Henry Burris

Les Tiger-Cats tardent à rugir

Une équipe affamée attend de pied ferme le Rouge et Noir, demain soir, à Hamilton.
À la surprise générale, les Tiger-Cats sont toujours à la recherche d'une première victoire en trois parties jusqu'ici en 2014. Il s'agit de la même formation, ou presque, qui a atteint le match de la coupe Grey.
Le seul gros morceau qui ne fait plus partie du casse-tête? Le quart-arrière Henry Burris, maintenant à Ottawa. Il a été remplacé par le jeune Zach Collaros, blessé en ce moment.
«Il (Burris) sera motivé de se pointer là-bas», a avoué l'entraîneur-chef Rick Campbell.
On sait que ses anciens coéquipiers se méfient de Smilin Hank.
«Même si c'est une équipe d'expansion, Ottawa mise sur plusieurs vétérans et plusieurs bons jeunes joueurs capables de faire de gros jeux, a souligné le receveur québécois des Ti-Cats, Samuel Giguère.
Des bouchées doubles
Ce dernier venait de compléter le dernier entraînement des siens avant ce match, hier après-midi, quand il a donné suite à l'appel du Droit. Le message des instructeurs?
«On doit prendre des bouchées doubles», a soutenu le joueur des Tiger-Cats au bout du fil. Il conserve toutefois bon espoir de voir ses coéquipiers et lui retrouver le sentir de la victoire.
«Oui, nous avons un début de saison assez difficile. C'est dur à dire pourquoi. Nous avons eu un bon camp d'entraînement. Les entraîneurs font du bon travail de préparation. La défensive joue bien, a relaté Giguère.
«Mais malheureusement en attaque, nous ne sommes pas capables de compléter des jeux.»
Déjà-vu
Ça semble familier?
Le Rouge et Noir, qui occupe le premier rang de la division Est, éprouve le même problème.
Ce sera un choc entre deux clubs qui n'ont pas marqué de touché à leur dernière sortie.
La partie se déroulera sur le terrain de football de l'université McMaster pouvant accueillir que 6000 spectateurs. Une situation qui ne fait pas l'affaire des détenteurs de billet de saison.
Le nouveau stade des Ti-Cats n'est pas prêt. Des retards dans les travaux de construction ont obligé la direction à déménager ses parties locales.
«Ça ne changera pas grand-chose pour nous, les joueurs, a rappelé Samuel Giguère, qui a noté que l'équipe a évolué au stade de l'Université de Guelph en 2013.
«À la fin de la journée, le terrain reste le même. Les dimensions ne changent pas. Il n'y a pas de différence.»
Seulement moins d'amateurs pour applaudir l'équipe locale et huer le Rouge et Noir.