Les joueurs des Stampeders ont célébré la conquête de la coupe Grey dans le vestiaire de l’équipe.

Langlais a savouré sa première coupe Grey

Un petit joint par ici, un autre par là. Signe de la nouvelle réalité canadienne, ça sentait le cannabis dans le vestiaire des nouveaux champions de la coupe Grey, tard dimanche soir, à Edmonton.

William Langlais, lui, avait opté pour une célébration plus traditionnelle. Le centre-arrière gatinois des Stampeders de Calgary a savouré du champagne dans le trophée centenaire en plus de s’offrir un cigare.

« Juste quelques bouffées », a-t-il précisé entre deux gorgées de bière froide.

Langlais pouvait enfin fêter une conquête après avoir vécu la tristesse des deux années précédentes à Toronto et Ottawa. « Nous ne voulions pas devenir les Bills de Buffalo de la Ligue canadienne de football », a-t-il lancé.

Les Bills sont ce club de la NFL qui a perdu quatre années de suite au match du Super Bowl. Les Stamps, eux, en étaient à un troisième match de la Coupe Grey de suite.

Aucune équipe de la LCF ne s’était inclinée trois saisons de suite depuis les Alouettes de Montréal au milieu des années 1950.

« C’est un soulagement. On ne le cachera pas. Nous pensions gagner les deux dernières années », a soutenu Langlais.

La différence ?

« Nous sommes restés concentrés pendant les 60 minutes. Il n’y a eu aucun relâchement. Même pas dans les 30 dernières secondes. Tout le monde a continué à jouer. Il n’y a pas eu de célébration avant la fin. »

Langlais a terminé sa quatrième saison chez les pros. Quatre ans passés chez les Stampeders, qui participaient au match de la Coupe Grey pour une cinquième fois depuis 2012.

Durant cette période, ils ont gagné le titre deux fois, dont en 2014. C’est sans compter leur domination en saison régulière avec une fiche de 96 victoires, 28 défaites et deux verdicts nuls.

« Je pense qu’on peut commencer à parler de dynastie... En plus, le prochain match de la Coupe Grey sera à Calgary. Ça serait bien de gagner ça chez nous. »

À quel point ses coéquipiers étaient-ils heureux à la suite de cette conquête ?

On a vu le secondeur canadien Alex Singleton sauter sur le cheval « Quick Six », mascotte des Stampeders, et effectuer une petite et lente balade sur le terrain.

Place à la parade

William Langlais, qui a joué durant son adolescence pour les Panthères de l’école secondaire Mont-Bleu, se sent justement à la maison à Calgary. Sa copine est originaire de la ville albertaine.

Le joueur de l’Outaouais y passera un premier hiver dans les prochains mois au lieu de revenir au Québec. Il s’est notamment déniché un emploi dans le domaine de la construction.

« Je suis un gars très manuel », a-t-il souligné.

Mais un truc ou deux l’attend avant d’aller cogner des clous ou peinturer des murs.

« J’ai hâte à la parade », a avoué William Langlais, qui pourrait faire un détour par un commerce à son arrivée à Calgary. Il songe à s’acheter un chapeau de cowboy pour cette célébration prévue dans les rues de sa ville adoptive.

« Je n’en ai pas. Je ne suis pas trop country. Mais je vais peut-être faire une exception pour la parade ! »