Les joueurs du Rouge et Noir ont entamé avec brio leur premier match dans la LCF, jeudi, contre les Blue Bombers de Winnipeg, avant de laisser filer leur avance puis de s'incliner 36-28.

Le Rouge et Noir promet de rebondir

Le réveil a été brutal pour le Rouge et Noir, vendredi matin, au lendemain d'une défaite crève-coeur à ses débuts dans la LCF.
Joueurs et entraîneurs sont sortis du lit dès 5 h à Winnipeg. Certains même plus tôt. Tout ça afin de prendre la direction de la capitale nationale.
Les écrans de télé ici et là à l'aéroport montraient les faits saillants de leur match inaugural de la veille. Autant les bons que les mauvais coups qui ont marqué ce revers de 36-28 aux mains des Blue Bombers.
Même le préposé dans l'aire d'attente du terminal s'est moqué du club d'expansion.
«Nous avons des passagers spéciaux pour ce vol d'avion. Accueillez des joueurs de la CBL, de la Ligue canadienne de badminton, le Noir et Rouge. Ils ne jouent pas seulement au badminton et également, paraît-il, au football.»
Ça ne riait pas beaucoup autour.
Confiance inébranlable
«Nous allons battre plusieurs équipes cette saison, a assuré le quart-arrière Henry Burris.
«Nous allons batailler chaque semaine. Nous n'abandonnerons jamais afin de remettre Ottawa sur l'avant-scène du football canadien. Ce n'est qu'un début. [...] Nous voulions tellement gagner ce premier match pour les amateurs et l'organisation. Nous avions mis beaucoup d'effort dans notre préparation lors du dernier mois.»
Ses coéquipiers et lui avaient bien entamé le retour d'Ottawa dans la LCF après une absence de huit saisons. C'était 21-7 après 15 minutes de jeu. Une avance qu'ils ont laissé filer.
Le Rouge et Noir a dû se contenter de deux placements et un simple pour le reste de la rencontre, écopant pénalité après pénalité.
«Il ne faut se tirer dans le pied la prochaine fois, a imagé Burris, qui a complété 17 de ses 30 passes, dont deux pour des touchés et des gains de 241 verges.
«Il faut accorder du mérite aux Bombers. Ils ont apporté de bons ajustements durant la partie. De notre côté, nous avons été irréguliers dans tous les aspects du jeu. Nous aurions pu notamment inscrire plus de points à l'attaque.»
Des passes ont été échappées. Et le jeu au sol n'a jamais été efficace.
La plus longue course? Les 17 verges de Burris au premier quart.
Si l'attaque est tombée en panne en seconde demie, la défensive n'a pas été capable de stopper les Bombers lors de moments cruciaux.
«Je déteste perdre, a fait remarquer le maraudeur Eric Fraser. Quand tu as une avance du genre, tu dois trouver une façon de garder l'autre équipe loin de ta zone des buts et les limiter à des placements.»
Un autre des vétérans déçus? Le centre Jon Gott.
«Perdre des parties serrées, c'est toujours plus difficile sur le moral que d'encaisser une dégelée, a avoué le barbu du Rouge et Noir.
«Mais il ne faut pas s'apitoyer sur notre sort. Il faudra retourner dans la salle de vidéos, regarder ce qui n'a pas fonctionné et apporter les correctifs nécessaires.»
Ottawa aura six jours pour se préparer en vue de sa prochaine sortie, prévue vendredi à Edmonton contre les Eskimos.