Les joueurs du Rouge et Noir entretiennent toujours l’espoir de participer aux séries et continuent d’améliorer leur travail d’équipe.

Le Rouge et Noir reste uni

Ça va bientôt passer ou casser pour le Rouge et Noir d’Ottawa.

Il va arriver à la mi-saison samedi quand les Tiger-Cats de Hamilton vont s’amener à la Place TD pour tenter de dompter leur bête noire, Ottawa ayant gagné leurs quatre derniers duels.

Avec une fiche de trois gains contre cinq revers, la troupe de l’entraîneur-chef Rick Campbell est loin derrière le meilleur club dans l’Est, qui a une fiche de 6-2. 

Mais il peut encore entretenir l’espoir de participer aux séries alors que les Alouettes de Montréal sont tout juste devant eux au classement. 

La troisième place disponible pour l’après-saison risque cependant d’aller à un club de l’Ouest vu que Winnipeg (6-2), Calgary, Edmonton et la Saskatchewan (dossiers identiques de 5-3) se livrent une belle course.

Dans un contexte où son attaque est moribonde parce que dirigée par un quart, Dominique Davis, qui fait ses premiers pas comme partant dans la LCF, la défensive passe beaucoup de temps sur le terrain et elle n’arrive pas à gagner des matches à elle seule. 

Le danger est qu’éventuellement, l’esprit d’équipe va être mis à rude épreuve et qu’une unité va critiquer le travail de l’autre.

L’entraîneur-chef Rick Campbell affirme que jusqu’à maintenant, il n’a pas eu besoin de ramener ses joueurs à l’ordre pour un problème du genre.

«Non, ils ont été pas mal bons. Nous avons un bon groupe de gars qui travaillent fort et qui travaillent ensemble. Nous comprenons que nous avons du travail à faire des trois côtés du ballon (attaque, défensive, unités spéciales). On doit s’améliorer et la meilleure façon de le faire, c’est de s’occuper de soi-même, faire ce qu’il faut faire en tant qu’individu et c’est comme ça que le groupe devient meilleur», a souligné Campbell après l’entraînement des siens mercredi.

Dans le vestiaire qui est ouvert chaque mercredi, une vérification faite auprès du capitaine de la défensive qu’est le demi de sûreté Antoine Pruneau confirme les dires du grand patron.

«Le moral est bon. C’est un peu le slogan de notre équipe, on reste ensemble et on se bât ensemble. On sait que si on commence à se pointer du doigt, c’est là que les équipes s’effondrent et tu ne peux pas bâtir là-dessus. Ce n’est pas dans le caractère des joueurs que l’équipe amène ici de pointer du doigt. L’énergie est bonne et on est pas loin de trouver des solutions. Cette semaine, c’est vraiment le temps que la roue tourne», a lancé Pruneau.

Ce dernier est revenu au jeu vendredi dernier à Edmonton dans le revers de 16-12 après une absence de trois matches en raison d’un pouce fracturé. Il s’est dit satisfait de la façon dont ça s’est passé malgré un peu d’appréhension en début de partie. 

«J’étais un peu timide au début en me demandant comment ma main allait réagir au contact, mais après mon premier plaqué, ça s’est vraiment déclenché pour moi», a-t-il dit.

Dans un autre coin du vestiaire, le centre-arrière Jean-Christophe Beaulieu mentionne que les joueurs de l’unité défensive ne sont effectivement pas du genre à critiquer les erreurs de l’attaque.

«L’équipe reste unie, c’est certain. Parfois, dans le moment, quand on fait un revirement, ça fait mal, on voit des têtes tomber parce que ça fait plusieurs qu’on fait. Mais dans le vestiaire, on est tous proches. Tout le monde sourit, tout le monde est gentil. On ne sent pas encore l’animosité d’une équipe perdante. Mais c’est sur qu’on a un sentiment d’urgence, il faut commencer à ce que chaque joueur fasse son travail et limite ses erreurs pour qu’en unité, on soit “performant”», affirme l’ancien des Alouettes, qui en est à sa deuxième saison dans la capitale après son acquisition en retour de Patrick Lavoie.

Rick Campbell est confiant de pouvoir à nouveau compter sur le receveur de passes R.J. Harris après une absence de trois parties en raison d’une blessure dont la nature n’a pas été dévoilée.

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RETOUR ANTICIPÉ POUR R. J. HARRIS. 

Il y a quelques bonnes nouvelles issues de l’infirmerie du Rouge et Noir cette semaine. 

D’abord et avant tout, Rick Campbell est confiant de pouvoir à nouveau compter sur le receveur de passes R.J. Harris après une absence de trois parties en raison d’une blessure dont la nature n’a pas été dévoilée. 

Le principal intéressé, troisième meilleur receveur du club avec ses 23 attrapés pour 309 verges de gain en seulement quatre parties disputées, a hâte lui aussi de revêtir son uniforme à nouveau. 

« Je suis excité de pouvoir revenir avec les gars, ça a pris quelques semaines, mais tout est beau maintenant. 

Les soigneurs m’avaient donné une bonne idée de la durée de mon absence et c’est pas mal ce qui est arrivé. 

Mais là, je suis prêt », a dit le receveur éloigné de 27 ans, qui avait joué 16 matches (amassant 697 verges de gain par la passe sur 49 attrapés) la saison dernière, sa première dans la LCF.

Harris devrait prendre le poste laissé vacant quand le Québécois Julian Feoli-Gudino a été retranché lundi, alors que le poste de Canadien de celui-ci risque d’être comblé par la recrue Jacob Scarfone, dont le nom a été placé sur l’alignement de match plutôt que celui de pratique. 

« C’est excitant de voir que j’ai une chance d’obtenir du temps de jeu, mais en même temps, je dois continuer à faire ma petite affaire, travailler chaque jour quand je me présente au stade », a dit Scarfone, un ancien choix de Hamilton qui en est à sa deuxième saison à Ottawa (il a participé à cinq matches). 

Campbell a laissé entendre mercredi que le demi partant John Crockett devrait pouvoir jouer, même si son temps de pratique a été limité au cours des derniers jours.