Les récentes statistiques de Trevor Harris sont impressionnantes. Il accumule les bons jeux.

Les Alouettes, la proie favorite de Harris

Sur papier, ça devrait être un match à sens unique, vendredi soir, à la Place TD.

Le Rouge et Noir, qui trône au premier rang de la division Est avec une fiche de 6-3, recevra la visite des Alouettes de Montréal. Le pire club de la Ligue canadienne de football n’a gagné que deux fois en dix matches en 2018.

Qui dit Alouettes, dit la proie favorite du quart-arrière Trevor Harris. Ce dernier montre un dossier de 7-1 en carrière contre les Alouettes. De ces 25 parties dans lesquelles il a récolté plus de 300 verges par la passe depuis son arrivée au Canada, cinq ont été contre le club montréalais.

Ajoutez à cela que Harris se trouve une lancée incroyable, ayant amassé 1229 verges dans les trois derniers matches. Il s’agit du second plus haut total pendant une séquence de trois joutes dans la LCF depuis... 2003.

Le joueur étoile du Rouge et Noir a complété 69,6 % de ses passes depuis le début de la saison, un sommet parmi les quarts du circuit Ambrosie.

Les Alouettes, eux, s’amènent avec le jeune Antonio Pipkin qui obtiendra seulement un deuxième départ en carrière. Tout juste remis d’une commotion cérébrale, Johnny Manziel sera son substitut, lui qui avait entamé le dernier match contre Ottawa.

Campbell prudent

Comme on disait, ça devrait être un match à sens unique.

« Je ne vais pas embarquer là-dedans », a averti l’entraîneur-chef du Rouge et Noir, Rick Campbell.

« Nous avons vu le dernier match des Alouettes. Ils ont très bien joué. »

Montréal a vaincu les Argonauts de Toronto, champions en titre de la coupe Grey, il y a sept jours.

Ça, Harris l’a rappelé aussi aux journalistes.

« La semaine dernière, l’attaque de Toronto a pu inscrire seulement 15 points contre la défensive des Alouettes. Et on parle d’une attaque qui avait marqué plus de 40 points contre notre bonne défensive quelques matches auparavant », a souligné le quart-arrière en tenant son jeune garçon d’une dizaine de mois dans ses bras.

« La défensive de Montréal est bonne. Elle est physique. Elle est rapide. Nous la respectons. Elle a notre entière attention. Il faudra jouer un gros match pour gagner. »

Le Rouge et Noir obtiendra du renfort en vue de cette partie, sa première depuis le 17 août à Winnipeg. Le vétéran secondeur Kyries Hebert, qui était blessé à une jambe, effectuera un retour au jeu.

L’ancien joueur des Alouettes avait raté les trois dernières parties.

« C’est un joueur très enthousiaste qui montre l’exemple avec sa passion et son effort durant les matches. Ça devient très contagieux ça », a souligné Campbell.

Cette partie aura un cachet particulier.

Les quarts et entraîneurs des deux équipes porteront des microphones du réseau TSN afin de capter en direct leurs échanges sur le terrain.

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CHARLAND ENTAME SON DEUXIÈME SÉJOUR À OTTAWA

Mikael Charland porte maintenant une longue barbe qu’il compte seulement couper si le Rouge et Noir gagne la coupe Grey en novembre prochain.

Le joueur gatinois a aussi troqué de numéro à son deuxième séjour au sein de l’équipe de son patelin. Il endosse maintenant le dossard 37 et non le 36 comme ce fut le cas à sa saison recrue en 2016.

Un clin d’œil à l’homme qui s’est occupé de son entraînement l’hiver dernier. L’ancien joueur de la LCF, Marc Calixte, l’a pris sous son aile à Montréal.

« Il a passé une dizaine d’années chez les Stampeders de Calgary. Il a connu une bonne carrière au sein des unités spéciales. On peut dire que son parcours m’inspire », a raconté Charland, qui disputera un premier match vendredi chez le Rouge et Noir depuis son retour inattendu au sein de l’organisation à la mi-juillet.

L’ancien choix de deuxième ronde remplacera Dan West, dont le nom a été placé sur la liste des blessés pour six parties.

Charland se retrouvera à chasser les Alouettes sur les bottés d’envoi du Rouge et Noir en plus des retours de botté d’envoi des siens. Un rôle qu’il avait occupé, il y a deux ans. Une déchirure à un muscle adducteur l’avait toutefois limité à trois parties lors de son premier passage à Ottawa.

Libéré tôt durant le camp d’entraînement l’an dernier, Charland s’est vite retrouvé chez les... Alouettes, disputant 17 parties en 2017.

Sauf que cette équipe l’a mis à la porte à son tour en avril dernier.

Le sort veut qu’il renoue avec l’action face à ces mêmes Alouettes.

« Que je puisse revenir au jeu à Ottawa contre les Alouettes, c’est une grosse affaire pour moi. C’est une chance de faire mes preuves auprès du Rouge et Noir mais aussi de montrer à Montréal qu’il n’aurait pas dû me couper, que je suis capable de bien faire les choses. J’aimerais faire une différence. »

Charland l’avoue. Son retour à la Place TD s’est fait en douceur. Il a retrouvé plusieurs visages familiers qui étaient membre de l’édition championne de la coupe Grey.

Un de ses voisins dans le vestiaire s’avère justement le capitaine des unités spéciales, Jean-Philippe Bolduc. Et le coordonnateur des unités spéciales demeure le même qu’à l’époque, Bob Dyce.

« Cela a rendu les choses plus faciles pour comprendre les jeux », a avoué Charland.