Le maraudeur québécois Antoine Pruneau

Le Rouge et Noir, une équipe bien soudée

EDMONTON — Antoine Pruneau a lancé un message à ses jeunes coéquipiers en arrivant à Edmonton, site de la 106e édition du match de la coupe Grey.

« La chose la plus importante dans les prochains jours, c’est de s’amuser et éviter de se mettre de la pression », a soutenu le maraudeur québécois, qui a vécu les finales de 2015 et 2016. Il sait de quoi il parle.

Il y a trois ans quand il a perdu à Winnipeg, le Rouge et Noir était un brin sérieux dans la semaine qui a précédé sa partie contre les Eskimos. L’année suivante à Toronto, ses joueurs étaient décontractés.

Ça souriait. Ça blaguait. Ça faisait des culbutes même à l’entraînement.

Deux joueurs, Brad Sinopoli et Greg Ellingson, s’étaient même permis de se pointer en uniforme à un camion de patates frites stationné devant le complexe d’entraînement.

La formule a porté ses fruits. Ottawa avait gagné la coupe Grey.

« Il faut savourer chaque moment. On te fait sentir comme une star pendant une semaine avec toutes sortes d’événements durant la semaine de la Coupe Grey. Si tu gardes la tête plongée juste dans le football, ça devient long et pesant. »

Pruneau fait partie des cinq membres de l’édition inaugurale du Rouge et Noir qui évoluent toujours pour la franchise. Avant le début de la saison, il a été nommé un des capitaines. Un titre qu’il a vite adopté.

« Ce que je retiens de cette édition-ci ? C’est probablement l’équipe la plus soudée que nous avons eue », a affirmé Pruneau, qui a été un des joueurs les plus occupés des siens lors de la victoire de 46-27 en finale de l’Est contre les Tiger-Cats de Hamilton.

Ce dernier a réussi sept plaqués, un sommet dans ce match qui marquait son retour dans l’alignement après une absence de six semaines. Il porte encore un plâtre pour protéger sa main droite qui avait été fracturée.

« Est-ce que ça m’a manqué ? Mets-en. Je savais que je m’étais ennuyé de jouer, mais pas autant que ça. J’en parlais à JP Bolduc. Je me sens privilégié de jouer dans cette ligue, encore plus dans des moments comme ça. »

Reste que le retour au travail n’a pas été facile dans les premières minutes de jeu.

« Le premier coup ou deux que j’ai donné, ce n’était pas facile. En fait, j’étais un peu trop agressif. J’étais tellement excité de jouer enfin. »

Pruneau a notamment remercié son coéquipier Rico Murray qui l’a dépanné sur la première séquence défensive. Le demi défensif a rabattu une passe destinée à Bralon Addison, le joueur qui avait battu de vitesse le numéro 6.

« C’est ce que j’aime avec cette équipe-ci. Si tu fais une erreur, il y a toujours quelqu’un pour t’aider. »