Le Rouge et Noir regardera le match entre les Lions et les Tiger-Cats d’un œil attentif.

Le Rouge et Noir suivra de près la demi-finale de l'Est

Certains joueurs du Rouge et Noir auront du maïs soufflé dans les mains. D’autres dégusteront des ailes de poulet.

Tout ça en étant rivé devant un écran, dimanche après-midi. Les champions de la division Est regarderont le match opposant les Lions de la Colombie-Britannique aux Tiger-Cats de Hamilton.

« Pas question de manquer ça », a avoué le vétéran demi défensif étoile Rico Murray.

Le gagnant de cet affrontement débarquera ensuite à Ottawa en vue de la finale de l’Est, le 18 novembre, à la Place TD.

« Nous avons hâte de savoir qui sera notre prochain adversaire », a ajouté Murray, le co-meneur de la LCF avec cinq interceptions en saison régulière.

On le devine. Ni lui ni ses coéquipiers ont voulu dire s’ils avaient une préférence.

Lions ou Tiger-Cats ?

« Ça ne change rien pour nous », a soutenu le receveur Greg Ellingson. Il a rappelé que ce n’est rien de nouveau pour le Rouge et Noir.

« C’est la troisième fois en quatre ans que nous nous retrouvons dans cette situation », a-t-il noté.

Ottawa avait dû patienter en 2015 puis en 2016 pour connaître l’identité de son adversaire en finale de l’Est.

« Est-ce que je peux blaguer et dire que je veux affronter l’équipe qui perd », a lancé en riant l’entraîneur-chef Rick Campbell.

Sur un ton plus sérieux, il a indiqué que ses adjoints et lui ont déjà commencé à plancher sur deux scénarios. Ils ont décortiqué les bandes vidéo des Ti-Cats puis des Lions.

Le Rouge et Noir a vaincu Hamilton à trois reprises cette saison tandis qu’il a partagé les honneurs de la série de deux parties qui l’a opposé à la Colombie-Britannique. Deux formations qui ont toutefois mal conclu le calendrier régulier.

Les Ti-Cats ont perdu leurs trois dernières parties tandis que les Lions ont encaissé deux revers de suite.

Quant à Ottawa, il a gagné à ses trois dernières sorties.

« Nous serons prêts, peu importe qui sera notre adversaire. Puis j’aime affronter toutes les équipes dans cette ligue », a lancé le quart-arrière Trevor Harris, vendredi, après la séance d’entraînement des siens.

« Moi, j’ai déjà hâte à la finale de l’Est. Dès que ce match de dimanche sera terminé, je vais regarder à nouveau les bandes vidéo de l’équipe que nous allons affronter. »

Harris en sera à une première partie éliminatoire en carrière.

« Tout le monde ici sait que le plus difficile reste à venir pour nous », a-t-il ajouté.

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NOEL THORPE CHEZ LES ARGOS?

Est-ce que le Rouge et Noir pourrait perdre un de ses coordonnateurs à nouveau durant la prochaine saison morte ?

La question se pose puisque les Argonauts de Toronto se cherchent un entraîneur-chef. Quant aux Lions de la Colombie-Britannique, ils auront à remplacer le vénérable Wally Buono, qui prendra sa retraite une fois le parcours de son équipe terminée.

Le nom de Noel Thorpe a commencé à être mentionné en coulisses en tant que candidat potentiel pour les deux postes. Il complète sa première saison en tant que coordonnateur défensif du Rouge et Noir.

Le coordonnateur défensif du Rouge et Noir, Noel Thorpe

Un rôle qu’il occupait auparavant chez les Alouettes de Montréal de 2013 à 2017.

Le directeur général des Argos, Jim Popp, le connaît bien. Il a été son patron à deux reprises dans la métropole québécoise.

Le DG des Lions, Ed Hervey, a aussi côtoyé Thorpe. Il était joueur lorsque le père de famille était à l’emploi des Eskimos d’Edmonton de 2008 à 2010 comme coordonnateur des unités spéciales puis adjoint à l’entraîneur-chef.

On dit que le coordonnateur offensif du Rouge et Noir, Jaime Elizondo, aimerait aussi devenir un jour entraîneur-chef.

Ce qu’on sait ? Personne n’a le goût de jaser beaucoup de ce dossier ces jours-ci à la Place TD.

« Il y a plusieurs bonnes personnes qui travaillent ici. Tu ne veux jamais perdre des éléments importants. Mais quand tu connais du succès, les autres clubs vont s’intéresser à toi. Ça veut dire que tu mises sur un bon personnel », a commencé par dire l’entraîneur-chef Rick Campbell, hier, à ce sujet.

« Mais en ce moment, je ne pense pas à ça. On parlera de ça plus tard. »

Le directeur général Marcel Desjardins a tenu un discours similaire. Il a indiqué n’avoir reçu aucune demande de permission de la part d’équipes rivales pour discuter avec ses adjoints ou des entraîneurs.

En 2016, le Rouge et Noir a vu le directeur général adjoint Brock Sunderland se joindre aux Eskimos en tant que DG. L’année précédente, le coordonnateur offensif Jason Maas avait été promu entraîneur-chef chez ces mêmes Eskimos.