Automatique ».

La Ligue canadienne de football (LCF) ne comptabilise pas les tentatives de placement effectuées en éliminatoires.

« Il paraît que la séquence demeure en vie. Je vais être honnête. Je n’y pense pas trop. Je suis simplement heureux d’obtenir à nouveau l’opportunité de botter pour cette équipe-ci. »

Pourtant, son poste n’a jamais été menacé.

Ward a réussi 98,1 % de ses tentatives à première saison chez les pros en 2018 à Ottawa. Cela lui a valu d’être nommé recrue de l’année et joueur par excellence au sein des unités spéciales au banquet de la LCF en novembre dernier.

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Comment peut-il faire mieux à sa deuxième saison ?

« Je ne sais pas. Ce qui me préoccupe avant tout, c’est de toujours aider cette équipe à gagner, que ce soit en réussissant deux placements ou sept dans un match. Je vais faire ce qui est nécessaire. »

Le petit joueur de 5’7’’ et 175 livres dit avoir profité de l’hiver pour peaufiner sa technique de coup de pied. « Et pour retrouver un peu la santé », a-t-il soutenu.

Non, Lewis Ward n’était pas blessé. Juste un peu épuisé. « À force de botter encore et encore, ta jambe en ressent les effets », a raconté l’ancien des Gee Gees d’Ottawa, qui était habitué auparavant à des saisons de huit à 10 parties dans les rangs universitaires.

Sa jambe droite semble bien reposée.

À son unique sortie en match pré-saison, Ward a réussi ses trois tentatives de placement contre Hamilton. Ce fut un camp d’entraînement discret pour lui.

« Personne n’est venu me parler. Tu es le premier », a-t-il dit, sourire en coin, au sujet des médias qui le sollicitaient toujours l’an dernier.

Qu’a-t-on appris d’autre, en lui jasant ? Le jeune homme s’est entraîné durant la saison morte avec deux de ses anciens coéquipiers chez les Gee Gees, Ty Cranston et Jackson Bennett. Le premier vient de percer l’alignement des Alouettes de Montréal en tant que maraudeur substitut. Le second a été recyclé en porteur de ballon après avoir été demi défensif.