«Nous sommes toujours vêtus en noir lors de nos entraînements» raconte Avery Williams.

Le côté obscur de la défensive

La réponse la plus croustillante dans une entrevue avec un athlète survient souvent à la dernière question. Place à l’exemple 42 de l’année 2019.

Avery Williams jase du dernier match du Rouge et Noir. Le secondeur du Maryland a réussi quatre plaqués, un sac en plus d’arracher le ballon des mains d’un adversaire en fin de première demie.

Il préfère surtout parler du brio de l’ensemble de l’unité défensive qui a limité la puissante attaquante des Stampeders à 299 verges. Puis avant de lui serrer la main, on lui demande bêtement si ses coéquipiers et lui ont déniché un nouveau surnom. Lors des premières années de la franchise, la défensive du Rouge et Noir s’était accolé l’étiquette de D-Block.

C’était avant l’arrivée de Williams et ses jeunes amis Kevin Brown, Anthony Cioffi, Randall Evans, De’Andre Montgomery et compagnie.

«Oui, on s’est surnommé le Dark Side», a lancé Williams au journaliste, un brin intrigué.

Comme le côté obscur de la Force dans les trois Star Wars ?

Williams confirme en hochant de la tête.

«Nous sommes toujours vêtus en noir lors de nos entraînements.

— Et qui est Darth Vader dans le lot ?

— Je le suis. Pas le choix. Je suis le leader de la défensive. Tes adversaires doivent à la fois te craindre et te respecter.

— D’accord. Mais Vader était impitoyable, non ?

— Nous sommes impitoyables sur le terrain. Mais une fois le match terminé, je retire mon masque et je deviens un bon gars. Je deviens Anakin Skywalker !»

Un petit deux que le thème de La marche impériale de Star Wars se fera entendre une fois ou deux durant la saison à la Place TD.