À défaut de jouer au football en ce moment à Ottawa, Marco Dubois (89) a pu se dénicher un emploi au sein d’une compagnie d’élevage porcin en Beauce.
À défaut de jouer au football en ce moment à Ottawa, Marco Dubois (89) a pu se dénicher un emploi au sein d’une compagnie d’élevage porcin en Beauce.

L’élevage porcin en attendant le retour sur le terrain

Marco Dubois s’estime chanceux. À défaut de jouer au football en ce moment à Ottawa, le receveur du Rouge et Noir a pu se dénicher un emploi au sein d’une compagnie d’élevage porcin en Beauce.

«C’est une entreprise familiale qui a le sport à coeur. C’est la compagnie de la mère d’un de mes anciens coéquipiers à l’université Laval. Je suis conseiller en ressources humaines depuis le 20 mars», explique ce diplômé en relations industrielles au bout du fil.

Il était passé 20h, lundi soir, quand Dubois a appelé le journaliste du Droit. Il avait terminé son quart de travail.

Une autre journée au bureau tout en espérant obtenir des nouvelles de son autre employeur.

L’année 2020 devait marquer sa troisième saison dans la Ligue canadienne de football. Une troisième saison chez le Rouge et Noir, l’équipe qui l’a repêché jadis au second tour.

Mais encore une fois, Dubois se retrouve en ce 27 juillet avec plusieurs questions, mais aucune réponse.

Est-ce qu’il aura la chance d’enfiler son numéro 89? Est-ce qu’il y aura une saison écourtée ou non cet automne?


« Je commence à être tanné. Je comprends qu’il y a de l’incertitude pour tout le monde. Mais au point où nous sommes rendus, je veux juste des réponses. »
Marco Dubois

La LCF s’était donné une date butoir la semaine dernière pour conclure une entente avec ses joueurs. Elle a repoussé cette date limite, sans en dire plus.

«Honnêtement, je ne sais plus quand nous aurons une réponse. Est-ce que ce sera la fin de la semaine ou dans 10 jours?, lance Dubois au bout du fil.

«Je commence à être tanné. Je comprends qu’il y a de l’incertitude pour tout le monde. Mais au point où nous sommes rendus, je veux juste des réponses. Des réponses que je peux donner aussi à mon employeur. C’est la même chose pour les autres gars qui ont réussi à obtenir un emploi en attendant. Là en ce moment, c’est moi qui n’ai pas de l’air crédible. C’est mon premier travail de bureau. Je ne veux pas commencer du mauvais pied. Mon employeur a besoin de se préparer si je dois quitter pour jouer.»

Marco Dubois a pu s’entendre sur un horaire de quatre jours. «Pour que je puisse m’entraîner deux fois le vendredi, pour me garder prêt en vue d’une saison, souligne l’athlète âgé de 25 ans.

«Mais cette journée-là, elle est à mes frais. S’il n’y a pas de saison, je vais travailler cinq jours par semaine. Comme je dis, je veux juste des réponses.»

Le produit québécois était appelé à jouer plus souvent en 2020 à la Place TD.

Le Rouge et Noir a libéré le vétéran centre-arrière Jean-Christophe Beaulieu en mars. On disait que Dubois, qui a aussi été utilisé à cette position l’an dernier, allait prendre sa place sous les ordres du nouvel entraîneur-chef Paul LaPolice, reconnu pour sa créativité à l’attaque.

«Ça aurait pu être une belle année pour m’établir comme partant. Mais j’essaie de ne pas penser comme ça», dit-il.

En attendant, Dubois va se concentrer sur les défis quotidiens dans son emploi en ressources humaines dans le domaine de l’élevage porcin.

«J’en ai déjà appris beaucoup avec la pandémie. Par exemple, je ne connaissais pas le concept de primes à l’exposition au travail en sortant de l’université.»