«Ce n'est peut-être pas l'image que les gens souhaitent avoir des États-Unis, mais c'est ça qui est ça», a lancé Greg Ellingson.

Le ballon béni, une pièce de collection

Il était encore question du «Catch 2.0». Non seulement à Ottawa, mais ailleurs au pays. Et même aux États-Unis.
«J'ai perdu le compte du nombre de courriels, textos et appels que j'ai reçu depuis notre match, avouait lundi l'auteur du spectaculaire touché victorieux, Greg Ellingson.
Ce dernier a capté une longue passe de Henry Burris avec une minute et 11 secondes à écouler, dimanche, en finale de l'Est. Un jeu de 93 verges qui a été qualifié de «miracle» par certains, «d'intervention divine» par d'autres.
Pour une rare fois, le receveur du Rouge et Noir n'a pas lancé le ballon dans la foule après avoir inscrit un touché. C'était une habitude qu'il avait prise à sa première saison à Ottawa.
«J'y ai pensé... Pendant quelques secondes, notait-il, sourire en coin. Je l'ai conservé. Il est dans ma garde-robe.»
Et pas question de se départir de cette pièce de collection. Son attrapé accote celui de Tony Gabriel, qui avait marqué un touché victorieux sur une passe de Tom Clements en fin de match de la coupe Grey en 1976.
Un jeu qui avait été surnommé «The Catch». Ce fut la dernière conquête des défunts Rough Riders.
Depuis, aucune équipe d'Ottawa n'a gagné les grands honneurs.
Ellingson espère que le Rouge et Noir mettra fin à cette disette. «Ce sera ma troisième participation consécutive au match de la coupe Grey, a-t-il rappelé.
En 2013 et 2014, le Floridien s'est retrouvé dans le camp perdant, chez les Tiger-Cats.
«J'espère bien que la troisième fois sera la bonne», a-t-il lancé pour conclure sa rencontre avec les journalistes.