Le directeur général du Rouge et Noir d'Ottawa, Marcel Desjardins
Le directeur général du Rouge et Noir d'Ottawa, Marcel Desjardins

Le Rouge et Noir négocie avec son DG

Martin Comtois
Martin Comtois
Le Droit
Son contrat viendra à échéance dans quelques semaines. Ça n’inquiète pas Marcel Desjardins qui s’attend à demeurer en poste en 2021.

Des discussions ont eu lieu dans les derniers mois pour une nouvelle entente entre le Rouge et Noir et le seul directeur général de son histoire. «Ça se poursuit. Et je m’attends à ce que ça se règle à un moment donné», a affirmé le Franco-Ontarien de 54 ans, jeudi, au Droit.

«Avec tout ce qui se passe dans le monde, disons que ce n’est pas parmi les priorités, a-t-il ajouté. Puis la personne avec laquelle je communique chez OSEG a les mains pas mal pleines en ce moment.»

Mark Goudie est son patron immédiat chez l’Ottawa Sports and Entertainment Group, détenu par quatre hommes d’affaires de la région. Il tente de convaincre depuis quelques jours la Ville d’Ottawa d’alléger le fardeau fiscal du groupe qui gère la Place TD en plus d’être propriétaire notamment du Rouge et Noir et des 67’s d’Ottawa.

En attendant, Desjardins continue son travail comme s’il sera en poste en 2021. Comme s’il y aura une saison.

Le DG doit attaquer notamment le dossier des contrats des adjoints à l’entraîneur-chef Paul LaPolice. Il s’attend à revoir tout le groupe l’an prochain.

«À moins que quelqu’un se voit offrir une autre opportunité ailleurs dans la ligue ou dans les rangs collégiaux américains», a-t-il précisé.

L'entraîneur-chef du Rouge et Noir d'Ottawa, Paul LaPolice

À l’image de ses collègues, Desjardins attend des nouvelles de la LCF au sujet de la situation contractuelle des joueurs. Ils seront nombreux à devenir joueurs autonomes en février, en principe.

Il y a au moins de la certitude maintenant au sujet format du prochain repêchage.

La ligue a annoncé des changements jeudi. Parmi les plus importants, on retient qu’un tirage au sort déterminera l’ordre de sélection.

Donc Ottawa pourrait obtenir le premier choix à nouveau. Le hic? L’équipe qui sélectionnera au premier rang choisira ensuite dernier lors du deuxième tour.

Le nombre de rondes passera de huit à six. Il n’y aura aucun choix territorial.

Ces modifications plaisent à Marcel Desjardins.

«Ça fait du sens, notamment au point de vue du nombre de rondes. Il faudra inviter ses joueurs au camp d’entraînement de même que ceux que nous avions choisis l’an dernier. Il y a juste un certain nombre de répétitions disponible.»

La LCF offre aussi aux espoirs de repousser leur admissibilité au repêchage à 2022. Plusieurs joueurs originaires d’Ottawa pourraient se prévaloir de cette option, dit-on en coulisses.

«On verra combien de joueurs seront disponibles au repêchage. Je pense surtout que ça va dépendre des études, si le joueur a déjà son diplôme ou non.»

Ce que Desjardins sait? Il va continuer à se lever très tôt le matin, même s’il n’y a pas de football.

Sur le coup de 4h30 jeudi, il se tapait une marche de cinq kilomètres avec son chien. La veille, c’était sept kilomètres.

«Si j’arrête de me réveiller tôt, ce sera difficile par la suite de retrouver cette habitude», a soutenu le directeur général qui était parmi les premières personnes à se pointer à la Place TD avant la pandémie.