Le demi défensif du Rouge et Noir d’Ottawa, Sherrod Baltimore, a grandi dans un quartier défavorisé de Washington. À 27 ans, il en est maintenant à sa troisième saison à Ottawa.

La vie de Baltimore au petit écran

Les partisans du Rouge et Noir d’Ottawa auront deux raisons de se rassembler devant leurs écrans, durant le long week-end de l’Action de grâce.

Il y aura bien entendu le match présenté vendredi soir, à Toronto. Il s’agira d’un affrontement pas trop sexy entre deux équipes qui ne remporteront pas de championnats en 2019.

Ça reste un match de football quand même. Avec des joueurs qui essaient de laisser de bons souvenirs à leurs patrons, dans le but d’obtenir de nouveaux contrats pour l’an prochain.

Les fans du Rouge et Noir voudront aussi jeter un coup d’œil au documentaire que TSN rendra disponible, à compter de vendredi.

On a choisi de raconter l’histoire du demi défensif américain Sherrod Baltimore.

L’histoire de Baltimore ressemble, en surface, à celles de plusieurs autres footballeurs américains. Il a grandi dans un quartier défavorisé de Washington, avec tous les défis que ça comporte.

Le sport permet parfois aux athlètes les plus doués d’échapper à un destin pas trop reluisant.

Baltimore se distingue par son attitude. Il est en train de compléter sa troisième saison à la Place TD. On ne l’a encore jamais vu de mauvaise humeur.

« Je suis content de savoir que les gens vont pouvoir connaître son histoire. Sherrod, c’est un cool dude », commente l’entraîneur-chef du Rouge et Noir, Rick Campbell.

« Ce que je veux dire, par là, c’est que certaines personnes sont programmées d’une certaine façon. Ces gens-là trouvent toujours une façon d’être heureux. Ce sont des gens positifs qui trouvent le moyen d’apprécier chaque moment. Les gens comme Sherrod ont beaucoup de choses à nous enseigner. Il faut savoir apprécier toutes les opportunités qui nous sont offertes. »

Baltimore a découvert sa passion pour le football à l’école secondaire. Il a continué de connaître du succès dans les rangs universitaires, avec les Black Bears du Maine.

Sa carrière d’athlète aurait bien pu prendre fin là-bas. Ses performances ayant échappé aux dépisteurs de la Ligue canadienne de football, il a été obligé de se rendre à un camp d’essai du Rouge et Noir pour qu’on le remarque.

À 27 ans, il continue de faire ses preuves. Cette année, encore, il a été rayé de la formation à quelques reprises, même s’il était apte à jouer.

Ça n’a jamais miné son moral.

« Il est comme ça sur le terrain. Il est comme ça quand on le croise à l’extérieur du terrain. Il se présente au boulot chaque jour et il travaille fort. Il ne laisse pas les petits détails miner son moral. Il fait ce qu’il doit faire », dit Campbell.

Heureux

Baltimore n’a pas eu la chance de voir le documentaire, encore. « On m’a juste montré une bande-annonce. J’en ai eu des frissons », confie-t-il.

À sa place, d’autres seraient un peu anxieux. Après tout, les sujets qui sont abordés dans ce documentaire sont parfois délicats.

« Non, pas moi. J’ai juste hâte que les gens aient la chance de le voir. C’est mon histoire qui sera racontée. »

Baltimore sera dans la formation débutante, vendredi soir, à Toronto.

« Quand je saute sur le terrain, je pense à ma famille, dans mon coin. Je pense à mes petits frères et à mes petites sœurs qui travaillent très fort pour réussir. Je leur souhaite d’aller à l’université, des choses comme ça. Je sens le soutiens des gens de mon coin. Beaucoup n’ont pas eu autant de chance que moi. Je veux faire honneur aux gens qui croient en moi. »