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Le directeur général du Rouge et Noir, Marcel Desjardins
Le directeur général du Rouge et Noir, Marcel Desjardins

Le Rouge et Noir se prépare pour deux repêchages

Martin Comtois
Martin Comtois
Le Droit
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Le prochain repêchage de la Ligue canadienne de football s’avérera un exercice plus complexe que jamais pour le Rouge et Noir et ses adversaires.

«Ça va être différent», avoue le dg Marcel Desjardins, dont l’équipe possède une des meilleures feuilles de route au repêchage de la LCF depuis 2013. Il détient le sixième choix au total lors de l’encan prévu le 4 mai.

Une partie des joueurs admissibles n’ont pas foulé le terrain en 2020. Surtout ceux issus des rangs universitaires canadiens. C’est le cas du joueur franco-ontarien de ligne défensive, Alain Cimankinda, des Ravens de Carleton, considéré un espoir en vue du repêchage.

«Il va falloir se fier aux vidéos de 2019 pour les joueurs de ces universités canadiennes», souligne Desjardins.

Puis le camp d’évaluation annuel de la LCF sera présenté en mode virtuel. Il avait été annulé l’an dernier en raison de la pandémie.

Les espoirs ont été invités à acheminer une vidéo sur laquelle ils se tapent les divers tests exigés par les équipes. Ils ont jusqu’au 10 avril pour soumettre le tout, accompagné de leurs renseignements médicaux.

À l’image des huit autres clubs du circuit, le Rouge et Noir se tapera quelques heures à visionner le tout. Il contactera ensuite une cinquantaine de joueurs pour des entrevues virtuelles.

«Ce qui peut-être inquiétant, c’est la qualité de ces bandes vidéos que nous allons recevoir. Puis comment savoir si c’est vraiment un 40 verges que le gars va courir. Je pense qu’il y aura plus d’importance accordée aux matches joués que ces résultats-là», note Desjardins.

Ajoutez au casse-tête des équipes que des joueurs canadiens évoluant dans la NCAA ont décidé de disputer une saison additionnelle, repoussant leur passage chez les pros à 2022.

Dans le lot, on retrouve deux espoirs locaux en Patrice René et Liam Dobson, qui joueront l’automne prochain respectivement à Rutgers et Texas State.

«Ça peut changer la dynamique quand vient le temps de faire notre choix, reconnaît Marcel Desjardins.

«Est-ce que tu es prêt à attendre une autre année pour voir ce joueur? Est-ce tu prends le risque que ce joueur connaisse une saison spectaculaire et se retrouve sur le radar des équipes de la NFL? Et il y a toujours le risque que le joueur se blesse. L’équipe se retrouve alors avec rien entre les mains.»

Ottawa a déjà démontré plus d’une fois dans le passé qu’il n’a pas peur de rouler les dés. Il a opté ces dernières années pour des joueurs dans la mire de la NFL. Il suffit de penser aux Eli Ankou, Mehdi Abdesmad et Michael Hoecht.

Ankou, qui a effectué des séjours chez les Texans, Jaguars, Browns, Colts et Cowboys, s’avère maintenant joueur autonome dans la NFL. Il n’a jamais caché son désir de terminer sa carrière pro dans son patelin.

«Nous allons regarder tous les joueurs sur la liste. Nous allons faire nos devoirs. Tout notre personnel est impliqué. Nous nous divisons le pays pour savoir qui va visionner quels joueurs. Notre entraîneur-chef Paul LaPolice est aussi impliqué», explique Desjardins concernant la préparation du Rouge et Noir en vue du prochain repêchage.

«Nous allons toutefois prendre une pause la semaine prochaine en raison du repêchage des joueurs internationaux», ajoute-t-il.

Ce repêchage spécial constitué de quatre rondes aura lieu le 15 avril. Il permettra à toutes les formations de la LCF de choisir des espoirs de l’Europe, du Mexique, de l’Amérique du Sud et ailleurs dans le monde. Les clubs devront aligner deux joueurs internationaux en vue de la prochaine saison, si elle a lieu.

Ottawa compte déjà deux joueurs internationaux sous contrat. Le botteur Jose Maltos et le receveur Guillermo Villalobos étaient membres du Rouge et Noir en 2019.