Dans la défaite du Rouge et Noir, la semaine dernière, A. C. Leonard a complété six plaqués et réussi son premier sac du quart.

Leonard progresse toujours

Le match de la semaine dernière n’a pas donné que du mauvais. Parce que la défensive a passé beaucoup – trop – de temps sur le terrain, A.C. Leonard a pu enfin trouver un bon rythme.

L’ailier défensif embauché à fort prix l’hiver dernier a connu son match le plus productif dans l’uniforme du Rouge et Noir d’Ottawa. Il a complété cinq plaqués en défensive. Il en a réussi un sixième dans les unités spéciales. Il a surtout brisé la glace avec son premier sac du quart.

Le gars ne va pas commencer à se péter les bretelles.

Ce n’était qu’un match.

« Mon début de saison, vous savez... Je me suis blessé dans le deuxième match, à Calgary. J’ai l’impression de tranquillement retrouver mon groove. Lentement, mais sûrement, j’ai l’impression que le vent tourne en ma faveur. »

Et Leonard a souvent démontré, au cours des dernières années, qu’il n’avait pas peur de mettre les efforts nécessaires pour progresser.

On parle quand même d’un homme qui jouait à la position d’ailier rapproché dans les rangs collégiaux américains. Lors de sa première aventure en sol canadien, chez les Lions de la Colombie-Britannique, il était receveur éloigné.

Il a choisi de faire le saut en défensive à la demande d’un entraîneur visionnaire, quand il était joueur autonome, en 2016.

« Chris Jones m’a téléphoné, depuis la Saskatchewan. Il m’a dit qu’il avait regardé des films de match et qu’il trouvait que j’avais toutes les qualités requises pour briller en défensive. Je lui ai répondu que c’était cool. Je me suis converti et je n’ai jamais regretté ma décision », dit-il.

L’ancien de l’Université Tennessee State jure qu’il n’a jamais remis en doute la décision du gourou des Roughriders.

« Cette idée ne sortait pas de nulle part ! À l’école secondaire, je jouais des deux côtés du ballon. J’avais disputé des matches en tant que maraudeur. J’avais joué des matches comme secondeur. Je suis un athlète. Je peux jouer n’importe où, faire n’importe quoi pour aider mon équipe. »

La conversion vers la défensive s’est avérée payante pour Leonard. Quand il a retrouvé l’autonomie, l’hiver dernier, le Rouge et Noir lui a consenti un contrat d’un an évalué à 145 000 $.

« Les joueurs qui sont capables de mettre continuellement de la pression sur les quarts adverses sont durs à trouver », note le principal intéressé.

Johnson remercié
Un autre point positif : le Rouge et Noir a pu éviter les blessures, lors du match de la semaine dernière.

Il y aura quand même un changement à prévoir en défensive, cette semaine.

De manière étonnante, la direction a choisi de retrancher le secondeur américain Josh Johnson.

L’ancien de la NFL, qui a joué huit parties dans l’uniforme des Jaguars de Jacksonville en 2016, connaissait pourtant un début de saison correct.

« Il n’était simplement pas à sa place, ici. Des fois, nous sommes obligés de prendre des décisions difficiles pour le meilleur intérêt du Rouge et Noir. Josh est un bon joueur de football, mais il n’a pas été capable de trouver sa place chez nous », a indiqué l’entraîneur-chef Rick Campbell.

Impossible d’en savoir plus long. Campbell a offert la même réponse floue quand on lui a demandé si le comportement du joueur à l’extérieur du terrain pouvait être en cause.

« Tout ce que je dirai, c’est qu’il n’était pas à sa place, ici. »

Il ne sera pas simple de remplacer un joueur aussi expérimenté.

Mardi, une recrue américaine, Anthony Cioffi, jouait à sa position. « Antoine Pruneau peut aussi prendre la relève, au besoin », note Campbell.

« Nous pensons détenir les atouts nécessaires pour nous tirer de cette situation. Nous n’aurions pas pris cette décision à l’aveuglette ! »

Terrell Owens réussira son retour au jeu, selon Kyries Hebert

Il paraît que Terrell Owens veut effectuer un retour au jeu. L’ancien receveur étoile de la NFL est prêt à tenter sa chance au Canada. Il serait prêt à négocier avec l’équipe qui détient ses droits, les Eskimos d’Edmonton. S’il ne parvient pas à s’entendre avec eux, il pourrait se joindre à une formation de la division Est. Selon la rumeur.

Reste maintenant à découvrir si Owens serait capable de connaître du succès. Il est âgé de 44 ans. Il a joué son dernier match durant la saison 2010.

Dans le vestiaire du Rouge et Noir, un connaisseur est prêt à parier sa chemise qu’Owens peut encore connaître du succès.

« Vous pouvez l’écrire ! Je ne connais pas un seul joueur, dans tout le football professionnel, qui travaille aussi fort que Terrell Owens », s’exclame Kyries Hebert.

Le vétéran secondeur connaît fort bien Owens. Les deux sont amis depuis plusieurs années. « Il y a trois semaines, il a complété un sprint de 40 verges en 4,3 secondes ! Il n’a jamais perdu sa vitesse. Comment y parvient-il ? Ça, je l’ignore », a-t-il dit, avant de parler du dernier repas qu’il a partagé avec celui qu’on surnomme T.O.

« Nous sommes allés dans un restaurant Waffle House, dans le Tennessee. Il a commandé une douzaine de blancs d’œufs. C’est tout ce qu’il a mangé. Il est comme ça, Terrell. Même s’il a pris sa retraite, il n’a jamais arrêté de se comporter comme un athlète. »

Même s’il ne réussit pas son retour au jeu, Owens pourrait visiter Ottawa en 2018. Il doit prendre part à une activité caritative organisée par Hebert et sa conjointe, à la fin du mois de septembre.