Le quart Trevor Harris a placé le porteur dans une bonne position, en complétant plusieurs passes.

L’attaque s’anime en fin de match

L’Important, c’est de savoir réussir les gros jeux dans les moments cruciaux.

L’attaque du Rouge et Noir d’Ottawa a réussi à traverser le terrain alors que le quatrième quart tirait à sa fin, vendredi soir. Cette séquence cruciale leur a permis d’inscrire les points qui leur manquaient. Ces points leur ont permis de battre les Lions de la Colombie-Britannique 29-25, à la Place TD.

Le porteur de ballon a marqué le touché victorieux grâce à deux grosses courses dans la zone payante.

Le quart Trevor Harris l’a placé dans une bonne position, en complétant plusieurs passes.

Le receveur étoile Greg Ellingson, qui connaissait une soirée très tranquille, a réussi l’attrapé le plus spectaculaire de la soirée. Avec un seul bras. Son bras gauche !

« Je ne suis pas gaucher ! Je vous dirai que je n’ai pas vraiment pris le temps d’y réfléchir quand je suis allé chercher le ballon dans mon dos. Je pensais simplement à courir vers les lignes de côté pour arrêter l’horloge. Le temps commençait à manquer », a-t-il déclaré, sur le terrain, après la partie.

« Au quatrième quart, il faut trouver des moyens de produire. Nous avons une fiche de 3-2, maintenant. C’est beaucoup mieux qu’une fiche de 2-3. »

Il était soulagé.

Powell était encore plus soulagé. Le Rouge et Noir avait déçu ses partisans, la semaine dernière, dans la défaite contre les Stampeders de Calgary. Cette fois, les 21 000 fans présents sont repartis heureux.

« Nous voulions leur prouver que nous sommes meilleurs que ça. Nous avions surtout des choses à nous prouver, à nous-même », dit-il.

Il n’y a pas vraiment de comparaisons à faire entre la partie de la semaine dernière et celle de cette semaine.

Les joueurs de Rick Campbell se sont fait complètement dominer par Calgary. L’attaque du coordonnateur Jamie Elizondo était incapable de progresser, sur le terrain, contre la défensive des Stamps.

Cette fois, le Rouge et Noir était dans le coup.

En fait, les attaques des deux équipes connaissaient du succès.

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Arceneaux
Une seule petite différence. Les Lions étaient capables de compléter leurs séquences à l’attaque, Dans le doute, le quart-arrière Travis Lulay pouvait toujours lancer le ballon en direction de son receveur étoile Emmanuel Arceneaux. La vétéran de huit saisons était tout simplement trop fort pour certains membres de la tertiaire adverse.

Le demi de coin Jonathan Rose a connu une soirée particulièrement difficile.

« On dirait que le Rouge et Noir n’obtient jamais rien facilement, a-t-il reconnu bien humblement après le match. Mais ça ne me dérange pas d’en arracher un peu. Les équipes championnes sont celles qui subissent des épreuves et qui trouvent des moyens de les surmonter. »

L’attaque du Rouge et Noir, elle, avait du mal à compléter le travail. Le jeune botteur Lewis Ward a souvent été mis à contribution.

L’équipe a fini par trouver la zone des buts au troisième quart.

Brad Sinopoli, encore une fois le meilleur receveur de sa troupe, a marqué le premier touché en plus de 120 minutes de jeu.

«Ne jamais perdre deux matches d'affilée»

«Quand nous allons faire le bilan de notre saison, dans quelques mois, j’ai comme l’impression que nous allons nous souvenir de cette partie. Nous allons être pas mal contents d’avoir réussi à mettre ces points en banque.»

Rick Campbell, l’entraîneur-chef du Rouge et Noir, n’est pas le personnage le plus coloré de la Ligue canadienne de football. Il ne fait pas partie du top-10. Ni même du top-50.

Lors de sa conférence de presse d’après-match, vendredi soir, il en avait long à dire.

«Vous voulez savoir si j’ai été obligé de jouer au psychologue avec mes joueurs, cette semaine? J’ai été mon propre psychologue durant le quatrième quart du match de ce soir! Il fallait que je me parle pour me calmer», a-t-il déclaré.

«Les matches serrés ne devraient jamais surprendre personne, au football. Ça fait partie de notre sport. C’est encore plus courant dans notre ligue. Nous aimons tous la LCF pour son caractère imprévisible. Mais là... Je trouve que cette ligue me donne beaucoup de cheveux gris depuis quelques années.»

Après le match, sur le terrain, le demi de coin Jonathan Rose nous a révélé une partie du plan d’attaque des entraîneurs, en début de saison. Les défaites sont pratiquement inévitables. Une équipe peut cependant éviter les longues glissades. «Nos entraîneurs nous ont donné le défi de ne pas perdre deux matches d’affilée», dit-il.

C’est vrai, commente Campbell.

«Vous voyez tous à quel point le classement sera serré. À travers la ligue, en ce moment, toutes les équipes, sauf Calgary, ont subi au moins deux revers. C’est pourquoi il faut profiter de l’avantage du terrain. Il faut gagner à la maison. Il faut aussi éviter les séquences de défaites.»

Le Rouge et Noir devra maintenant gagner sur la route. Il disputera ses deux prochaines parties dans les stades de ses deux plus sérieux rivaux de la section Est, à Toronto ainsi qu’à Hamilton.

«Vous allez trouver que je suis comme une vieille table tournante brisée. Je m’en fiche. Il faut oublier ce que nous venons de faire et nous tourner vers l’avenir. Les matches seront de plus en plus difficiles. Il faut se préparer à faire face aux équipes de l’est.»