Jason Lauzon-Séguin est de bonne humeur ces jours-ci car il a reçu le feu vert des médecins.

Lauzon-Séguin guéri et prêt pour la saison

Jason Lauzon-Séguin avait toujours réussi auparavant à éviter le bistouri.

Mais toute bonne chose à une fin dans la vie. Dans le cas du bloqueur franco-ontarien, il a dû être opéré au début de l’hiver.

Plus précisément à l’épaule droite en raison de ligaments déchirés lors de la demi-finale de l’Est contre les Roughriders de la Saskatchewan. Il avait aussi subi une dislocation durant ce match.

« Il y avait pas mal de dommage », lance le géant de 6’4’’ et 300 livres en riant.

Lauzon-Séguin s’avère de bonne humeur ces jours-ci car il a reçu le feu vert des médecins. Il pourra entamer le camp d’entraînement du Rouge et Noir en même temps que les autres vétérans dimanche à la Place TD.

Les recrues, elles, sont déjà à l’action depuis mercredi.

« C’est ma première blessure qui nécessite une chirurgie. On peut dire que ce fut mon baptême », ajoute toujours en riant Lauzon-Séguin.

Ce dernier peut se consoler. Il n’est pas le seul joueur de ligne offensive qui s’est retrouvé au bloc opératoire.

« Ça n’a pas été une saison facile l’an dernier... Jon Gott, Nolan MacMillan et SirV ont tous été opérés aussi. »

Il n’y a que la recrue Evan Johnson et le centre étoile Alex Mateas qui ont tenu le coup.

« Ma saison morte a été tranquille. Il n’y avait pas grand-chose que je pouvais faire en décembre, janvier et février. »

Les plans de Lauzon-Séguin de se dénicher un emploi ont pris le bord en raison de l’opération. En revanche, il s’est tapé un « road trip » la semaine dernière.

C’était le mariage de son ancien coéquipier au sein de la ligne offensive, Jake Silas. La cérémonie se déroulait au Michigan.

« Un petit neuf heures de route », mentionne Lauzon-Séguin en riant toujours.

Ce fut une saison morte marquée justement par l’amour chez le Rouge et Noir. MacMillan s’est marié.

« Brad Sinopoli aussi », ajoute Lauzon-Séguin.

Voilà pour la portion potins.

Et la prochaine saison de football dans tout ça ?

Ce sera la dernière au contrat de trois ans que Lauzon-Séguin a signé en 2016, peu de temps après avoir été choisi en première ronde par le Rouge et Noir. Il se retrouvera avec un nouvel entraîneur au sein de la ligne offensive.

L’ancien joueur étoile devenu coach, Bryan Chiu, a dû céder sa place à John McDonell, un vétéran des rangs collégiaux américains qui effectue ses premiers pas dans la LCF à l’âge de 58 ans.

« Les changements se produisent souvent d’une année à l’autre dans cette ligue. Ce n’est pas quelque chose qui va me déranger. C’est malheureux d’avoir perdu Bryan mais je suis convaincu que John va faire un bon travail. Il a connu une bonne carrière dans la NCAA. Ça va apporter un vent de fraîcheur. »

Reste à voir où le nouveau patron voudra utiliser Lauzon-Séguin, qui s’est surtout aligné en tant que bloqueur à droite depuis son arrivée à Ottawa. « Je pense bien que je vais jouer là, mais tout peut changer rapidement. Je m’attends à ce qu’on m’essaie un peu partout », ajoute le principal intéressé.

RENDRE SA MAMAN FIÈRE

Le soir du repêchage de la Ligue canadienne de football (LCF), la mère de Kene Onyeka n’avait qu’un souhait. « Elle aurait aimé voir ses deux garçons aboutir dans le même club, mais pas moi, s’est rappelé l’ailier défensif avec un sourire en coin, vendredi matin, à la Place TD.

«Tu peux en avoir plein les bras parfois avec mon frère ! Puis c’est bien d’être seul et profiter de son indépendance.»

Finalement, le cadet Kene a été choisi en quatrième ronde par le Rouge et Noir. Son aîné Godfrey, un demi défensif, avait déjà été sélectionné plus tôt en deuxième ronde par les Eskimos d’Edmonton.

«J’espère qu’il va bien faire de son côté au camp d’entraînement là-bas. En fait, espérons que nous faisons tous bien. Ça serait bien de rendre notre mère fière !»

Onyeka a évolué chez les Ravens de Carleton dans les rangs universitaires, son frère chez les Mustangs de Western. Leur cousin Nakas joue déjà dans la LCF à Toronto.

À Ottawa, Onyeka retrouve un de ses coéquipiers chez les Ravens, le demi défensif Justin Howell. Le Rouge et Noir l’a repêché en septième ronde.

«Un rêve qui devenait réalité. Le premier match de la LCF auquel j’ai assisté, c’était ici en 2014. Je me souviens encore de marcher sur la rampe qui donne accès au stade, d’entendre déjà la foule très animée. Je m’étais dit qu’il fallait que je me retrouve un jour ici sur ce terrain», a confié Howell.

Ce dernier a pris le temps de jaser avec un de ses bons amis, Tunde Adeleke, qui évoluait à ses côtés jadis au sein de la tertiaire des Ravens. Il a fait le saut chez les pros l’an dernier, marquant même deux touchés sur des retours de botté dans l’uniforme des Stampeders de Calgary.

«Il (Adeleke) m’a refilé plusieurs conseils en s’entraînant ensemble durant l’hiver. Il m’a dit que je peux jouer à ce niveau-ci. Il suffit de travailler fort, m’assurer que je comprenne bien la philosophie de l’équipe, que j’assimile bien le cahier de jeux et que je me présente chaque jour sur le terrain pour batailler.»

Ils sont trois joueurs des Ravens à avoir été repêchés plus tôt en mai. Ils étaient six en 2017, dont Adeleke.

L’encan 2019 s’annonce prometteur. Le demi défensif Guillaume Caron et l’ailier défensif Frédéric Robitaille ont notamment participé au défi Est-Ouest devant des dépisteurs de la LCF, la semaine dernière, à Québec.

Ces deux athlètes québécois sont admissibles au prochain repêchage.

«J’ai hâte de voir ce qui va se produire l’an prochain. Il y a beaucoup de talent en attente à Carleton», a rappelé Howell.